Pourquoi le MAL
existe t-il ?

CETTE REFLEXION FAIT SUITE A UNE DEMANDE

Saint Marc

Communément accepté par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome.

Saint Matthieu

Ce collecteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël.  

Saint Luc

Sous la plume de ce médecin lettré, compagnon de ST Paul, la Bonne Nouvelle annoncée chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus.

Saint Jean

Intime du Christ, ses écrits sont un éblouissant témoignage de la vie du Messie, de sa transfiguration, des miracles accomplis, de l’agonie, de la mort de Jésus en croix, de sa mise au tombeau et de sa résurrection au matin de Pâques.

L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ?
Comment se manifeste t-il ?
Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Jésus

Spontanément, lorsque vous pensez à Jésus ou quand vous parlez de Lui, comment l’appelez-vous ?
Jésus, Christ, Seigneur, Dieu, …ou autrement !

Pourquoi LE MAL existe-t-il ?

Prologue
Mon cher Théophile..

Rassure toi, mon cher Théophile, je n'ai nullement la prétention, avec mon humble savoir et mes modestes connaissances, bien que tu connaisses le cheminement temporel et spirituel de mon parcours tout au long de mes études depuis de longues années et qui continue dans le souci d'acquérir toujours de plus amples connaissances, (car l'on n'arrive jamais durant notre vie, au terme du savoir), de vouloir me mesurer à toutes ces grandes sommités qui ont fait, malgré tout, un don merveilleux à l'humanité, dans la recherche complexe de ce problème, car leurs travaux, de l'Antiquité à ceux d'aujourd'hui, font encore autorité en la matière. 

bad angel

De Socrate, Aristote et Platon à Teilhard de Chardin, en passant par Plotin, St Augustin, St Thomas d'Aquin, les pères de l'Église, Bonino, Voltaire, Bossué et et bien d'autres encore, et pour les autres civilisations, qu'elles soient de Mésopotamie au Moyen-Orient jusqu'au croissant fertile, de l'Égypte et la Nubie, ou de l'Europe centrale et septentrionale, pour finir par l'Asie toutes peuplades confondues, tous ce sont exercer dans la rhétorique, (parfois même en certaines époques et divers lieux, transformés en joute verbale), de ce dilemme insoluble en soi, mais du fait même de son insolubilité, en a fait un idéal à controverser entre ces différents protagonistes qui s'employèrent et s'évertuèrent par des explications des plus hardies aux plus élaborées, parfois même sous forme de thèse, qui finalement aboutissent toutes au même résultat, laisser librement à tout un chacun le soin de sa propre intuition

Alors, me diras-tu à juste titre, pourquoi, moi, vouloir me soumettre aussi à un tel exercice, aussi complexe que laborieux ? Bonne question, qui de fait manque de réponse ! Tout au long de ma vie, et encore de nos jours, ce sont les différentes demandes des uns et des autres, autour de cette question, lorsque dans l'intimité, ils confessent leur perplexité devant leur égarement parfois même in intentionnel, mais conditionnés comme par une contrainte inexplicable, de faire exactement le contraire de ce que leur subconscient leur suggère.

Commettre ce que vulgairement l'on appelle un péché, qui de véniel à mortel selon les cas et les individus, et qui parasite leur conscience, et se sentir ainsi pratiquement manipulé, voire, être dans l'impossibilité de résister.

D'où leur juste questionnement. Le mal existe-t-il ? Si oui, pourquoi ? Peut-on le combattre ? Pourquoi, (pour les croyants), Dieu permet-il cela ? A-t-IL volontairement laissé libre cours à Satan (Lucifer) pour tester nos capacités à dominer notre orgueil et notre vanité au profit de notre foi ? Quel en est le but ?
Comme tu peux le constater, mon cher Théophile, toutes ces nombreuses interrogations m'ont amenée, bien malgré moi, car je ne me sentais absolument pas de taille à disserter sur ce sujet, qui, tu le penses bien, m'a souvent aussi interpellée. Tout comme auparavant, je me suis penché sur la réflexion du pardon, ce qui m'avait souvent été demandé à diverses occasions par grand nombre de nos contemporains, que j'ai traité en deux temps, l'un pour le commun des mortels sans aucune distinction de race, de peuple, de religion ou d'état, l'autre sous la doctrine propre à notre foi, ce qui rendit plus ardu et complexe d'apporter une réponse théorique à ce sujet.

Pourquoi alors, me diras-tu, mon cher Théophile, se donner tant de mal dans la réflexion de sujets aussi complexes que hasardeux dans une rhétorique possédante ? Arrivés souvent à leurs termes, les conclusions se terminent souvent en points d'exclamation, voire le plus souvent en points d'interrogation ! J'oserais alors te répondre que si l'Éternel m'a appelé à le servir, après m'avoir au préalable fait faire une préparation approfondie, aussi diverse que complexe, ce n'est pas pour que je me dérobe devant les problèmes auxquels Il me demande de faire face.

Ma responsabilité en la matière est tout entière, consciente du devoir qui m'incombe et vouloir m'y soustraire (comme le font certains, pour lesquels je ne porte d'ailleurs aucun jugement), par des excuses sans fondement, ferait de moi un bien mauvais serviteur.
Si n'ayant pas voulu prendre de risque, même minime, pour me soustraire à mes responsabilités et autres implications pour lesquelles un jour, je devrai, devant LUI, rendre compte. (Lc 19,20 à 23)

Réflexion sur l'existance du mal

Selon une définition philosophique, une enquête sur le mal ne peut pas se contenter d'énumérer la liste des maux physiques et moraux. Elle ne peut pas non plus compiler l'histoire des diverses conceptions du mal et des diagnostics posés par les sciences médicales et les sciences humaines, voire les religions. Mais, l'enquête ne peut pas non plus préjuger de l'homogénéité de la notion. On n'exclura donc pas que le terme de mal abrite plusieurs concepts. D'où la nécessité d'interroger une multitude de distinctions qui partagent la notion : mal intrinsèque et mal relatif, mal commis et mal subi, mal physique et mal moral, le mal naturel et le mal radical, le mal descriptif et le mal normatif, le mal intime et le mal universel.

Afin de poser le problème de savoir si le mal est une notion descriptive ou normative. Une fois proposés ces réglages conceptuels, on peut s'intéresser aux conceptions du mal historiquement attestées : les conceptions négatives qui refusent au mal toute réalité, les conceptions dualistes qui font du mal une réalité indépendante du bien, les conceptions privatives qui définissent le mal relativement au bien, les conceptions positives qui lui accordent une consistance autonome, avant de réfléchir sur la banalité ou la radicalité du mal.

Je donne ici une brève explication des différenciations qu'il y a entre les différentes notions du mal :

Le mal intrinsèque : un exemple parlant : "le mal est dans le fruit". (no comment !) Autre exemple différent : "L'horloge ne donne pas la bonne heure ou sonne faussement." La faute ne lui incombe pas, mais elle est celle de son concepteur. (id : no comment !)

Le mal relatif : est un concept philosophique qui suggère que le mal n'est pas une notion absolue, mais dépend plutôt d'un contexte culturel, social, individuel et/ou religieux.

Le mal commis : par un tiers sur une autre personne, qu'il soit moral ou physique, à tous les niveaux et quelle que soit la sensibilité de chacun.

Le mal subi : douleur et souffrance sont ce que l'on appelle le mal subi dans sa réalité effective.

Le mal physique : la douleur est notamment une souffrance physique.

Le mal moral : la souffrance est une douleur morale. Relatif à la douleur, qui fait souffrir d'une façon malveillante, désobligeante, défavorable, de mauvaise exécution, d'une manière défectueuse ou éloignée de la normale.

Le mal naturel : il comprend tous les états qui ne résultent pas de l'intention ou de la négligence d'agents moraux.

Le mal radical : désigne le principe selon lequel les désirs égoïstes remplacent la loi morale, privilégiant ainsi ce que demande la sensibilité plutôt que ce qu'exige la raison.

Le mal physique : désigne la douleur ou la souffrance corporelle souvent perçue comme une expérience désagréable liée à des blessures, des maladies, ou à des évènements naturels.

Le mal descriptif : relatif à la douleur, qui fait souffrir d'une façon malveillante, désobligeante, défavorable, de mauvaise exécution, d'une manière défectueuse ou éloignée de la normale.

Le mal normatif : dégradation de la qualité de la loi, des normes causant un désordre et un déséquilibre en fonction des causes communes bien recensées.

Le mal intime : peut se manifester par divers symptômes, démangeaisons, pertes vaginales anormales, ou pelviennes, rapports sexuels ou de miction, pertes menstruelles.

Le mal universel : perçu au niveau de la société et qui est injuste, immoral, à l'opposé du bien qui consisterait à respecter la loi et la morale.  

délivre nous du mal

Abordons maintenant le sujet qui nous intéresse et qui demeure pertinent de nos jours : le mal !

La question du mal parmi les différentes peuplades, religions et cultures anciennes comme modernes Je commencerai donc à expliciter les différents critères qui font référence à ce propos sur les différentes personnes qui si prêtèrent. La question du mal est centrale dans la philosophie et les religions, ce qui à conduit à de nombreuses interprétations. La première question est de savoir d'où vient le mal. Si le mal existe, il peut avoir différentes origines. Une autre question est de connaître la nature du mal. Il semble en effet y a Un mal intime, c'est-à-dire ressenti au niveau individuel. Il est indissociable du jugement porté sur les autres et sur soi-même. Le mal est alors perçu comme ce qui nuit, ce qui est inapproprié ou ce qui fait souffrir.

Un mal universel : perçu au niveau de la société, le mal est ce qui est injuste ou immoral, à l'opposé du bien qui consisterait à respecter les lois et la morale par exemple. (Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse). On peut aussi distinguer le " mal naturel " (maladie, catastrophes naturelles…) et le " mal radical " causé par l'homme contre l'homme (guerre, torture, barbarie, domination…). Le second pose un véritable problème dans la morale du monde dit civilisé.

Au sujet du mal dit naturel, j'aimerais ici dissocier cette conjoncture, pour ma part inappropriée dans cette réflexion, car dans ce cas, je ne saurais interpréter les différents accidents du commun des mortels dans la structure de la terre que nous habitons, comme un mal intentionnel voulu par le Créateur de l'univers cosmique, ce qui en soi et de prime abord, semble être une aberration.

Je reviendrai plus longuement sur ce point. Ainsi la question serait : le mal existe-t-il ? Aussi bien pour les idéologies philosophiques, agnostiques que monothéistes ?

La question qui se pose alors consiste précisément à vouloir distinguer le bien du mal. Parce que le bien et le mal ne sont finalement que des concepts. L'erreur est de penser que le bien et le mal existent en eux-mêmes, de façon séparée et irréconciliable, et donc qu'il faudrait pouvoir les distinguer. Voyons donc ce que pensent les éminents penseurs d'hier et d'aujourd'hui.

Voici dans une énumération logistique les différents courants religieux :
Abrahamiques ; Asiatiques ; et autres ainsi que l'Animisme ; le Paganisme ; le Chamanisme ; le Gnosticisme.
Les Nouveaux mouvements et Sectes.
De la même sorte que les Contestations religieuses, les Fictions et Parodies.

Nous nous retrouverons au terme de l'énumération citée ici, pour développer le point central qui nous préoccupe, dans la mesure où cette extension n'alourdit pas trop la concentration nécessaire pour comprendre le sujet qui requiert notre attention première et ne nous écarte pas trop du point final, ce qui fausserait notre réflexion. 

le mal

L'hindouisme : Avatars, Bhagavad-Gita, Bhagavata Purana, Brahmā, Brahmanisme, Sadhou, Shiva, Vishnouisme, Védanta, Véda, Vishnou, Yoga, Yuga

Le bouddhisme : Bouddha, Dharma, Sangha et les Traditions :Theravâda, Mahāyāna, Vajrayāna

Les religions chinoises : Religion populaire, Taosme Confucianisme, Divinités chinoises, Yin-Yang Courant syncrétiste

Et les Mouvements d'origine chinoise : Falun gong. Ikuan tao

Le jaïnisme : Branche digambara, Branche Shvetambara, Tîrthankaras, Trois Joyaux, Mahavratas Ashtamangalas

Le sikhisme : Guru Nanak, Guru Tegh Bahadur, Gurus du sikhisme, Guru Granth Sahib, Harmandir Sahib,, Gurdwārā

Religions japonaises : Bouddhisme Nichiren, Bouddhisme Shingon, Bouddhisme Tendai, Bouddhisme de la Terre Pure, Bouddhisme Zen, Shintoïsme, Shugendō

Et les Mouvements d'origine japonaise : Aum Shinrikyō. Mukyōkai.Ōmoto.Reiyukai.Sōka gakkai.Tenrikyō

Autres religions asiatiques : Bon, Caodaïsme, Hòa Hảo, Javanisme, Zoroastrisme

Les religions traditionnelles africaines et afro-américaines ; Bwiti, Candomblé, Macumba, Mwari, Quimbanda, Quimbois soit Kenbwa soit Tjenbwa, Rastafarisme, Santeria, Sérère, Umbanda, Vaudou

Les religions amérindiennes : Religions amérindiennes du Québec, Religions du Pérou précolombien, Religions mésoaméricaines, Religion aztèque, Religion maya

Mouvements d'origine indienne : Brahma Kumaris, Hare Krishna, Shri Ram Chandra Mission

Les religions européennes : Mythologie celtique, Mythologie nordique, Religion nordique ancienne soit Forn Siðr, Religion samie

Les religions de l'Antiquité : Religion de l'Égypte antique,Religion en Mésopotamie, Religion grecque antique, Religion de la Rome antique, Religion des Celtes, Manichéisme, Cultes à mystères, Mithraïsme, Mazdéisme, Mythologie, Paganisme, Polythéisme, Zurvanisme soit Zervanisme

Le gnosticisme : Basilidiens, Caïnites, Docétisme, Mandéisme, Ophites, Gnosticisme séthien, Manichéisme

Le chamanisme : Préhistoire, Grèce antique, Mazzérisme, Scandinavie

Le néopaganisme et le reconstructionnisme : Ásatrú, Cananéisme, Église du Peuple Guanche, Ellinaïs, Hellénisme, Kémitisme, Néo druidisme, Nova Roma, Wicca

Mouvements d'inspiration judaïque. Centre de la Kabbale. Hébreux noirs. African Hebrew Israelites of Jerusalem

Ésotérisme : Franc-maçonnerie. Églises gnostiques. Kabbalisme chrétien. AMORC. Ordre Martiniste Traditionnel. Ordre du Temple Solaire.Société théosophique. Anthroposophie. Association rosicrucienne Rose-croix d'or. Fraternité blanche universelle. Energo Chromo Kinèse. Nouvelle Acropole

New Age : Kryeon - Enfants indigo. Horus. Urantia. Alice Bailey. Jane Roberts. Lobsang Rampa. Neale Donald Walsch

Le judaïsme : Torah. Talmud.Rabbi Akiva. Judaïsme rabbinique. Kabbale. Midrash. Pharisiens. Mashiah.Hassidisme. Terre d'Israël. YHWH. Zohar. Tribus d'Israël. Noms de Dieu dans le judaïsme. Esdras (Ezra le scribe). Temple de Jérusalem. Sionisme religieux. Pensée juive. Shema Israël

Le christianisme : Ancien Testament. Ère chrétienne (Anno Domini). Croix. Épître. Évangélisme. Évangiles Jésus-Christ. Noël. Nouveau Testament. Œcuménisme. Pâques. Passion du Christ. Pentecôte. Réforme Résurrection. Saint-Esprit. Sainte Trinité

ésotérisme

Le non-sens absolu de notre monde. Le monde est le lieu d'un gigantesque combat entre une puissance du bien et une puissance équivalente du mal. C'est le dualisme de certaines religions anciennes dont on trouve la reviviscence dans l'une ou l'autre secte moderne. Le mal est couramment défini comme tout ce qui est moralement mauvais, fautif ou méchant. Cependant, il peut également faire référence à toute action causant du tort, qu’elle ait ou non une dimension morale.

Dans la Bible, ce terme est employé dans ces deux acceptions : tout ce qui va à l’encontre de la nature sainte de Dieu est qualifié de « mal » (voir Psaume 51:4), et toute forme de catastrophe, tragédie ou calamité peut aussi être désignée ainsi. Le mal englobe les péchés commis contre autrui (meurtre, vol, adultère) et les offenses commises contre Dieu (incrédulité, idolâtrie, blasphème). Voir : la désobéissance dans le jardin d’Éden (Genèse 2:9)

La Bible aborde la question du mal, et l’homme est tenu pour responsable de ses actes mauvais : « Celui qui pèche, c’est lui qui mourra » (Ézéchiel 18:20).Le mal est fondamentalement une absence de bonté. Le mal moral représente un manque ou une privation d’une qualité positive. Le mal moral est le tort fait à autrui, et il peut exister même s’il ne se concrétise pas. Le processus de basculement dans le mal se déroule de manière progressive. Ceux qui se livrent au mal tombent dans le piège de Satan et deviennent esclaves du péché.

C’est uniquement par la grâce de Dieu que nous pouvons être affranchis de cela. (Satan est une créature céleste, souvent considérée comme l'accusateur ou l’adversaire dans les traditions religieuses. Traditionnellement, il est identifié comme l’ange déchu ‘’Lucifer’’, devenu le prince des démons. Dans le judaïsme, le christianisme et l’islam, Satan est souvent perçu comme un être totalement mauvais, pernicieux au possible, bien qu’il n’apparaisse que tardivement dans les textes anciens. Son nom dérive de l’hébreu signifiant « ennemi » et il est souvent associé à des récits de combats célestes). 

religions et mal

Les différents courants d’Églises : Anglicanisme. Confessions du christianisme. Calvinisme. Catholicisme. Méthodisme. Christianisme primitif. Évangélisme (Églises évangéliques). Églises nées au XIXᵉ siècle. Églises nées au XXᵉ siècle. Églises orthodoxes. Églises antéchalcédoniennes. Églises catholiques indépendantes. Protestantisme. Églises réformées. Église universelle de Dieu. Église vieille-catholique

Les différents mouvements d'inspiration chrétienne : Aladura. Alliance universelle. Amish. Amis de l'homme. Antoinisme. Assemblées de Dieu. Communauté des chrétiens. Église de l'Unification (Moon). Églises du Christ Internationales. Église néo-apostolique. Église universelle du Royaume de Dieu. Enfants de Dieu (secte). Jakob Lorber. Mouvements issus du mormonisme. Église kimbanguiste. Legio Maria. Mouvement des Focolari. Mukyōkai. Science chrétienne. Société religieuse des Amis (quakers). Spiritisme (Allan Kardec). Témoins de Jéhovah. Universalisme unitarien

L'islam : Allah. Alévisme. Âge d'or de l'Islam. Chaféisme (Shafi'isme. Chiisme. Civilisation islamique. Coran. Coranisme. Druzes. Fêtes musulmanes. Hadîth. Hanafisme. Hanbalisme. Hanifisme. Hégire. Islamisme Ismaélisme. Kharidjisme. La Mecque. Mahomet soit Mohamed. Malikisme. Mutazilisme soit motazilisme Piliers de l'islam. Polythéisme préislamique. Salafisme. Soufisme. Sunna. Sunnisme. Wahhabisme

Mouvements d'inspiration islamique : Ahmadisme. Nation of Islam. America United 

Si c’est Allah qui crée le mal, on se demande bien ce que fait encore le Diable ? Eh bien, dans la pensée musulmane, Allah est si bien le principe du mal, que c’est lui qui a induit le diable en erreur (15.39)… Sur cette lancée, Allah a aussi créé des hommes pour l’Enfer ! En tant qu'êtres humains, nos définitions du bien et du mal sont basées sur nos perceptions et nos pensées. L'expérience humaine, cependant, est limitée à bien des égards. Beaucoup de choses et d'événements qui paraissent bons à première vue peuvent se révéler mauvais pour finir, et vice versa.

La vraie connaissance, c'est la connaissance qui n'est pas soumise à des limitations, n'appartient qu'à Dieu. Le Coran déclare explicitement que Dieu est la seule autorité pour définir le bien et le mal. (no comment !)

Par conséquent, nos perceptions du bien et du mal peuvent être trompeuses : il est possible que vous n'aimiez pas une chose qui est bonne pour vous, et que vous aimiez une chose qui est mauvaise pour vous. "Mais Dieu sait, et vous ne savez pas." (Coran 2:216) Les définitions islamiques du bien et du mal sont basées sur les buts de la création et le sens de la vie humaine. Les définitions islamiques du bien et du mal sont basées sur les buts de la création et le sens de la vie humaine.

En conséquence, tout ce qui rapproche une personne de Dieu et lui sera bénéfique dans l'au-delà est bon, et tout ce qui éloigne une personne de Dieu, et encourt ainsi Sa colère. Les tours du diable peuvent être perçues comme mauvais. Mais, ils ne sont mauvais que pour ceux qui tombent dans ces pièges et oublient Dieu : Le Diable les a dominés et leur a fait oublier le rappel de Dieu. C'est le but de Satan. (Shaytân) prononcé « chitanne », en accentuant sur le ‘’ân ‘’final. 

Autres mouvements : Dianova (ex-Patriarche). Dianova (ex-Patriarche). École de l'essentialisme. Église positiviste. Mouvement raëlien. Pèlerins d'Arès. Scientologie

Satanisme : Église de Satan. Luciférisme. Satanisme LaVeyen. Satanisme théiste

Contestations : Agnosticisme. Anticléricalisme. Antithéisme. Apostasie. Athéisme. Indifférentisme.Libre-pensée. Matérialisme. Monisme. Naturalisme. Théière de Russell

Fictions : Force (Star Wars). Goa'uld (Stargate SG-1). Ori (Stargate). Robotologie (Futurama). Zenchiisme. Zensunnisme (Dune)

Parodies : Church of the SubGenius. Discordianisme. Dudéisme. Jediisme. Kopimisme (ou Kopisme). Licorne rose invisible. Pastafarisme. Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Église de la Très Sainte Consommation. 

représentation du mal

Comme tu peux t’en apercevoir, la liste est longue et, par le monde, les religions finalement abondent, même si pour la plupart on ne peut pas réellement parler de religion, la majeure partie étant des philosophies, et d’autres à des titres indescriptibles qui se situeraient dans le registre inclassable.

Chez les Chaldéens et les Babyloniens. Les Anciens Mèdes, un peuple sémite connu pour ses contributions en astronomie, mathématiques, astrologie, science et autres domaines de connaissance, avaient une vision complexe du mal, souvent liée à leur compréhension de la religion, de l'astrologie et de la cosmologie qui imprégnaient leur culture antique. Les Chaldéens, en tant qu'anciens habitants de la Mésopotamie, ont développé une compréhension du mal qui était souvent liée aux caprices des dieux et à l'ordre cosmique.
Ils croyaient que les événements célestes exerçaient une influence directe sur les affaires humaines, ce qui implique que les calamités et les malheurs pouvaient être perçus comme la colère des dieux ou comme des signes d'un déséquilibre dans l'ordre du monde. Ils percevaient le mal à travers le prisme de leur mythologie et de leur spiritualité, souvent symbolisée par la lutte entre Marduk, leur dieu principal, et les forces du mal, Gilgamesh, divinité infernale.

Chez les Sumériens et les Assyriens : Leurs conceptions sur le mal étaient étroitement liées à leurs croyances religieuses et à leur compréhension de l'ordre et du chaos dans le monde. Dans leur mythologie, il existait une constante lutte entre les forces du bien, représentées par les dieux, et les forces du mal ou du chaos (enfers) : dont les déesses et les dieux étaient souvent associés à des créatures et à des événements destructeurs.

Pour les Assyriens, le mal n'était pas une entité intrinsèque, mais plutôt le résultat de désobéissance aux dieux et de la rupture de l'ordre divin. Les Sumériens, eux, voyaient donc le mal comme une conséquence de leur propre comportement et des actions qui voulaient s'écarter de la volonté divine.

Chez les Médes et les Perses : L’empire des Médes puis des Perses (également connu sous le nom d’Empire achéménide) était un empire d’Asie centrale qui existait entre 550 et 331 av. J.C. Concernant la religion, les Perses professaient le zoroastrisme, Les deux principaux dieux, Ormazd (Ahura Mazda), l’incarnation du bien et Ahriman (Zurvan Akaran), l’incarnation du mal. Tous les deux répandent leurs forces antagonistes sur l’Univers, épaulés respectivement par des créatures bienfaisantes et des démons. Autre nom : Angra Mainyu. "L'esprit du mal". Concept même du Mal, qui veut détruire le monde et le recouvrir d'obscurité.

De l’Égypte à la Nubie : Les dieux et déesses de l’Égypte antique représentent une foule considérable de plus d'un millier de puissances surnaturelles ; divinités cosmogoniques, divinités provinciales, divinités locales, divinités funéraires, personnification de phénomènes naturels ou de concepts abstraits, ancêtres déifiés, démons, génies, divinités étrangères importées, etc. L'iconographie divine fut dès les temps protohistoriques placée sous le caractère de la diversité. La panoplie longue et fastidieuse, il serait lassant de continuer à tous les énumérer. Ce qui nous intéresse, c'est la ou les divinités associées au mal.

Seth, le dieu belliqueux de la Violence et du Mal (Setesh en égyptien), était représenté comme un homme ayant une queue fourchue et la tête d'un animal, (méconnu) avec un corps semblable à celui d'un canidé.

Le Sikhisme : le sikhisme, ou Sikhi, est une religion dharmique monothéiste fondée dans le Pendjab, au nord du sous-continent indien, au XVᵉ siècle. La religion sikhe s'est développée dans un contexte de persécution religieuse, en mettant l'accent sur l'investissement personnel pour le bénéfice et la prospérité de tous. Ainsi, le sikhisme rejette le fait qu'une religion quelconque détienne la Vérité absolue. Le sikhisme considère que toutes les religions peuvent mener vers Dieu. Si la religion sert à se croire supérieur aux autres, il ne s'agit pas de religiosité mais de vanité humaine, orgueil ou démon que le sikhisme demande de détruire. Les symboles physiques sikhs sont là pour rappeler cet ordre à la conscience : combattre, vaincre et tuer l'ego, qui empêche la communion avec Dieu-Un. Un Sikh ne peut avoir foi en aucun autre prophète vivant ou non vivant. En accord avec le Sikhisme, Dieu n’apparaît jamais sous forme humaine. Le paradis et l’enfer n’existent que dans ce monde.

Chez les Japonais : nous retrouvons-le bouddhisme déjà élaboré dans d’autres cultures et religions.

Les autres religions asiatiques : Bön, Hùa-Hao, Javanisme Javanisme ; Le Bön est à l’origine de la culture et de la spiritualité tibétaine. Le peuple Tibétain pratiquait les rites du Bön, religion indigène traditionnelle. Le maître Tönpa Shenrab, fondateur de la religion Bön, apparu sur la terre mythique d’Olmo Lung Ring Tönpa-Shenrab étudia la doctrine Bön au ciel avant de s’engager auprès du dieu de la compassion, Shenla Okar, à descendre sur terre guider les hommes

Le Hòa Ho : est une secte basée sur le bouddhisme, dans la région du delta du Mékong, en Cochinchine (Sud de l'actuel Viêt Nam) Les disciples du Hòa H o, ont l'obligation de prier Bouddha deux fois par jour, le matin et le soir.

Le javanisme. La culture est empreinte de croyances et de pratiques antérieures à l’arrivée des religions majeures. On appelle kejawen (de Jawi, “Java”) Les Sundanais de Java Ouest ont à peu près les mêmes pratiques et croyances, qu'ils appellent âgama Sunda Wiwitan. Le kejawen n’est pas un système religieux, mais il comporte des valeurs éthiques et spirituelles tirées de la tradition javanaise. Cet aspect du kejawen est appelé kebatinan (de l’arabe bathin, "intérieur, spirituel").

Les religions précolombiennes, ou préhispaniques, sont les civilisations qui se sont développées en Amérique avant la découverte, en 1492. L'histoire de ces civilisations couvre principalement les ères préclassique à postclassique de la Mésoamérique (Olmèques, Toltèques, Zapotèques, Mixtèques, Aztèques, et Mayas) et de l'Amérique andine (civilisation de Caral et Incas, Moches, Chibchas et Cañaris). Il est également utilisé pour désigner la civilisation du Mississippi, en Amérique du Nord, qui a occupé le site de Cahokia ; à son apogée en 1250 apr. J.-C, ce fut la plus grande ville au nord du Mexique. La religion tenait une place fondamentale dans les civilisations précolombiennes, celles des Mayas et des Aztèques en Amérique centrale et des Incas au Pérou. L'instabilité naturelle qui caractérisait cette région du monde (pluies irrégulières, gelées précoces, tremblements de terre) et qui menaçait constamment la fertilité des sols a conduit les différents peuples à diviniser les éléments de la nature et du cosmos. Comme ce furent des civilisations guerrières, les dieux de la guerre y avaient naturellement une grande place, tout comme les sacrifices humains, fréquemment pratiqués par les Incas et plus encore par les Aztèques au Mexique.

Présidant à la première ère de la création, Tezcatlipoca, qui signifie « Seigneur du Miroir fumant », était la divinité suprême de la mythologie aztèque. Tout-puissant, omniscient, il pouvait adopter de multiples apparences, mais comme dieu des Ténèbres, il demeurait souvent invisible. Ce dieu qui, selon la caste des prêtres, réclamait perpétuellement des sacrifices sanglants pour calmer sa fureur et donner à son peuple les éléments de base fondamentaux pour leur besoin quotidien.

Les religions traditionnelles africaines et afro-américaines : Bwiti, Candomblé, Macumba, Mwari, Quimbanda, Quimbois soit Kenbwa soit Tjenbwa, Rastafarisme, Santeria, Sérère, Umbanda, Vaudou Ces religions dites traditionnelles sont méconnues, et disons mal comprises par nos cultures occidentales, réduites à des pratiques primitives et païennes. Elles manifestent toutefois une certaine spiritualité et une complexité profondément enracinée dans l’environnement naturel et social des communautés qui les composent. Établie sur l’animisme, qui attribue une âme et un pouvoir à tous les éléments naturels et sur le culte des ancêtres, garant de l’harmonie des vivants et des morts, en traversant le travail et les relations sociales.

Elles ne sont transmises qu’oralement et adaptées aux contextes locaux, chaque population ayant sa propre identité localement parlant, quand bien même il ne s’agirait que d’une simple portion de territoire. Elles ont fait preuve d’une grande résilience face aux missions et persécutions, aujourd’hui encore, notamment dans les parties les plus reculées du continent. Dans le concept spirituel des peuples d’Afrique, il n’existe pas de diable qui s’oppose à Dieu.

Les religions amérindiennes et les mouvements amérindiens. Amérindien est un terme utilisé pour décrire toutes les tribus des Indiens d’Amérique. On en comptait plus de 180. Ces tribus avaient chacune une religion propre, car elles avaient chacune son interprétation du monde surnaturel et de la place qu’occupe chaque individu. Plusieurs groupes croyaient en l’existence d’un Grand Esprit ou d’un Grand Mystère supérieur. Par exemple, le Wakan Tanka des sociétés des plaines et le Kitchi Manitou des Algonquins de l’Est.

Pour ces tribus, cet esprit est généralement bénéfique mais s'il n’est pas traité comme il le faut, il peut devenir dangereux. Un grand nombre de tribus croyaient que les plus grands Esprits résidaient dans un Monde Supérieur. Certaines tribus pensaient que des images contenues dans ce Monde Supérieur venaient sur Terre pour devenir des hommes, tandis que dans d’autres tribus, ils pensaient que les hommes avaient rampé pour sortir des cavernes profondes du Monde Inférieur (qui est un monde où les âmes y restent enfermées pour l’éternité).

Le Gnoticisme, le Chamanisme, le Néopaganisme et le Reconstructionnisme ainsi que pour l’Esothérisme et le New Age. Nous traiterons ces sujets avec l’ensemble des religions monothéistes dites traditionnelles, ainsi que pour les Contestations, Fictions et Parodies
Ici, nous faisons un premier examen des situations diverses et variées qui nous ont intéressés et qui se sont inscrites dans les religions et philosophies indépendamment des religions dites monothéistes. 

representation du mal

Conclusion de la première approche des religions dites anciennes :

Les Chaldéo-Babyloniens Conclusion : avait donc une vision complexe du mal, mêlant leur mythologie à leurs valeurs culturelles. Ils voyaient le mal comme une force à combattre, incarnée par des déités et des créatures chaotiques. Cette dualité témoigne de la richesse de la pensée Chaldéo-Babylonienne sur le mal, allant au-delà de simples concepts moraux pour inclure un combat cosmique et culturel démonstratif.

Les Sumeriens et les Assyriens : Conclusion : la pensée sumérienne sur le mal est en grande partie liée à leur compréhension d'une réalité dominée par les puissances divines, et ce mal émergeait essentiellement de la rupture avec l'harmonie voulue par les dieux. Pour préserver leur existence et éviter les catastrophes, les Sumériens s'appuyaient fortement sur les principes de respect et d'obéissance envers leurs divinités. Ils percevaient le mal à travers le prisme de leur mythologie et de leur spiritualité.

Les Mèdes et les Perses : Conclusion : Dans son combat incessant contre Ahura Mazda et ses créations, il est aidé par d'autres êtres démoniaques. La lutte incessante de ces deux pouvoirs reflète bien la nécessité pour ces peuples de combattre le mal de façon la plus absolue possible, afin de ne pas sombrer dans le chaos infernal qui conduira irrémédiablement à la fin du monde.

De l’Égypte à la Nubie : Conclusion : En ce qui concerne le Moyen-Orient et le pays de la basse et haute Égypte, ainsi que des peuples dits Nubiens. Pour ce qui est du reste de l’Afrique noire, il est pratiquement impossible de faire un état des lieux même passable sur les religions payennes, diverses et très variées, de ces nombreuses peuplades, qui rivalisaient entre elles, de luttes incessantes, de ravages, de carnages, et qui en substance pratiquaient toutes le Vaudou. Cette pratique tire son essence du mal à proprement parler, sous sa forme la plus empirique, infernale et satanique au possible, au-delà même de notre imaginaire européen. Il serait, ici, inutile de nous y attarder.

Dans les pays d’Asi mineure et centrale et De l’hindouisme au Bouddhisme : Conclusion : le péché existe quand on se détourne du dharma, car on suit ses impulsions instinctives et son intellect. La véritable essence de l’humain, de son âme, n’est jamais souillée par le péché et de fait ne peut être perdue ou damnée.
Pourtant, il faut soigneusement éviter d’agir mal, car nos actions nous reviennent selon la loi du karma. Si on trébuche, on peut toujours se racheter par la sadhana, la puja et les tapas (tous assujettis à l’austérité). Il faudra donc considérer deux couples « bien-mal », l’un relatif et en rapport avec l’état cosmique, l’autre opposant l’état conditionné compris comme le Mal à l’état inconditionné perçu comme le Bien.

Le Taoïsme, le Confucianisme, le Jaïnisme, le Sikhisme : Conclusion : ainsi que Chez les Japonnais et les autres religions asiatiques : On peut en déduire que dans Le Taoïsme, le Confucianisme, le Jaïnisme, le Sikhisme, ce genre de philosophie développée à l’extrême exclut toute considération du mal dû à un auteur autre que l’humain.

Les autres religions asiatiques : Bön, Hùa-Hao, Javanisme Conclusion : la conclusion de ces différents aspects religieux repose sur la remise en question des causalités, intentionnalités et normativités de l'existence. C'est une attitude ou doctrine qui nie l’être et l’absolu, et qui donc verse dans le relativisme. Ce type de conception philosophique plutôt que religieuse, controversée par le fait des différents courants qui se sont insérés au fil des âges, dans toutes les causalités et pensées inclusives qui fondèrent en définitive ce type de relativisme proche du nihilisme, raisonnement aux idées et pensées tout à fait subjectives de l’être parfait assuré de devenir dieu lui-même par son comportement idéalisé dans cette doctrine particulièrement proche de l’absolu : l’être humain dans sa dimension cosmique.

Les religions précolombiennes ou préhispaniques : Conclusion : On notera que dans ces différentes religions précolombiennes, le mal en tant que tel ne réside pas comme une entité malfaisante, mais comme une nécessité qui excluait toute responsabilité personnelle du fait que les bienfaits du quotidien ne pouvaient s’obtenir que par ce biais, et de ce fait ne figuraient pas dans leur religion comme une faute, mais comme un devoir à accomplir.
Les religions traditionnelles africaines et afro-américaines ; Bwiti, Candomblé, Macumba, Mwari, Quimbanda, Quimbois soit Kenbwa soit Tjenbwa, Rastafarisme, Santeria, Sérère, Umbanda, vaudou : Conclusion : établie sur l’animisme, la majeure partie des religions traditionnelles africaines repose sur la croyance que tous les éléments de la nature possèdent une âme qui les relie entre eux et les humains. Il n’y a donc pas de séparation entre le visible et l’invisible. Chaque être, chaque chose a sa place et son rôle dans un monde ou tous ce côtoie.

Les religions amérindiennes et les mouvements amérindiens : Conclusion : pour les Indiens, leur monde n’est pas uniquement habité par des hommes et des animaux, il y a aussi une force magique invisible qui habite chaque aspect de la nature : minéraux, végétaux, animaux. Les divinités amérindiennes étaient associées à un aspect particulier de la nature comme un animal ou à une force naturelle comme une saison car souvent cette force magique prenait l’apparence d’un animal ou d’un végétal. 

culte celtes

Pour ce qui est des religions et des philosophies initialement développées dans les différents domaines que nous avons évalués, même si cela ne fut que partiel et rapide (le sujet principal sur le mal requérant toute notre attention), nous allons maintenant exploiter les religions dites à proprement parler monothéistes ou du moins les religions qui y furent apparentées, à l’Europe ancienne comme actuelle.

La religion des Celtes : constitue un système de pratiques et de croyances établi sur le panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes [1]. Comme les autres peuples de la protohistoire : Antiquité d'Europe, les Celtes développèrent un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s’est progressivement dissoute dans la culture de l’Empire romain à partir du Iᵉʳ siècle av. J.-C., à l’exception de l’Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu’à l’évangélisation de l’île au Vᵉ siècle[2].

Les divinités celtiques : sont connues par diverses sources telles que la mythologie celtique écrite, les anciens lieux de culte, les statues, les gravures, les objets religieux, ainsi que les noms de lieux et de personnes. Les divinités celtiques peuvent appartenir à deux catégories : les divinités générales et les divinités locales qui incarnaient le culte de la Nature celtique étaient les esprits liés à une particularité naturelle, telle que les montagnes, les arbres ou les rivières.

Les Celtes gaulois : habitaient la région correspondant à la France, la Suisse, l'Allemagne méridionale et occidentale, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le nord de l'Italie. Les Gaëls d'Irlande et d'Écosse n'ont pas été tracés dans les flux migratoires antiques. Les Gallois sont les Britanniques qui habitent aujourd'hui le Pays de Galles.

Les Celtes brittoniques, ou britanniques, ont habité la plus vaste partie de l'île de Grande-Bretagne et ont ensuite migré avant l'Antiquité tardive vers des pays où on trouve une même langue que la leur, Bretagne et Espagne. Ces diverses éthiques arboraient une sorte de panthéisme avant la lettre correspondant à la persistance du sacré (sacralisation de la personne humaine, sacralisation de la nature). Le nombre exceptionnel de dieux et de déesses qui forment les différents panthéons de ces peuplades est si grand qu’il est presque impossible d’en faire une liste complète à proprement parler, les dieux et déesses des uns se mélangeant avec ceux des autres. Ce qui en ressort de façon concrète néanmoins, c'est qu'aucun dieu du mal n’en ressort de façon spécifique.
Les religions de l'Antiquité : Religion de l'Égypte antique, Religion en Mésopotamie, Religion de la Rome antique, Manichéisme, Cultes à mystères, Mithraïsme, Mazdéisme, Mythologie, Paganisme, Polythéisme, Zurvanisme soit Zervanisme

Les anciens Grecs : entretiennent des rapports avec une multitude de divinités, régis par un ensemble de principes que révèlent notamment l'étude de leur vocabulaire religieux, et celle des différentes pratiques religieuses assurant les contacts et les échanges avec le monde divin. Leurs croyances se passent de dogme et d'une orthodoxie, et de textes sacrés… Le diable (du grec diabolos, issu du verbe diabállô ), signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « trompeur, calomniateur ») est une entité personnifiant l'esprit du mal. Les conceptions qu'on peut en avoir sont très variables et contextuelles. Il peut s'agir d'une unique entité source de la totalité du mal, Diable étant alors l'un de ses noms Apxropress, au côté d'autres noms comme Lucifer ou Satan dans la Bible, tout comme Iblis (« le désespéré ») dans le Coran, etc.

Le diable peut aussi être une entité aisément trompée par un humain un peu astucieux, dans des contes folkloriques. C'est également un nom commun désignant des personnages mythologiques malfaisants également dotés d'un nom propre comme Méphistophélès ou Belzébuth. Les représentations du diable sont très variables, y compris au sein d'une même culture, traduisant l'immense variété des formes du mal. 

Les dieux primitifs de Rome : étaient tous des génies ou démons, en nombre quasi infini, et mal différenciés. Ils étaient essentiellement des puissances abstraites appelées “numina” ; tout au plus les classait-on en dieux du ciel, de la terre et des enfers. A commencé par l'efficacité de leurs rites adressés à de nombreuses puissances divines, c'est-à-dire surhumaines, les divinités. « Puissance topique » (liée à un lieu).
La caractéristique principale des pratiques religieuses romaines est l'orthopraxie, soit un culte fondé sur la bonne exécution des rites et non sur une foi ou une croyance en un dogme. Pour les Romains, les dieux sont dans le cosmos, Ils sont soit aériens, dans l'air, soit astraux. Aux yeux des Anciens, le mouvement circulaire des astres est éternel et donc divin, ce qui explique aussi l'importance considérable de l'astrologie à l'époque antique. 

satanisme

Mazdéisme : Le mazdéisme est une religion centrée sur la vénération du dieu Ahura Mazda et l’enseignement attribué au prophète Zoroastre et qui mêle des éléments de polythéisme, de monothéisme et de dualisme, bien qu'aucun de ces termes ne soit pleinement descriptif de la religion ou de son évolution.

Autres mouvements : Dianova (ex-Patriarche). École de l'essentialisme. Église positiviste. Mouvement raëlien. Pèlerins d'Arès. Scientologie

Satanisme : Église de Satan. Luciférisme. Satanisme La Veyen. Satanisme théiste

Contestations : Agnosticisme. Anticléricalisme. Antithéisme. Apostasie. Athéisme. Indifférentisme. Libre-pensée. Matérialisme. Monisme. Naturalisme. Théière de Russell
Fictions : Force (Star Wars). Goa'uld (Stargate SG-1). Ori (Stargate). Robotologie (Futurama). Zenchiisme. Zensunnisme

Le manichéisme : est une religion fondée par Mani (216-274/277) au IIIᵉ siècle. C'est un syncrétisme du judaïsme, du bouddhisme, du brahmanisme, du christianisme et du zoroastrisme qui était la religion officielle de l'empire perse sassanide où le manichéisme est apparu[1]. Il a pour fondement une séparation du monde entre royaume de la Lumière et royaume des Ténèbres. Par déformation et simplification de cette croyance, on qualifie aujourd'hui de manichéenne une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste, où le Bien et le Mal sont explicitement définis et séparés.

En ce qui concerne les religions dites : mithraïsme, Mazdéisme, Mythologie, Paganisme, Polythéisme, Zurvanisme soit Zervanisme, nous n’avons à ce jour que très peu de connaissances qui nous permettraient de disserter même modestement sur ces religions ou philosophies, donc qui excluent pour nous la recherche d’un dieu du mal.

Le néopaganisme et le reconstructionnisme Ásatrú, Cananéisme, Église du Peuple Guanche, Ellinaïs, Hellénisme, Kémitisme, Néo druidisme, Nova Roma, Wicca
Depuis les années 1980, de plus en plus de personnes se réclament, tant sur le plan religieux que philosophique, du paganisme. Des États lui reconnaissent même le statut de religion.  Corrélativement à cet essor, on peut s’interroger sur le contenu de son discours, et notamment sur sa nature et son positionnement idéologique. Toutefois ce sujet a été très peu défriché en science politique. De fait, les rares études sur le paganisme se restreignent au champ des sciences sociales, et plus particulièrement à celui des sciences des religions.

Cependant, un large éventail de textes « néo-païens » occidentaux contemporains montre à la fois la diversité des discours politiques et une unité doctrinale profonde. Cette unité se caractérise par les traits suivants : l’éloge du différentialisme radical qui refuse l’ethnocide et fait du communautarisme une solution au multiculturalisme ; la critique de la pensée occidentale, individualiste et uniformisatrice, considérée comme manifestation de la modernité, de l’américanisation des mœurs et de l’idéologie du progrès ; la conception pagano-panthéiste de l’écologie. Malgré les divergences politiques, les néopayens tentent de se réunir afin d’obtenir, via la création de confédérations, une visibilité politico-sociale, voire une reconnaissance religieuse.

Mouvements d'inspiration judaïque. Centre de la Kabbale. Hébreux noirs. African Hebrew Israelites of Jerusalem. La Kabbale (de l'hébreu קבלה Qabbala « réception »), également écrite Cabbale ou Qabale, est une tradition ésotérique du judaïsme, traditionnellement présentée comme la « Loi orale et secrète » donnée par YHWH à Moïse sur le mont Sinaï, simultanément que la « Loi écrite et publique » (la Torah).
Elle trouve sa source dans les courants mystiques du judaïsme synagogal antique.Selon ses adhérents, la compréhension intime et la maîtrise de la Kabbale rapprochent spirituellement l'homme de Dieu, ce qui confère à celui-ci un plus grand discernement sur l'œuvre de la Création par Dieu.

Outre des prophéties messianiques, la Kabbale peut ainsi se définir comme un ensemble de spéculations métaphysiques sur Dieu, l'homme et l'univers, prenant racine dans les créations ésotériques du judaïsme.
Le thème du kabbalisme a été en outre repris par nombre de nouveaux mouvements religieux, dont le Centre de la Kabbale, qui connaît depuis les années 1980 une certaine notoriété auprès des personnalités du show-business, dont la très emblématique Madonna, mais qui est dénoncé comme une pure imposture par la majorité des rabbins kabbalistes.

judaisme

Le judaïsme : Torah. Talmud. Rabbi Akiva. Judaïsme rabbinique. Kabbale. Midrash. Pharisiens. Mashiah Hassidisme. Terre d'Israël. YHWH ; Zohar. Tribus d'Israël. Noms de Dieu dans le judaïsme. Esdras (Ezra le scribe). Temple de Jérusalem. Sionisme religieux. Pensée juive. Shema Israël

Le judaïsme est une religion qui regroupe l’ensemble des croyances, des règles et des différents corps constitués qui forment la religion du peuple juif. Les éléments définissant le judaïsme incluent les rabbins. La religion est basée sur une révélation qui est en elle-même un acte de foi, mais qui a ses racines dans l’Histoire. La Torah est le livre sacré des Hébreux. 

Le judaïsme est chronologiquement la première des éminentes religions monothéistes, précédant le christianisme et l’islam. Son histoire plonge ses racines dans celles très anciennes du peuple hébreu. Ses principales étapes sont : l’appel du Dieu unique fait à Abraham, la sortie d’Égypte sous la conduite de Moïse et l’Alliance du peuple hébreu avec son Dieu sur le mont Sinaï ; l’installation en Palestine des descendants d’Abraham et les règnes des grands rois David et Salomon ; les Prophètes et l’exil en Assyrie et à Babylone ; la guerre avec les Romains suivie de la Diaspora.

Ces deux derniers événements douloureux semblent avoir conféré au judaïsme sa pleine unité, les deux destructions du Temple de Jérusalem, qui leur sont liées, ayant scellé l’adhésion du peuple juif à l’Alliance. Fondamentale pour le judaïsme est la Loi : dans sa double expression, écrite (la Bible hébraïque, qui contient la Torah) et orale (la Mishna, compilation de traités et de leurs commentaires élaborés par les écoles mésopotamienne et palestinienne, qui constitueront le Talmud). Les communautés de la Diaspora seront souvent en butte aux persécutions et à l’antisémitisme, dont l’expression la plus monstrueuse se fera jour sous le nazisme sous la forme de la Shoah.

Ésotérisme : Franc-maçonnerie. Églises gnostiques. Kabbalisme chrétien. AMORC. Ordre Martiniste Traditionnel. Ordre du Temple Solaire.Société théosophique. Anthroposophie. Association rosicrucienne Rose-croix d'or. Fraternité blanche universelle. Energo Chromo Kinèse. Nouvelle Acropole

New Age : Kryeon – Enfants indigo. Horus. Urantia. Alice Bailey. Jane Roberts. Lobsang Rampa. Neale Donald Walsch

Faisons ici une deuxième conclusion des religions adaptées ou similaires d’une façon ou d’une autre : 

La religion des Celtes et les divinités celtiques : Conclusion : « La religion celtique comporte à l'origine des sacrifices humains pour fertiliser les terres […]. Avec le temps cela est remplacé par des incantations et des chants poétiques. » Il existe également des légendes en Irlande concernant des sacrifices.
Les religions de l'Antiquité Les anciens Grecs : Conclusion : L'un des aspects du mal étant le désordre cosmique, le diable brouille les frontières entre l'humain et l'animal, le masculin et le féminin, etc. Il peut être purement animal (ours[1], bouc, dragon, serpent, rapace, etc.), prendre une forme humaine, ou celle d'une créature chimérique. Il est doté le plus souvent de traits hideux et repoussants, mais parfois aussi séducteurs. Il est souvent montré en train d'accomplir un acte vil (torturer, manger des enfants, forniquer, etc.) ou d'être terrassé par un esprit du bien.

Les dieux primitifs de Rome : Conclusion : Là aussi nous voyons la difficulté d’attribuer à un ou à plusieurs dieux dans le panthéon romain celui ou ceux et celles qui seraient les instruments dus au mal en tant que tel. Selon les lieux, les régions où étaient pratiqués ces dogmes religieux, elles se différenciaient pour s’adapter aux localités et aux personnes qui l’habitaient. Ainsi, on ne peut pas à proprement parler stipuler de façon nette et précise le ou les dieux qui auraient exercé une influence quelconque sur l’être humain de façon préconçue.

Mazdéisme. Autres mouvements. Satanisme.Contestationss. Parodies. Conclusion du : New Age : Ésotérisme : Mazdéisme :
Autres mouvements :Satanisme : Contestations : Fictions : Parodies :
Conclusion : À ce jour encore, il est fort difficile d’identifier dans ces divers pseudos-croyances plutôt que religions un dieu ou une définition claire et limpide du mal, de son existence, et de l’attribution de cette problématique à : soit une divinité à proprement parler ; soit à une typologie comme il en existe dans d’autres croyances, notamment dans les nouvelles églises de différents types et observances, car ces différentes sectes se prévalent de ne vouloir en aucune manière faire ou vouloir faire le mal par définition.

Le manichéisme En ce qui concerne les religions dites : Mithraïsme, Mazdéisme, Mythologie, Paganisme, Polythéisme, Zurvanisme soit Zervanisme, Conclusion : On peut faire une analyse rapide de ces diverses approches de toutes ces religions qui s’imbriquent au fil du temps les unes aux autres, s’adaptant aux influences du moment, pour en faire une approche correcte et pouvoir tirer parti d’une entité, quelle qu'elle soit, pour définir un ou des dieux du mal qui auraient pu influencer les êtres humains.

Le néopaganisme et le reconstructionnisme Conclusion : Ces nouveaux courants issus des influences mondiales d’un refus d’idéologies préconçues selon leurs principes de différentialisme radical unissant la pensée idéologique à l’individualisme, faisant ainsi abstraction de tout dogme de religiosité qu’ils rejettent, niant ainsi toute appartenance à un dieu créateur de l’univers, mais comme étant un fait dû au hasard, dont l’humain en est aussi issu.
Mouvements d'inspiration judaïque. Centre de la Kabbale. Hébreux noirs. African Hebrew Israelites of Jerusalem : Conclusion : Nous retrouverons ces thèmes dans la religion hébraïque.

Le judaïsme : Torah. Talmud. Rabbi Akiva. Judaïsme rabbinique. Kabbale. Médrash. Pharisiens. Mashiah. Hassidisme. Terre d'Israël. YHWH. Zohar. Tribus d'Israntël. Noms de Dieu dans le judaïsme. Esdras (Ezra le scribe). Temple de Jérusalem. Sionisme religieux. Pensée juive. Shema Israël : Conclusion : Tous les autres éléments précités dans l’introduction se révèlent dans l’intégralité du message hébraïque dont l’instauration eut lieu avec l’épisode de la sortie d’Égypte et de la rencontre de Moïse avec l’Éternel sur le mont Sinaï d’où fut issue la loi monothéiste par excellence.

L’Ésotérisme et suivant et le New Age, idem. En conclusion, il est difficile de fournir des précisions sur les éléments qualifiés de ‘’mal’’ dans ces nouveaux mouvements, qui sont très ésotériques et difficiles à cerner, car l'organisation des adeptes se fait progressivement au fur et à mesure de leur intégration dans ces différentes sectes. Il est d’autant plus difficile de savoir, voire de connaître, comment approcher les singularités de ces mouvements, qui sont très fermés à toute forme d’approche ou de découverte, sauf pour ceux qui en sont des adeptes. Nous n’avons rien sur le sujet qui nous intéresse. 

esotérisme

À présent il ne nous reste plus qu’à traiter les trois dernières religions :

Le judaïsme: Le christianisme : Les différents courants d’Églises : Les différents Mouvements d'inspiration chrétienne : L' Islam : Autres mouvements. 

Judaïsme Conclusion : Nous retrouverons pratiquement les mêmes conclusions que pour l’islam et le christianisme. N'oubliez pas que ces deux religions, islamique et chrétienne, sont toutes deux issues du judaïsme, et que toutes les narrations que nous pourrions citer ou interpréter ne feront que nous remettre dans la loi mosaïque, dans toute sa splendeur, avec toutes les interactions et réactions, qui ont suscité depuis la nuit des temps toutes les discussions qui démontrent que le Malin, depuis la Genèse, est le seul et unique responsable de toutes les dérives humaines. Nous reviendrons sur toutes ces interprétations.

Islam : Conclusion : Dans la religion islamique (religion adoptée par la plus grande majorité des musulmans) on retrouve en somme les mêmes définitions que celles qui se croisent avec les chrétiens (toutes définitions confondues), ainsi que chez les judaïsants. Nous retrouverons ces diverses distinctions sous des appellations différentes, mais elles représentent finalement toujours le même esprit auquel l'on impute toutes nos déviances. Cette explication coranique trouve sa relativité symbolique pour tous les courants affiliés de loin ou de près à l’islam, et aux courants d’inspiration islamique qui s’y rattachent.

Le Christianisme et tout ce qui s’y rattache :Conclusion : la définition du mal, son interprétation, sa nature, son existentialité sont difficiles à cerner, et comme l’explique le déroulement explicatif, c’est à Satan (le diable) que nous attribuons toutes les causes de nos péchés, de nos manquements, comme si une nature extraterrestre, dirons-nous, nous incitait de façon pernicieuse à faire le mal de façon naturelle, ce qui nous permet finalement d’avoir bonne conscience en rejetant ainsi sur quelqu’un d’autre toutes les exactions que nous commettons, souvent de bonne foi, nous trouvant donc ainsi lavés de toute infirmité.
Ainsi la faute ne nous étant pas imputée mais au diable qui en est l’auteur. (Nous reprendrons cette paraphrase plus loin dans la conclusion de notre exposé.)  

représentation du mal latent

Bien, mon cher Théophile, avant d’aller plus loin dans notre réflexion, posons-nous un moment pour faire un premier point sur le travail accompli

Comme tu auras pu le constater, mon cher Théophile, depuis l’aube des temps, du moins à la connaissance humaine actuelle, les religions ont fait éclosion un peu partout sur notre planète, à différents moments, en différents lieux, très disparates les unes des autres. Cependant, jamais identiques ni de loin ni de près, soit par leur concepteur, soit par différences qui déterminent le classement des origines humaines, dans le temps et dans l’espace. La recherche que j’ai entreprise dans un premier temps, très sobrement, tu auras pu le constater, est uniquement axée sur le point qui nous intéresse : « le mal ». Faire la dissection complète d’une religion est un travail trop long et pour le moins fastidieux, bien que le sujet en vaille vraiment la peine, mais pour quelqu’un qui recherche autre chose, en profondeur, et autre que le mal, où de même, que bien (pourquoi pas) si cela l’intéresse dans sa recherche.
Cette recherche est fondamentale pour comprendre comment chaque religion aborde la question du mal.

Dans le panel des religions ou des races qui s’y mélangent et que j’ai retranscrites dans la première partie de mon exposé, mon souci ne fut pas d’analyser de façon concrète le fondement de ladite religion. Mon objectif était de déterminer comment chacun voyait ou traitait le mal en fonction de sa propre croyance. Pour cela j’ai fait un bref résumé de la religion traitée afin d’avoir une idée de son comportement parmi ceux qui s’y attachèrent et les conclusions annotées que j’ai mises à la fin de chaque sujet traité peuvent déjà te donner un aperçu de l’énorme disparité qu’il y a entre une culture et une autre, entre un lieu géographique de notre terre et un autre, comme si nous n’étions pas sur la même planète.


 Je fus d’ailleurs fort surpris d’apprendre à mon âge quelque peu avancé, en fin de compte, que pour certaines cultures, le mal fut inexistant, assimilé à une façon d’être pour le moins originale. Soit il n’existât pas tout simplement, soit il était un état de fait nécessaire inclus dans leur croyance, sans pour cela qu’il définisse ce point comme négatif, mais presque comme un besoin nécessaire pour assouvir les desiderata imposés par leurs dieux.


Même si cela parait étrange et incongru de prime abord, il n’y a qu’une analyse complète de la complexité de certaines religions ou croyances qui pourront nous donner un aperçu plus ou moins exact de la construction de leur pensée, encore faut-il se transporter, mentalement je parle, dans l’idéologie primitive de leur nécessité à un moment donné de leur histoire, de construire une religion à qui imputé toutes les distorsions et calamités qu’un peuple peut traverser dans son existence avec des améliorations ou des durcissements dans leurs idéologies représentatives de leurs propres caractéristiques de ceux que la vie est de fait pour chaque ethnie, la religion ou l'idéologie en fonction du lieu, de la région, du pays d’origine.


Il faut considérer aussi que nombreux furent ceux qui se sont expatriés pour de multiples et complexes raisons, emportant avec eux leurs dieux et religions, annexant au passage et pour la circonstance parfois impossible de s’y soustraire, les dieux du lieu de leur pérégrination, mélangeant ainsi au passage et modifiant les caractéristiques de leur religion à celles des autres peuplades rencontrées ou annexées.


Dans ces diverses constructions qui au fil du temps se sont aménagées, tu remarqueras, mon cher Théophile, que si pour une majeure partie il était préférable de rejeter la faute commise sur un tiers, souvent un dieu plus ou moins retord, pour d’autres la faute commise n’est pas une anormalité due à sa personne, mais que son état premier est la cause de son égarement qui finalement se concrétise par une nécessité, même si occasionnelle, de son état, dont la réaction peut lui être imputée comme ayant été intentionnellement voulu.


Ce qui exclut la gravité de son cas, mais qui entre dans la signification de son être comme étant, agissant dans la juste logique de son subconscient. Tu me diras que la conclusion est plutôt excentrique. Cependant, pour certaines peuplades cela coule de source avec leur conception de la vie et de la nature humaine.


Pour d’autres, bien au contraire, le mal n’était pas considéré comme une résolution de transgression, mais presque une obligation de la part de leurs divinités qui s’il ne s’y soumettait pas, c’est eux qui devaient de leur vie en payait la contrepartie à leurs dieux qui n’acceptaient aucune excuse de la part de leurs adeptes. Reconnaissons que ceux qui construisirent ainsi leur religion étaient vraiment des dévoyés du fanatisme au plus haut degré de la morbidité la plus cruelle et la plus macabre. Là, honnêtement, je n’ai aucune compréhension ni explication de ces pratiques lugubres.


Pour terminer, dans les régions des peuples indiens d’Amérique, apparemment, le mal est totalement inexistant, que tout comportement humain se compile dans l’expression de sa propre morphologie, que le ou les dieux l’ayant ainsi conçue, l’être en soi, n’est ni coupable ni redevable de son comportement qui finalement retranscrit la volonté du dieu créateur, afin que l’individu soit plus ou moins dans sa vie soit un chef, soit un simple guerrier, soit un pleutre. Mais rien de ce qui peut être fait par l’individu en question ne doit lui être reproché du fait qu’il n’agit ou ne réagit qu'en fonction de sa destinée.

Trop simple, me diras-tu, ou trop sophistiqué selon le point de vue de chacun, mais il est compliqué de se faire juge en la matière. Ici, mon cher Théophile, je te laisse le soin de te faire ta propre opinion sur les autres religions, sectes, philosophies, dont les noms et les énumérations parfois fantaisistes restes trop imbriqués dans des complexités saugrenues qui pour nous n’ont aucun attrait dans la recherche qui nous intéresse, car la majeure partie de leur interprétation est tirée d’autres croyances et plus ou moins arrangées pour parfaire à leurs idéologies.


le bien et le mal antique

Attaquons-nous maintenant à la culture méditerranéenne ou occidentale dont nous sommes issues.

Dans la Grèce antique, la Liberté et le Mal chez Platon trouvent leurs champs d’applications dans la double exigence de justice chez l’homme et dans la cité, aux niveaux individuel et social. Être libre suppose de maîtriser un conflit des passions qui pourraient être à l’origine du mal. La cité gonflée d’humeurs est une dégradation de la cité des besoins. La condition de possibilité de la justice en l’homme et dans la cité est corrélative de la liberté pour le mal. L’homme juste et la cité juste sont pensés comme ce qui est en mesure de les pervertir, car tout ce qui est né est potentiellement corrompu. La justice est celle de l’être. Toute la cité doit reproduire dans le sensible le modèle divin. La cité prend modèle sur la justice en soi. La contemplation se prolonge en action. L’action juste dépend de la connaissance de la justice. Si l’État est juste, c’est parce qu’il obéit au sage qui lui-même obéit à l’Idée.

Ainsi nous ne sommes pas méchants volontairement mais seulement par ignorance, « nul n’est méchant volontairement ». La liberté trouve son champ d’application dans la double exigence de justice chez l’homme et dans la cité, aux niveaux individuel et social. Cette philosophie platonicienne s’est largement répandue, bien avant l’ère chrétienne, à laquelle de nombreux peuples adhérèrent. La Grèce d’alors rayonnait comme première civilisation construite selon un modèle tout à fait démocratique, ce qui en fit son apogée. 

Selon le paradoxe Socratique, nul ne fait le mal volontairement. Le paradoxe socratique est une notion fascinante qui émerge des dialogues de Socrate, notamment à travers les écrits de Platon. Ce paradoxe, souvent résumé par l’idée que « nul n’est méchant volontairement », soulève des questions profondes sur la nature humaine et la moralité. En effet, Socrate soutient que le mal n’est pas une volonté délibérée, mais plutôt le résultat d’une ignorance. Cette perspective invite à réfléchir sur la manière dont nous percevons le mal et les motivations qui sous-tendent nos actions. 

En explorant ce paradoxe, nous sommes amenés à interroger nos propres conceptions de la moralité et à envisager des approches plus nuancées des comportements humains. Le paradoxe socratique ne se limite pas à une pure affirmation ; il constitue un véritable défi à notre compréhension des motivations humaines. En effet, Socrate soutient que le mal n’est pas une volonté délibérée, mais plutôt le résultat d’une ignorance.

Cette perspective invite à réfléchir sur la manière dont nous percevons le mal et les motivations qui sous-tendent nos actions. En explorant ce paradoxe, nous sommes amenés à interroger nos propres conceptions de la moralité et à envisager des approches plus nuancées des comportements humains.

En affirmant que personne ne choisit délibérément le mal, Socrate nous incite à tenir compte les raisons qui nous incitent à agir de manière immorale. Ce questionnement ouvre la voie à une exploration plus large des implications éthiques et psychologiques de nos choix, tout en nous incitant à examiner les fondements de notre propre conscience morale.
Pour Socrate, le mal est intrinsèquement lié à l’ignorance. Il ne s’agit pas d’une essence maléfique qui habiterait certains individus, mais plutôt d’un manque de connaissances ou de compréhension. Selon lui, si une personne commet un acte répréhensible, c’est parce qu’elle ne comprend pas pleinement les conséquences de ses actions ou ignore ce qui est réellement bon.

Cette vision du mal comme ignorance remet en question les jugements moraux que nous portons sur autrui et nous invite à adopter une approche plus empathique. Cette conception du mal a des répercussions profondes sur notre manière d’interagir avec les autres. Si nous acceptons que le mal découle de l’ignorance, nous sommes amenés à envisager des solutions éducatives plutôt que punitives pour remédier aux comportements immoraux. Socrates, lui, nous incite ainsi à cultiver la sagesse et la connaissance, à la fois pour notre propre bien, et pour celui de la société dans son ensemble. En promouvant l’éducation et la réflexion critique, nous pouvons espérer réduire les actes répréhensibles et favoriser un environnement où le bien commun prévaut.

Un autre aspect fondamental de la pensée socratique réside dans l’importance de l’intention derrière les actions humaines. Pour Socrate, il ne suffit pas d’examiner les actes eux-mêmes ; il est crucial de comprendre les motivations qui les sous-tendent. Ainsi, une action peut être jugée moralement bonne ou mauvaise en fonction de l’intention qui l’accompagne. Cette distinction entre l’acte et l’intention ouvre un champ d’analyse éthique riche et complexe. En mettant l’accent sur l’intention, Socrate nous invite à réfléchir sur nos propres motivations et sur celles des autres.

Cela signifie que deux personnes sont capables d'accomplir le même acte, mais si leurs intentions diffèrent, leurs moralités respectives peuvent être évaluées différemment. Cette question remet en cause notre conception traditionnelle de la culpabilité et du châtiment. En outre, cette perspective incite à repenser notre approche de la justice. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la punition des actes immoraux, il serait peut-être plus judicieux d’investir dans l’éducation et la sensibilisation pour prévenir le mal à sa source. Cela pourrait impliquer des programmes éducatifs visant à développer la conscience morale et la compréhension des conséquences de nos actions.

stopper la folie

Nous pouvons déjà constater, mon cher Théophile, que même dans une philosophie appliquée, les intentions et la corrélation du point de vue du mal se dissocient dans la même pensée grecque selon le point de vue de la distinction des effets qui concrétisent subjectivement une approche relative d’un ensemble formé appelé « la République », dissociée de l’individualité responsable d’autrui, toujours liée à « la démocratie ». Dogme sacré de la Grèce antique, qui n’envisage rien hors de cette construction conjointe de l’humanité.

Certes cette vision de la responsabilité nous incombe encore de nos jours, mais il est absolument nécessaire de dissocier sans faire d’amalgame, comme dans l’ancien temps de la philosophie grecque, car le mal en particulier, s’il peut être sourcé collectif, dans une certaine vision globalitaire (guerre avec son lot d’atrocités, suprématie, puissance, orgueil, démesure) ne peut être imputé sous sa forme grégaire qu’à l’individualité de la personne, qui s’en sert comme levier pour s’octroyer ce qui ne lui appartient pas, jusqu’à aller au meurtre si nécessaire. Pour simple exemple, je citerai les mafias et les cartels de la drogue, sans omettre les tyrans qui furent nombreux depuis l’aube des temps à aujourd’hui encore sous des formes diverses et variées (nazisme, fascisme, communisme, etc.), mais qui n’enlèvent rien à leur nocivité au commun des mortels.

Comment peut-on parler d’un Dieu bon face à toutes ces catastrophes qui accablent le monde ? À chaque époque, son drame et son malheur. Des chrétiens ont pu surmonter les plus ardues difficultés grâce à leur foi en un Dieu miséricordieux et bon.
Ignace d’Antioche, condamné à mort, transforma son supplice en une parfaite initiation au Christ. Origène, persécuté par les Romains et par son évêque, rappela que tout homme restait toujours libre d’agir selon sa conscience et sa foi.

Quand la famine dépeuplait de vastes campagnes, Basile de Césarée dénonça le cynisme des spéculateurs, tandis que Grégoire le Grand, pragmatique, faisait venir du blé de Sicile. Toute cette réactivité était possible car tous croyaient en la présence bienveillante de Dieu, comme Irénée avec sa théorie de la récapitulation, et Augustin avec celle de l’harmonie de la création.

Tout cela aboutissait à un cri d’amour poussé par Jean Chrysostome (appelé théologiquement Bouche d’or, du fait de ces exceptionnels enseignements et prédications) mort d’épuisement sur les routes de la déportation : « Gloire à Dieu pour toutes choses ». Comme nous le constatons, à chaque époque ses malheurs, à chacun sa foi et son ardeur. 

La réponse chrétienne à cette question qui défia le temps et l’histoire n’est et une lutte contre le mal, mais également une réflexion sur la raison de notre existence. Retenons pour mémoire que l’omniprésence du mal est une objection redoutable à l’existence de DIEU.

La question, toutefois s’est toujours posée pour la plupart des humains de notre planète, en ces termes : « Si Dieu est bon et tout-puissant, comment cela se fait-il qu’il y ait des épidémies, des famines, des guerres ? Comment Dieu peut-il laisser faire tout cela ? ». Ce leitmotiv revient fréquemment encore dans la bouche de plus d'un des êtres humains, qu’ils soient chrétiens ou pas.
Déjà pour nous chrétiens, cela gêne un grand nombre de nos frères et sœurs en Christ, mais de façon plus virulente pour l’athéisme qui se glorifie par ce biais de démontrer que notre foi est sans effet, et qu’elle n’est qu’illusion créée de toutes pièces dans l’histoire humaine, comme toutes les autres religions, croyances ou philosophies existantes. L’objection soutenue dans la plupart des cas est : « Si Dieu existe, le mal n’existerait pas non plus ! Or on trouve le mal partout dans le monde ! Ainsi déduction dite logique de déstabilisation : « Dieu n’existe pas ! »

Ou se trouve la réponse, en toute objectivité ? On nous rétorque que dès le premier chapitre de l’Écriture Sainte, dans le livre de la Genèse, le chapitre 3 en particulier, met en jeu la liberté de l’homme et de la femme face à leurs péchés, avec la punition qui s’en déduit ! Personnellement j’en déduis que, un Dieu bon et miséricordieux ne m’empêche pas d’affirmer son existence, malgré la présence du mal. Où est le problème ?

Est-ce que l’un ne peut pas exister sans l’autre ? Nous élaborerons ce sujet plus en amont avec détail, car la réflexion sur le mal est en réalité le point de départ d’une réflexion beaucoup plus vaste. La tradition théologique a abordé à de nombreuses repise la question du mal et sa réponse chrétienne. Je donnerais ici quelques éléments en confortant la théodicée et la réponse existentielle afin de mieux expliciter son approche.

Devant l’objection caractérisée du mal, un grand nombre de théologiens à chercher à justifier Dieu, en montrant que Dieu était innocent à la présence du Mal, car la présence du mal est impossible à nier ! Donc la question est :« Dieu a-t-il la puissance de supprimer le mal ? Si oui, pourquoi le laisse-t-il existait ? » Un point d’achoppement se situe de facto, toujours selon les scribes qui introduisent cette anecdote originelle dans Genèse chapitre 3, serait que Dieu dans le jardin d’Éden, fait restriction à Adam de manger du fruit d’un certain arbre, ce qui de prime abord serait le principe de la tentation. Dieu savait d’avance que si Adam toucherait et mangerait du fruit de cet arbre, il commettrait un péché, le premier de l’humanité ?

N’y avait-il pas là sujet à tentation, ce que le serpent d’ailleurs mit immédiatement en application, trop heureux de pouvoir ainsi contrecarrer la volonté divine ! Ce raisonnement se trouve vraiment trop simpliste.

Le spéculateur de ce texte tient ici à démontrer, pour justifier le péché de l’humanité, que la faute n’incombe pas à Adam, mais au Tentateur qui l’induit en erreur (sous-entendu avec la permission divine !). La question reste donc de savoir pourquoi, Adam averti par Dieu lui-même, s’est laissé abuser !

Le pendant de cette tragédie humaine se trouve dans le livre de Job, qui est une sorte d’examen de conscience du comment Dieu gouverne le monde. Les amis de Job lui rétorquent son péché ! Or Job n’a point péché ! Il est innocent de ce qui lui advient ! Ce mal dont il est atteint reste donc une énigme ! Le scribe qui a écrit ce passage de l’histoire biblique nous met dès le début de l’histoire en avance sur le motif, définissant ainsi une deuxième fois la possibilité au Tentateur de démontrer que l’humain est faible et facile à retourner. Tout comme il le fit pour Adam et Eve.

Bien sûr nous y voyons déjà pointer un esprit de convenance, qui met d’emblée de jeu la faute toujours sur un tiers qui nous incite dans notre faiblesse à trahir Dieu. Toutefois par sa réponse que Job fait à YHWH, (Job 42-1) « Je fais confiance a mon Dieu, car je sais qui est tout-puissant »

Ce n’est pas une véritable réponse que Job fait a ses amis vis-à-vis de Dieu son protecteur, mais dans cette affirmation, il existe une réponse et qu’elle n’est connue que de YHWH, lui seul. Le mal n’est pas un démenti au fait que Dieu tient tout dans sa main, au contraire la question du mal se pose justement parce qu’il existe un ordre du monde établi par la toute-puissance de Dieu. S’il y a un mal, c’est par ce que nous nous attendons, (pourrait-on dire) à ce que les réalités soient bonnes en soi

Nous n’avons pas, à ce stade, la réponse entière sur la question du mal, car nous ne pouvons pas pénétrer la toute-puissance divine. Ainsi l’existence du mal n’est pas une objection à l’existence de Dieu ni à sa souveraine puissance. Cependant, au contraire conduit à affirmer cette même existence, car l’existence du mal montre bien, en occurrence, qu’il existe un ordre du monde, ce qui oblige à affirmer l’existence même d’un auteur de cet ordre. La chrétienté, dès sa naissance, mise en accusation pour sa croyance en un Dieu bon et miséricordieux, a tenté de justifier, dans une démarche qui se voulait objective, l’innocence de Dieu dans l’implication du mal. On la retrouve chez les premiers auteurs chrétiens, qu’on appelle les « pères de l’Église ».

Leurs écrits sur différents points de notre foi font encore de nos jours œuvre de vérité, notamment pour la réfutation contre les diverses et nombreuses hérésies, qui dès les premiers siècles de notre histoire, furent plus que virulentes. Satan s’était déjà déchaîné dès l’aube de la création. Cependant, plus encore depuis qu'avec la venue du Sauveur, car il sait pertinemment que la fin de son existence est définitive, programmée dès la naissance en pensée par Notre Seigneur YHWH de vouloir sauver l’humanité par l’envoi en notre monde de son Verbe incarné.

Basile de Césarée écrit une homélie intitulée « Dieu n’est pas l’auteur du mal », vers 369 de notre ère, après le tremblement de terre qui a ravagé la ville de Nicée. Il réfuta les manichéens qui affirmaient, eux, l’existence de deux dieux : l’un bon qui s’occupe des réalités spirituelles et l’autre mauvais qui s’occupe de celles matérielles. Ainsi, pour les manichéens, la réponse du mal était très simple. Toutes les catastrophes naturelles ou même surnaturelles sont à attribuer au dieu maléfique. Basile se fit donc un devoir de réfuter cette hérésie, en démontrant qu’il n’y a qu’un seul Dieu créateur universel de toutes choses, visibles comme invisibles, et qu’en aucun cas il ne pouvait être l’auteur d'un mal quelconque advenu ou survenu en notre monde.

Néanmoins, cette entreprise de justification de l’innocence de Dieu a connu ses excès. À trop vouloir, rien n’est bon ! Elle va se transformer dans les siècles suivants en une entreprise de démonstration dite mathématique de l’innocence de Dieu. Cette entreprise se nomme la « Théodicée ». Dès le XVIIᵉ siècle, nombre de philosophes vont chercher à démontrer que Dieu est innocent, et qu’en vérité la question du mal est un faux problème. Ce serait, selon eux, une erreur de perspective ! Pour ne citer que ces deux-là, entre Leibniz qui, selon les termes mêmes de la « Théodicée », parvient à démontrer que le mal ferait partie de la création en contribuant ainsi à la perfection de l’univers, et des railleries de Voltaire qui se trouvent en particulier dans son œuvre intitulée « Candide ». (Un chef-d'œuvre à découvrir impérativement.)

La Théodicée se trouve chez plusieurs autres philosophes qui tous ont en commun le même défaut, celui du rationalisme, c’est-à-dire que par la raison, l’humain comprend tout. En revanche, de nombreux chrétiens de haute stature savent qu’il y a une réponse au problème du mal. Cependant, ils n’entendent pas la donner eux-mêmes, pour la raison : ils la reçoivent par la révélation en acceptant de ne pas tout comprendre. Ce qui en soi parait plus logique. Face aux excès de la raison, certains philosophes ont eu la tentation inverse.

le mal philosophique

J’inclus ici le Mal et le Bien du point de vue philosophique dans la société laïque de notre temps

Le Bien et le Mal qui sont pour les philosophes des idées et non des réalités. c’est-à-dire des déterminations du sens des choses par opposition aux concepts qui déterminent leur réalité, dont ils découvrent qu’elles sont vides, justement parce qu’en elles ne contiennent rien d’autre que la responsabilité ou l’autorité dans leur réalité tautologique :

L’autorité, c’est que le pouvoir s’exerce, et la responsabilité, c’est que l’implication s’exerce elle aussi. Dans la compréhension hypothétique de la conscience, tant individuelle que collective, le Mal est défini comme ce qui ne doit absolument pas être, c'est-à-dire ce qui ne doit pas se faire, en comparaison avec le Bien, qui nécessite un effort pour être réalisé et obtenu. Cette définition fort suggestive tend à déterminer les deux notions de façon paradoxalement identique.

La conception philosophique se résume à expliquer que ce qui relève du Mal ne doit absolument pas être. Ici le mot « absolument » signifie que, quoi qu’il en soit, de la réalité dans son ensemble et de toutes les raisons qu’on pourrait donner non seulement pour contester l’impératif mais même pour le justifier. Quand la nécessité d'empêcher est absolue, ni la réalité ni les raisons ne comptent. Ils ne comptent pas, puisque leur mention est celle d’une relativité. Ainsi, le Mal est à transcender ce qui a été fait par rapport aux raisons de le faire. Dès lors, la question de savoir pourquoi il faut combattre le Mal n’a aucun sens.
Combattons le Mal, c’est-à-dire faire que ne soit pas ce qui ne doit pas être. En effet c’est mal, et que le Mal et le Mal pareillement au Bien, s’il faut faire le Bien, c’est parce que c’est bien et qu’il faut faire le Bien.

La discussion sur ces deux points a toujours fait couler beaucoup d’encre, envenimé bien des discussions qui de volontaires devinrent délirantes. La tautologie est l'expression de l'autorité en tant qu'autorité. Pourquoi faut-il obéir à la loi ? Certains diront, parce qu’elle est utile à l’ensemble afin d’en garantir par sa notoriété une égalité à tous. Mais, diront les contradicteurs, ce qui est le Bien et utile aux uns et Le Mal est nuisible aux autres ! Mais, la loi est juste et protège tout un chacun, rétorqueront les premiers, mais diront les détracteurs, le juste des uns n’est pas celui des autres, et il est pour le moins difficile de trouver justes des lois qui servent à garantir un ordre où les revenus des uns représentent des dizaines de milliers d’années du revenu des autres ! Non, s’il fait respecter la loi, c’est pour la seule et unique raison, c’est parce que c’est la loi, et qu’elle est là pour se justifier de chacun et se prémunir de chacun.

Notons au passage que la loi fait état, dans tous les pays du monde, de façon différente certes, mais quelle que soit la façon dont elle est appréhendée, la loi défend les intérêts de l’ensemble d’un groupe, plus ou moins important, voir parfois et souvent même d’un État, et que sans la loi, le chaos et l’anarchie l’emporteraient sur la bienséance de tous. 

Philosophiquement parlant, les deux notions du bien et du mal sont expressément tautologiques. Notre responsabilité est d'assurer l'existence de ce qui doit exister et d'empêcher l'existence de ce qui ne doit pas exister, sans que cela soit déterminé, car aucun déterminant ne peut être considéré. La conséquence est qu’on peut ramener les notions du Bien et du Mal à la seule notion de notre propre responsabilité.

Ainsi donc il serait suggestif, avant de penser à leur opposition, et donc à l’irréductibilité d’une négation réelle et non pas logique, de retenir que le bien et le mal sont semblablement identifiables à la tautologie de la seule notion de responsabilité. C’est aussi bien celle de l’autorité comme autorité.

Ainsi, ces deux notions n’en sont en réalité qu’une seule, comme l’autorité et la responsabilité sont simplement l’envers l’une de l’autre. Voilà ce qu’on exprime en disant qu’il faut faire le Bien parce que c’est le Bien de combattre le Mal parce que c’est le Mal. (le seul argument que l’on puisse donner étant tautologique, à savoir que le Bien est ce qu’il est irresponsable de ne pas faire, et le Mal ce qu’il est irresponsable de ne pas combattre.)

Les biens et les maux ont une détermination matérielle ! Le bien et le mal s’entendent comme autorité (c’est-à-dire responsabilité pure) : il faut parce que cela est nécessaire, et il n'est pas permis parce que cela est interdit. Un Bien est ce dont il serait irresponsable de ne pas profiter, de même que le Mal est ce à quoi il serait irresponsable de ne pas tenter de remédier. C’est donc bien l’autorité qui les constitue, présentée par son envers.

Ma propre vision des choses, dans la clairvoyance de la lucidité humaine, me paraît plutôt abstraite, résultant d'une étude élaborée trop rapidement, notamment sur le sens unique de ladite tautologie. Ce qui en philosophie seulement peut s’entendre et se développer.

Toujours selon la philosophie, la tautologie est le dit de l’autorité dont l’acte est la décision. Celle-ci s’oppose au choix qui, par définition, de ce qui apparait comme préférable, c’est-à-dire comme représentatif du bien. La décision n’a pas à se justifier, ni donc à être approuvée par ceux qui détermineront pourtant la responsabilité
Au contraire, les raisons par quoi ceci vaut mieux que cela sont tout ce qui compte dans les choix. La décision, elle, est toujours la responsabilité irréductible de quelqu'un. D’ailleurs tout choix est virtuellement commun, puisque le savoir est idéalement le même pour tous (normalement parlant) mais retenons que l’on ne décide que seul de la suite à donner à un acte à venir.

La métaphore est ici un peu trop explicite pour moi. Je pense et reste persuadé que le problème est bien plus sophistiqué que la simple réflexion d’une décision prise de façon où la notoriété l’emporte sur le suggestif. Seule la dernière partie de ce paragraphe reçoit mon consentement du fait que l’on décide finalement seul de la suite qu’il nous faudra donner à un acte, quelle que soit son importance, car chaque acte dans la vie fait l’objet d’une conséquence à assumer.

Choisir, nous disent donc les philosophes, consiste à faire pour le mieux devant une diversité, et donc à réaliser a priori du bien ou, si l’on préfère, à avoir l’a priori des raisons pour déterminer la responsabilité. On ne saurait choisir entre deux objets sans qu’aucun savoir, même irréel ou farfelu, fasse apparaître l’un comme préférable à l’autre. Dans le choix, c’est donc le savoir qui compte, le choix se trouvant suffisamment défini. Autrement dit, si la définition abstraite du choix est qu’il soit l’option préférable, sa définition concrète est qu’il soit l’exercice d’une autorité particulière qui est celle du savoir. Du savoir et non pas du sujet, on sait donc comment consiste l’opposition entre choisir et décider.

Personnaliser les instances rend évidente cette distinction, quelle que soit l’apologie qui se dessinera devant une situation où la communauté donnera son avis sur la position à tenir, mais où le responsable, après avoir entendu et écouté, prendra seul la décision à tenir sur le sujet en question à traiter, conforme ou pas aux recommandations qui viennent de lui être adressées, car tous peuvent s’exprimer et donner leurs choix possibles d’une parfaite réalisation, mais il sera, lui, seul à choisir et à décider en dernier ressort, responsable de l’acte à poser devant la communauté à qui il a des devoirs et à qui il doit assumer les conséquences de quelque nature qu’elles soient. Bonne ou mauvaise selon le choix qu’il appliquera à la décision qu’il aura prise.

À ce stade de la réflexion philosophique, j’introduirai pour ma part une notion qui pour moi prévaut sur toutes les autres : il s’agit de la définition scolastique des éléments clés de notre culture en général : le SAVOIR, le POUVOIR et le VOUVOIR qui découlent de notre propre intellect.

Si selon la philosophie le SAVOIR est une nécessité, elle peut être supplantée par l’autorité dite particulière qui ne justifie pour moi en rien l’opposition entre Choisir et Décider, cela relevant de critères plus élaborés et fonctionnels que la simple divergence entre Choisir et Décider car cela occasionnerait alors une préséance dans la décision qui de fait relèverait plus de l’orgueil et de la vanité pour imposer son point de vue que de faire selon la logique la volonté de la communauté. La seule remarque à laquelle je souscris dans cette phrase est que l’acte posé sera pris seul par le responsable. Si on est le sujet d’une bonne action, on n’en reste pas moins l’auteur du fait. La décision dernière pour traiter une affaire, légère parfois, lourde souvent, écrasante et contraignante à certains moments, relève de l’être en soi.

La philosophie, quant à elle, explique certaines approches de ce problème du mal d’une autre façon, dont voici l’explication. Le Mal est décisif de ce que nous sommes en ce qu’il nous met au pied de notre propre mur, qui est d’être sujet, comme il arrive qu’on en subisse la douloureuse épreuve, par exemple en ne faisant rien parce qu’intervenir est trop dangereux quand bien sûr, il faut absolument faire une sensation.

Nous pouvons donc structurer l’argumentation de cette façon : la responsabilité décide de ce qu’il en est de nous et le Mal décide en absolu de la responsabilité. Ce en quoi nous voyons apparaitre la spécificité que nous sommes bien humains ! C’est-à-dire à nous-mêmes, dans le Mal, non pas selon quelque apriori diabolique qui nous ferait mauvais par nature, mais simplement comme l’impossibilité langagière que la question du bien soit originellement la nôtre !

Or c’est cela la disposition originelle du Mal, l’impossibilité que le Bien, c’est-à-dire l’autorité des raisons, soit ce qui compte. Mais, alors, qu’est-ce que le Mal dans le paradoxe (être) optimiste d’une notion exclusive de toute détermination !

Ceci ! Le Mal est la responsabilité qu’on assume du fait que ce qu’on fait n’ait pas pu être choisi mais ait dû être décidé. En quoi c’est forcément du Mal prédominant qu’il s’agit quand la question est de répondre de ce dont on est assujetti et donc d'être le sujet.

En ce qui concerne le Bien, toujours selon la philosophie, le Bien n’est pas ce qu’il est bon qu’on fasse. Non, le Bien c’est ce qui est normal qu’on fasse. D’où cette évidence que le normal et le Bien sont la même chose.

Pourtant la normale est neutre en ce sens. En effet, le paradoxe est résolu quand on a compris que la nature du Bien est l’autorité. Le Bien, c’est qu’il est inconditionnellement impératif que l’on fasse. Le normal, neutre par définition, accède existentiellement à la positivité quand sa notion est celle de ce qui doit impérativement être assumé et surtout assuré. 

réflexion sur le mal

Le concept d’une chose, qui par définition est son gouvernement, un élément du SAVOIR. Ainsi toute chose est-elle sous l’autorité de son concept, donc du SAVOIR, dont elle relève en tant qu’elle est ceci ou cela ! La leçon est donc claire, il s’agit toujours que le SAVOIR fasse autorité et qu’il fasse autorité inconditionnellement. Le Bien, dans sa littéralité, serait donc de façon morale et d'autorité du SAVOIR. C’est pourquoi cette définition dite de faire la distinction du Bien et du Mal a une conséquence très importante pour ce qui est de la responsabilité et de la distinction du Bien et du Mal.

 À cause de leur nature commune, qui est l’autorité, on peut dire que la responsabilité du Bien est la même que celle du Mal, non pas la responsabilité de ce qu’on fait, qui renvoie à notre détermination de sujet, qui est et reste une certaine compétence, mais la responsabilité de le faire, qui renvoie à la responsabilité du sujet.

Cependant, elle s’y oppose parce qu’en rester à cette évidence contrevient au critère de la non substitution qui est inhérent à la condition de responsabilité de l’être en personne, sans laisser en arrière ses intérêts objectifs et subjectifs et donc déterminant qu’ils s'expriment. D’où cette évidence : dès lors qu’un savoir est posé, il devient autorité. C’est ce qu’on traduit en disant que faire le Bien consiste à ne plus être que le vecteur du SAVOIR. 

Le Mal, au contraire, consistera à faire qu’on sera seul à faire non seulement dans l’ordre de causer le malheur, mais encore celui de le vouloir. Dans le Mal, la question de s’égaler à ce qu’il faut faire n’a aucun sens. Ainsi, l’autorité dont il s’agit n’est plus celle du SAVOIR, mais celle du sujet quant à être sujet. (Ce qui spécifie bien qu’il s’agit là d’une action menée de sa propre autorité, donc de sa propre initiative et de sa propre détermination à agir).

Notons donc que le Mal, refus du Bien, est le contraire du Bien. Cela étant bien évident pour les choses, mais c'est plus encore pour les personnes ; puisqu’aucun SAVOIR ne compte, ni donc de détermination, il n’y a plus de limite au Mal que les humains peuvent faire et il faut s’attendre à encore plus et pire.

D’où cette conclusion sur les principes : le Bien, c’est que le SAVOIR compte, faisant autorité, et donc que la question, celle de la connaissance, ne soit plus celle du sujet mais celle du SAVOIR ; le Mal, c’est que celui-ci ne compte pas et donc que la question, celle de l’autorité, ne soit pas celle du savoir mais celle du sujet.

Sujet qui agira selon son propre vouloir, en toute connaissance de la négativité de l’acte à commettre. Le seul fait de choisir le Mal, c’est qu’on a décidé de plein gré d’être une mauvaise personne, Les exemples de nos jours sont légion. Les vols, les arnaques de tous genres, le proxénétisme, la drogue, bref tous les divers et variés trafics accompagnés de toutes formes de délinquance, sont en général plus lucratifs que les travaux honnêtes que l’on n’a ou pas de compétence particulière à monnayer, soit des raisons quelque peu foireuses qui prendront notre place au moment de l’imputation, mais uniquement si une arrestation intervient pour justifier devant la justice de ses actes négatifs.

Quoi qu’il en soit, pour se reconnaître sujet du Mal, brandir seulement tout ce qui excuse qu’on l’ait fait, car le Mal n’est alors que sa propre inconscience subjective. relève du Mal, ce qu’on fait dans la suffisance de cette détermination qui relève de l’autorité. Pour la plupart des malfrats, pour que le mal advienne, il suffit qu’il n’y ait pas de raison qu’il n’advienne pas, précisément par cette seule suffisance, récusation de l’autorité d’être soi-même comme sujet. (Ce qui spécifie bien la notoriété de l’individu de se complaire dans des excuses inadmissibles pour la justice et pour tout bon citoyen qui relève de la morale et du civisme. Il n’y a pas d’excuse lorsque le SAVOIR, le VOULOIR et le POUVOIR ne s’exercent pas dans une logique drastique.)

La méchanceté, subjectivement parlant, se définit par la mauvaise action au sens de faire le Mal et de faire du Mal. Il consiste alors à valider l’autorité d’être soi à propos d’une chose, d’un être ou d’un parlant. Le Mal normalement invalide l’autorité, mais l’autorité se substitue à l’invalidité. La méchanceté par définition s’autorise la récusation de toute détermination, donc de limite. Il veut et décide que l’autorité qu’il est de soi décide de l’autorité dont relèvent les choses et les êtres quant à être eux-mêmes, et qu’elle en décide au-delà de toute limitation.
Dans l’insistance qui le définit, le Mal, par la méchanceté qu’il génère, s’entend donc de toujours plus creuser l’écart entre un être ou une chose et l’autorité dont elle ou il relève quant à être cet être ou cette chose parce que l’autorité dont on relève est aussi celle dont relève l’autorité dont on relève. Parce que le Mal est sa propre insistance, il consiste toujours à amener au contradictoire de la dignité propre à toute l’humanité, qui devient de ce fait l’insociable de la société par une abjection qui le détermine comme indigne et scandaleux. 

perfectibilité de la responsabilité sociale face au mal

Ici je reprends mon raisonnement, après l’introduction de la vue philosophique sur le bien et le mal que chacun sera à même de juger selon ses propres critères sur la question. Libre à chacun de définir ses propres choix dans la vie. Mais, il reste néanmoins l’idéologie de la perfectibilité de la responsabilité sociale, morale, civique et voir dans certains cas religieuses.  

Si certains philosophes de la Théodicée affirmaient qu’il y avait une réponse rationnelle au problème du mal, d’autres ont affirmé qu’il n’y avait aucune solution selon la raison. Ainsi le mal n’est pas un problème, mais serait un mystère ! Le mal ne serait pas un problème à résoudre, mais un mystère à accepter. Il faut, je crois, réfléchir au mal non pas de façon abstraite, mais par le recueillement en conscience de notre participation à ce fléau.

Réduire le mal à un mystère, sans voir qu’il y a aussi un problème du mal, est une démission de notre intelligence, intelligence offerte à l’humanité par le Principe Créateur, soit Dieu lui-même, et résoudre ainsi de façon aléatoire le problème du mal. Finalement, n’est-ce pas faire offense à Dieu et par-delà à sa perfection à toute sa création ? Il faut donc tenir à la fois qu’il existe une réponse au mal, que nous ne pouvons pas saisir entièrement, mais s’en remettre au Père Créateur.
La tentation de répondre à la question du mal par la restriction à ce qu’on appelle « la raison » ne saurait être la réponse voulue à ce problème, car d’autres éléments seraient nécessaires à une compréhension globale du traité du mal.

En vérité, Dieu est bon et tout-puissant, mais il n’est pas innocent au mal, comme toute la création lui est attribuée, donc je crois qu’il est utile et nécessaire d’aborder la question du mal sur terre en fonction de la distinction des créatures, ce qui, ainsi que de nombreux penseurs chrétiens, serait la plus juste façon d’appréhender ce problème.

L’univers comporte en son sein des créatures diverses et variées. celles (s’il en existe d’autres hors de notre planète, que nous ne connaissons pas encore, ou que nous ne connaîtrons jamais), et celles que notre terre porte en elle, minérale, végétale, animale et humaine.
Toutes les formes les plus diverses et variées soient-elles, comportent nécessairement un point de fusion propre à l’harmonie totale de notre existence même, pour que la terre suive son évolution constante dans une parfaite concordance nécessaire à sa survie et la nôtre aussi.

Les divers éléments qui sont à notre connaissance, du moins à ce jour, dans notre vingt et unième siècle sont : les créatures purement spirituelles, Archanges, Anges, Chérubins, Séraphins, (puissance occulte mais hors de notre portée, à ne surtout pas interpeller), les diverses créatures que nous trouvons et rencontrons dans la nature, et l’humain composé d'un corps matériel et d'un esprit intellectuel et spirituel. Selon notre raisonnement, est-ce à dire que la présence du bien et du mal serait nécessaire (d’après notre démonstration d’une nécessité d’un mélange de tout ce que supporte notre planète pour qu'elle soit ce qu’elle est) à la perfection de l’univers ?

C’est une solution explicative que l’on a souvent trouvée dans l’histoire de la théologie, qui tente de la christianiser au possible, mais cette solution éthique que nous retrouvons dans la philosophie stoïcienne et néoplatonicienne suffit-elle ?

Selon leurs raisonnements, chez les stoïciens, le mal est nécessaire à la perfection de l’univers. En effet, selon leurs théories, pour justifier d’un gouvernement divin face à l’existence du mal, les stoïciens affirment que l’existence mutuelle des opposées est nécessaire à l’harmonie de l’univers. Ex : pour qu’un tableau soit beau, il faut des ombres et de la lumière. Ainsi, la présence de l’ombre met en valeur la lumière. Cela se conçoit, c’est, je dirais même, une évidence. Autre exemple : sans lâcheté, pas d’héroïsme. Sans pécheur pas de réelle sainteté. Ces deux arguments ont été développés par la philosophie néoplatonicienne, particulièrement par Platon au IIIᵉ siècle de notre ère.

Dans la conscience humaine aussi de l’époque, ce discours peut être envisageable, mais de nos jours il est prudent de garder une certaine réserve. Ce genre d’argument s’entend sur bien des bouches, hélas, sans trop d’évidence pour en soupeser le réel porté avec tout ce que cela peut engendrer comme relativité dans un monde qui aujourd’hui est bien différent de celui du IIIᵉ siècle.

Saint Thomas d’Aquin connaissait ces argumentations, mais va les modifier en profondeur. Il explique, selon sa théorie, que si le mal contribue à la perfection du monde, ce n’est pas parce qu'il est là, mais c’est d’abord parce qu'il est transformé en bien par Dieu. Toujours expliqué par Thomas d’Aquin, il cite Virgile en ces termes : « Le Dieu tout-puissant à qui appartient le souverain domaine de toutes choses, puisqu’Il est souverainement bon, ne laisserait jamais un mal quelconque exister dans ses œuvres, s’il était assez puissant et bon pour faire sortir le bien du mal lui-même. »

Cette citation contient les deux réponses fondamentales de la foi chrétienne. Selon les pères conciliaires : « Dieu ne veut pas le mal, mais il le permet, parce qu’il est plus puissant que le mal et pour en tirer un plus grand bien ». Toujours selon les pères conciliaires : « Le péché originel a été permis par Dieu pour en tirer un plus grand bien qui est la rédemption acquise par son Messie, Jésus, son Verbe fait chair. » Cet axiome est repris dans l’Église catholique, inscrit dans son catéchisme, et Thomas d’Aquin y souscrit et s’inscrit parfaitement dans cette ligne.

Personnellement, pour cet axiome, et cela ne concerne que ma réflexion intime, je la trouve un peu simpliste et exprime trop vite la façon tactile de remédier à la faute sans s'y laisser condamner, puisque ce serait, selon cette thèse, que Dieu lui-même qui aurait permis le péché. À mon humble avis, cela déroge totalement de la mansuétude divine qui ne veut que le bien de ses créatures et n’accepterait sûrement pas que l’homme pêche pour avoir ensuite à le racheter. L’hypocrisie serait totale ! Le fait même d’avoir pensé et inclus cet axiome dans l’idée qu’elle fut émise par Dieu lui-même me semble être un mépris et une insulte au Créateur.

Quand on parle du bien et du mal, qui sont deux réalités, l’un s’inscrit dans une réalité positive, et l’autre dans une réalité non positive. Elle serait négative et même néfaste au point d’être, dans certains cas, destructrice. Les exemples ne manquent pas, et au quotidien dans les informations, nous en avons un triste aperçu. Selon St Thomas et St Augustin, l’erreur se produit lorsque l’enseignement (connaissance du SAVOIR) n’est pas bien reçu et compris, ce qui ouvre la possibilité du péché, nous conduisant à agir à l'opposé de ce que nous aurions dû faire. Le mal ressemblerait à trou dans la réalité existentielle à accomplir. 

ange et demon

Ainsi, ils en concluent que la perfection de l’univers requiert qu’il y ait inégalité d’êtres et de choses afin que tous les degrés de bonté soient réalisés.

St Thomas d’Aquin inscrit cette perspective dans la distinction des créatures : celles qui peuvent se corrompre, et celles qui sont incorruptibles. Il y aurait là alors pour celles qui peuvent se corrompre une défaillance intellectuelle et spirituelle, qui laisserait supposer que Dieu n’intervient pas dans leurs raisonnements et les abandonne à leur triste sort. Or, la corruptibilité est une conséquence inéluctable du caractère matériel de l’individu qui, en conscience, agit en conséquence. La responsabilité de l’acte à commettre ou commis lui incombe totalement et souverainement. Dieu, par l’intermédiaire de son Esprit de Sainteté, l'aura avertie spirituellement en temps et lieu voulu de l’irrémédiabilité de son acte ou de son geste, et l’action entreprise par l’individu lui est alors imposable de façon nette et précise, sans appel possible à une quelconque défaillance. 

Si Dieu, Créateur absolu de tout ce qui existe dans l’univers avec une perfection inégalée et inégalable, pourquoi alors permettrait-il cette dérogation terrestre ? Cette question relève de la simple logique intellectuelle et spirituelle. Le Seigneur intervient toujours en amont dans la pensée d'être vivant, mais laisse tout un chacun libre de ses choix, le mettant alors devant ses propres responsabilités.

Toute extrapolation sur la notion du bien et du mal, notamment celle subjective qui laisserait comprendre que Dieu a permis de façon intentionnelle le mal, tombe dans le danger des raisonnements de la théodicée, de l’agnosticisme, de l’existentialisme, dérives d’autant plus significatives qu’elles incitent à l'hérésie caractérisée et porteraient à croire que finalement il n’y a qu’une existence négative, dans ce monde encore en chemin vers la vie éternelle, laissant l’humain se débattre seul dans la finitude de son implication qui serait alors involontaire dans la conjoncture terrestre où il doit se débattre pour s’en sortir indemne.
Alors, où se trouverait Dieu dans cette thèse simpliste de notre advenir en tant qu’humain arrivé sur terre par inadvertance !

Le problème du mystère du mal dans l’humain est un gouffre dans lequel tout un chacun peut s’enfoncer, dans lequel la réactivité de l’être est susceptible de l’emporter sur l’ascendant péjoratif, en contemplant la sagesse de Dieu dans sa création universelle, qui dépasse de loin notre intellect et notre sagesse. Nous savons de façon pertinente que le Seigneur gouverne toutes choses et les mène vers le bien qu’Il est Lui-Même. De tout mal et de toutes fautes, Dieu se révèle être le régénérateur. (à condition que l’humain l’accepte et se laisse transformer !)

Dieu le reprend et le transforme en bien à condition que l’humain accepte son implication dans sa vie. L'humain, doué d’une intelligence, avec une conscience, est créé libre, doit cheminer vers sa destinée ultime par choix et libre amour. Dieu a permis et voulu l’humain libre à son image et à sa ressemblance et respecte sa volonté, n’intervenant que par désir intérieur et profond de sa créature.

Le vrai responsable du mal, quoi qu'il en soit, c'est la liberté de l'être, homme ou femme.

Mais, comment en rendre compte sans tomber dans une immense entreprise de culpabilisation de l'humain ? Nous sommes en effet confrontés à une série de divisions, ou d’ « aliénations » insurmontables. La première est l'aliénation entre l'humain et la nature liée au problème de la mort. La seconde est la division des humains entre eux dans les diverses sphères de la sexualité et de la famille, du travail, de la vie économique et sociale et enfin de la vie politique.

Plus radicalement encore, tous les êtres font l'expérience d'une division à l'intérieur d'eux-mêmes et se sentent séparés de l'"absolu" qu'ils désirent de toutes leurs forces. Dans cette situation, hommes et femmes font l'expérience d'une solidarité mystérieuse, dans laquelle chacun est à la fois victime et coupable. Victime, parce qu'il entre dans un monde déjà marqué par ces maléfices objectifs qui vont s'abattre sur lui : le Mal vient de ce que le monde créé est inachevé, qu'il est en croissance (selon le point de vue Thomiste). Cela comporte une part de vérité, mais c’est insuffisant pour notre logique cartésienne.

Par rapport à l'existence de chaque personne, ce phénomène est "originel", puisque c'est dans la société. Le vrai responsable du mal, quoi qu'il en soit de l'explication précédente, c'est la liberté de l'humain.

Mais comment en rendre compte sans tomber dans une immense impasse ! Le mal nous précède toujours. Coupable, parce qu'il en devient immédiatement complice et qu'il ajoute peu ou prou à ce poids global du malheur de l'humanité. Personne n'a inventé le mal, personne ne le commence, mais tous le recommencent, marqués par ces maléfices qui émergent d’eux-mêmes. Mais il est aussi le fruit objectivé, le résultat cristallisé d'un jeu de liberté dans lequel chacun a sa part de responsabilité. Le Mal nous fait faire l'expérience de la "solidarité des libertés".

Cette solidarité dans la complicité affecte les cultures humaines et leurs langages, en particulier sous la forme du mensonge. Toute mentalité, toute culture véhicule un certain état des mœurs, une série de jugements de valeur, qui comportent des points aveugles et des déformations. Nulle culture n'est innocente. Le mal fait partie de la connexion interhumaine, écrit Paul Ricoeur, comme le langage, comme l'outil, comme l'institution. Le mal est donc largement "transmis". Il est de tradition.

De cet état de choses, personne ne peut se considérer comme indemne. Nous constatons que le péché est contagieux. Les mauvais exemples sont vite suivis. On ne pèche donc jamais pour soi tout seul. C'est cette situation "originelle" pour chacun d'entre nous que la foi chrétienne nomme le "péché originel". Dans la tradition chrétienne, cette expression vise d'abord et avant tout la situation globale de l'humanité et non le péché d'Adam raconté dans les premières pages de la Bible.

Tous seraient alors arbitrairement inclus dans un péché des origines avec lequel ils n'ont rien à faire. Or le récit du péché des origines, même s'il est placé au commencement de la Bible, est le fruit d'une interprétation seconde. Il a pour but de rendre compte de l'origine et de la radicalité de la situation globalement pécheresse de l'humanité. On ne peut chercher à l'atteindre qu'en dernier lieu, au terme du dernier pourquoi. 

Le "péché originel" constitue l'interprétation à la lumière de la révélation de ce que je viens de décrire et au sein duquel chacun d'entre nous se trouve à la fois victime et coupable.

Vatican II a bien souligné qu'en la matière "ce que la révélation divine nous fait connaître ainsi s'accorde avec notre propre expérience".

Ce que notre expérience appelle le mal des hommes et les fautes humaines, la révélation l'appelle péché, au sens d'un état général de péché. Par ce terme, elle veut dire qu'il y a dans la condition humaine actuelle, source de violence et de mensonge, quelque chose qui s'oppose à Dieu et à son dessein sur l'homme. Car le terme de péché inclut la relation à Dieu. Cette interprétation radicalise l'objet de notre expérience. Elle nous dit que ce péché nous atteint de manière universelle. En d'autres termes, ce péché est là toujours et partout. Il atteint tout un chacun. Nul ne peut prétendre y échapper. Cela recommence toujours de génération en génération. Un maléfice opère, à l'instar d'un virus que l'on ne sait ni identifier ni détruire.

L'application de ce terme de "péché" à une situation de fait et à une solidarité objective et non à un acte personnel ! A-t-elle été heureuse ? Sans doute pas. Ce vocabulaire est occidental et remonte à saint Augustin. La tradition de L’Église grecque byzantine à nos jours a préféré les mots de mort, corruption, blessure de l'image de Dieu en nous. On parle aussi volontiers de "pêcher du monde", expression plus moderne.

Mais comme on ne peut pas légiférer sur l'emploi des mots et que l'expression de " péché originel " est là, répandue partout dans notre culture, il nous faut "faire avec". Dieu n’est pas la source du mal moral ; c’est plutôt sa Sainteté qui le définit. Créés à l’image de Dieu, nous avons la responsabilité de faire des choix moraux qui lui plaisent et qui sont conformes à sa volonté. Il veut notre sanctification selon : « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité », (1 Thessalonicien 4:3) et ne veut pas que nous péchions selon : « Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.», (Jacques 1:13).
Dans la repentance et la foi en Christ, nous obtenons le pardon du péché et un changement du mal moral en nous-mêmes selon : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés » (Actes 3:19). En tant qu’enfants de Dieu, nous suivons ce précepte : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. » (Romains 12:21).  

bien ou mal - bien et mal

Avant d’en venir à mes conclusions, je rajouterai dans l’intérêt général une option qui me tient à cœur sur la réflexivité personnalisée de l’être en soi, en quoi il est important de se soumettre avant de prendre une décision concernant notre propos qui relève du bon sens et de la responsabilité de tout un chacun.

Je reprends ici la notion du SAVOIR, du VOULOIR et du POUVOIR. Commençons par le SAVOIR. De tous les États du monde, l’école est devenue obligatoire pour tous les enfants, garçons ou filles (sauf hélas, dans certains pays où règnent l’ignorance et la barbarie), et, quelle que soit la religion de ces différents États, la majeure partie du monde permet, et selon, parfois même oblige, tous les enfants à être scolarisés. Le Savoir intervient donc principalement de la culture que l’on apprend sur les bancs de l’école. Elle s’approfondit avec le temps et les divers niveaux atteints pendant cette éducation scolaire de la primaire jusqu’au-delà des études les plus poussées selon la branche et le métier choisis. Dans notre monde occidental, cela peut aller jusqu’à l’âge de trente ans, voire plus. (BAC + de 2 à 12)

Mais, se savoir inclut, a fortiori, le savoir inculqué par les parents, la famille en général. Certes, se savoir complémentaire s’appuie en grande ligne sur le savoir scolaire, mais il s’accentue en certains points plus décisifs et parfois même incisifs par la culture et de la moralité de la famille. Même dans notre monde occidental, selon le pays où l’on vient au monde, ce savoir sera tout de même légèrement différent selon que l’on est du nord ou du sud de l’Europe. Les voyages, qu'ils soient motivés par des loisirs ou par des raisons professionnelles, nous révèlent les différences qui existent entre les États et varient selon le pays que nous visitons.


Ainsi, si nous continuons notre périple, dans les autres parties du monde, nous nous rendrons vite compte des divergences de connaissances qu’il y aura entre les différentes cultures de ces pays, que ce soit en Afrique du Nord ou du Sud, que ce soit en Asie, ou en Eurasie, en Amérique dite latine ou nordique, et du pôle Nord comme au pôle Sud. Cela malgré tout, inclut que, de quelque partie du monde où l’on voie le jour sur cette planète, le savoir nous inculque une connaissance à laquelle chacun ne peut se dénier.


Notre nature, dès notre naissance, nous affuble d’un cerveau qui, en se développant, par le conscient, l’inconscient et le subconscient, enregistre la totalité des connaissances acquises et nous les redistribue au besoin de nos réflexions, de nos pensées, de nos engagements, de nos décisions, notamment lorsqu’il y a un acte à poser, et cela se répète souvent tout au long de notre vie. Notre intelligence, plus ou moins développée, plus pour certains que pour d’autres (sur ce point je n’ai pas d’explications) nous permet alors de prendre la bonne résolution avant de la mettre en pratique, et ce, à tous les niveaux de notre intellect.


Chacun, selon ses propres capacités, fera le choix qui lui est le plus juste d’accomplir dans l’acte qu’il aura à faire en connaissant par ce biais, toutes les conséquences qui en découleront. (Sauf dans certains cas où l’analyse des conséquences étant peu perçue conduit plus au désastre qu’à une bonne œuvre).


Donc, nous pouvons déduire que l’humain, sauf en de très rare cas, (nous l’avons explicité plus haut), et parfaitement conscient et lucide tout au long de sa vie, par le savoir acquis dans la connaissance de son pays et ou de sa culture et ou de sa religion (qui pour certain fait état et abstraction de tout ce qui concerne autrui) ne peut se soustraire dans le cas d’une exaction commise de quelque nature que ce soit nonobstant le fait que son action n’avait pas pour but d’être mauvaise et que c’est une déviance de sa connaissance (qu’il justifiera pour excuse de bonne ou mauvaise) et qui l’aurait conduit à commettre cet impair, qu’il soit de nature morale civique ou sociale, voir pour certain même religieux.


Ceci éclairci, venons-en maintenant au POUVOIR. Non pas le pouvoir des puissants, non je parle là du Pouvoir de chaque être humain à être capable d’affronter, après mure réflexion, la décision qu’il y a lieu de prendre avant de poser un acte. En fonction des conséquences qui en découleront, qu'elles soient bonnes ou mauvaises selon le point de vue adopté, il est fondamental de s'identifier à cette autorité qui nous soumettra d'emblée soit à la critique, soit à la reconnaissance de la société ou du groupe auquel nous appartenons. Serons-nous capables, de façon lucide et concrète, d’aller jusqu’au bout de la décision que nous venons de prendre dans l’action que nous devons entreprendre. Il est alors fondamental de faire le point de nos capacités à exercer ce mandat que notre conscience nous demande de réaliser, mais uniquement si nous nous en sentons vraiment capables, mieux responsables.


Parfois la volonté et le courage semblent vouloir nous submerger tellement nous avons à cœur de réaliser cette action, que les bras nous en tombent lorsque, à la réflexion, nous nous apercevons que mener cette action jusqu’à son terme serait pour nous impossible. Il nous faut alors savoir alors se résigner et renoncer à ce projet. A contrario, dans la mesure où tous seraient en parfaite harmonie avec notre conviction et nos capacités à réaliser cet acte, cela ne nous poserait alors aucun problème. Forts de nous-mêmes, nous envisageons, en conscience et parfaite connaissance de cause, ce qui en découlera et nous pouvons alors prendre la décision ultime qui nous conduira à mettre en œuvre notre résolution de poser cet acte.


Il nous reste donc à élucider la notion de VOULOIR. Confrontés tout au long de notre vie à des obligations contraignantes ou anodines, dès notre plus jeune âge jusqu'à notre fin de vie, bien sûr la notoriété de l’obligation sera à la mesure de notre évolution, et émanera de la sensibilité que notre âge nous permettra d’appréhender sans difficulté. On ne demandera pas à un enfant en bas âge de faire ce que pourrait faire un enfant plus âgé, ou même voir une personne adulte. (Encore qu’hélas dans certains pays, les enfants sont soumis à de dures réalités et que nous-mêmes adultes en sommes outragés). Lorsque nous devons prendre une décision qui doit nous mener à poser un acte dans la vie civile, sociale ou religieuse, notre connaissance du savoir nous permet de faire avec objectivité, normalement, le raisonnement qui doit nous mener ou non à accomplir cet acte par suite de l’autorité de la décision.


De cette façon nous pouvons envisager les causes à effets que cela produira dans la suite à venir. Mais, se posera en alternative la question du POUVOIR. Parfois on se sent prêt pour accomplir tel geste, telle mission, tel devoir, mais voilà, en conscience, pouvons-nous toujours réaliser notre rêve ou notre devoir ? Parfois oui, cela devient évident, mais parfois l’on s'aperçoit de notre impossibilité à résoudre le problème qui se pose à nous pour diverses raisons qui nous sont propres, et alors nous devons y renoncer. Parfois à contrecœur, mais normalement et subjectivement, la raison l’emporte toujours sur l’euphorie de ce que l’on croyait possible de pouvoir réaliser.

C’est alors qu’intervient le dernier point qui nous intéresse.

Tout le raisonnement expliqué si dessus permet aussi à chaque individu de décider en dernier recours de la faisabilité du projet et de sa mise en exécution. Si tous les paramètres affichent un résultat positif, l’autorité de l’action devra donc se réaliser ! Mais selon notre état du moment, notre problématique soit du moment soit qu’elle persévère depuis un certain temps, soit que nous soyons de ceux qui se désintéresse du comment et du pourquoi tel ou tel chose devrait ou pas se faire, même si cela nous incombe au premier degré, le VOULOIR prend en compte la décision finale pour chacun de nous, en toute liberté de conscience et d’esprit.

Cela demande parfois une telle énergie, compétence, engagement, rassurance, que malgré le désir de vouloir assouvir cet acte, moralement, intellectuellement, fondamentalement nous nous sentons incapable d’aller au bout de la volonté qui nous anime malgré notre bon vouloir. On ne peut obliger personne à faire ce qu’elle ne voudrait pas faire. La contraindre ne sévirait à rien sinon à amener une situation délicate et complexe.

Finalement en dernier recours, c’est l’état de la personne du moment ou de son comportement habituel qui définira soit la mise en action de la décision dont l’autorité fait sujet, soit tout simplement nous nous en remettrons a un tiers, voir au groupe sociale, civique et ou religieux de prendre l’initiative de faire ou pas l’assouvissement d’une décision qui même si elle nous incombe de facto sera reporter sur d’autres individus ou peut-être même bien purement et simplement annulé.

Réaliser ainsi les trois notions qui s’impose a tout être intellectuellement pensant et parlant est un devoir non seulement de chaque individu mais aussi et surtout une obligation, voire même une contrainte de s’imposer cette réflexion avant toute alternative qui nous demanderait une mise a exécution d’un acte a poser de façon notoire ou délibérer (ce qui peut être encore plus grave), soit de façon même profondément réfléchi, soit dans le groupe ou nous sommes normalement constitué, soit dans la société en générale au nous nous trouvons et œuvrons.  

espoir face au mal

Conclusion : 

Au terme de ce long et difficile périple, mon cher Théophile, ou je pense que tu auras quelques réflexions personnelles ce qui est normal, malgré l’effort d’explication et d’interprétation en ce qui concerne le rôle de l’humain en ce monde, son ascendant et de son devenir, notamment en ce qui concerne le brûlant problème du Mal. Comprend que mon bût ne fut pas de déterminé quelque chose d’indéterminable, mais de démontrer que quel que soit l’implication humaine dans le mystère de notre création, notre responsabilité reste propre à chacun, en fonction de sa nature, de son enseignement, de sa volonté, de son choix, de son implication, conscient en tout point de vue de sa responsabilité par notre intellect, notre conscience et notre subjectivité.
Car pour ce qui est de la création Cosmique connue à ce jour, aussi bien dans l’universel, qui comprend aussi le mystère invisible de l’au-delà, où toutes les créatures célestes sont tenues de par la grâce acquisse auprès du Père de vivre déjà dans la béatitude éternelle, ne peuvent prétendre à une certaine liberté d’expression, de langage ou de vie autre que celle connue près de Dieu.

Le seul et unique électron libre créé, que l’univers connaisse actuellement, avec en lui toutes les dualités de notre condition terrestre, est l’être humain.
Ce n’est pas le démon, satan, shaytân ou tout autre détermination qui signifie le mal dans les différentes religions monothéistes, qui est responsable du mal que commettent les humains, mais bien l’humain lui-même, car l’Éternel lui a conféré ontologiquement les trois caractéristiques suivantes : le langage, la raison, et la conscience de soi.

Ainsi, l’humain, disposant du libre arbitre, voit le dualisme entre le Bien et le Mal comme provenant uniquement de sa propre âme. Sa seule responsabilité est le miroir qui symbolise ses propres déviances, qui cédant au péché par le penchant négatif de sa propre âme, donc de sa propre volonté, et qui de fait se rattachera à un esprit conditionné au Mal, qui pour se soustraire à son erreur, refusera de reconnaître comme étant issue de sa propre volonté, rejetant sur un autre responsable (Satan, trop facilement) le Mal qu’il commet pourtant en tout état de cause et de conscience.

La réponse chrétienne à cette question qui défia le temps et l’histoire n’est pas seulement une lutte contre le mal, mais également une réflexion sur la raison de notre existence. Retenons pour mémoire que l’omniprésence du mal est une objection redoutable à l’existence de Dieu. La corruptibilité est une conséquence inéluctable du caractère matériel de l’individu qui, en conscience, agit en conséquence.

La responsabilité par l’individu de l’acte à commettre ou qui a été commis lui incombe totalement et souverainement, quoi qu’il en dise et d'aussi loin qu’il tentera de s’en défendre, du fait de sa totale connaissance de la coexistence dualiste qui réside en lui du bien et du mal.

Le seul et unique électron libre créé, que l’univers connaisse actuellement, avec en lui toutes les dualités de notre condition terrestre, est l’être humain.
Ce n’est pas le démon, satan, shaytân ou tout autre détermination qui signifie le mal dans les différentes religions monothéistes, qui est responsable du mal que commettent les humains, mais bien l’humain lui-même, car l’Éternel lui a conféré ontologiquement les trois caractéristiques suivantes : le langage, la raison, et la conscience de soi.

Ainsi, l’humain, disposant du libre arbitre, voit le dualisme entre le Bien et le Mal comme provenant uniquement de sa propre âme. Sa seule responsabilité est le miroir qui symbolise ses propres déviances, qui cédant au péché par le penchant négatif de sa propre âme, donc de sa propre volonté, et qui de fait se rattachera à un esprit conditionné au Mal, qui pour se soustraire à son erreur, refusera de reconnaître comme étant issue de sa propre volonté, rejetant sur un autre responsable (Satan, trop facilement) le Mal qu’il commet pourtant en tout état de cause et de conscience.

La réponse chrétienne à cette question qui défia le temps et l’histoire n’est pas seulement une lutte contre le mal, mais également une réflexion sur la raison de notre existence. Retenons pour mémoire que l’omniprésence du mal est une objection redoutable à l’existence de Dieu. La corruptibilité est une conséquence inéluctable du caractère matériel de l’individu qui, en conscience, agit en conséquence.
La responsabilité par l’individu de l’acte à commettre ou qui a été commis lui incombe totalement et souverainement, quoi qu’il en dise et d'aussi loin qu’il tentera de s’en défendre, du fait de sa totale connaissance de la coexistence dualiste qui réside en lui du bien et du mal.
Pour ma part, je t’exprime ici, mon cher Théophile, ma pensée personnelle (et j’insiste bien sur le fait que cela ne concerne que moi), que le Créateur, pour que l’humain soit vraiment, totalement et parfaitement libre, comme il l’est LUI, YHWH, l’Éternel, modelé à son image et à sa ressemblance (selon la Bible Gn 1,26. §), a voulu, de façon totalement plénière, pour être libre de tout fait et geste, que l’être humain ait en lui toutes les formes de dualités qui puissent exister, principalement et surtout celle du Bien et du Mal
Ceci, afin qu’il puisse dissocier ou associer, mûrir intellectuellement. Ainsi, en toute liberté de conscience d’âme et d’Esprit, toutes les connaissances néfastes ou positives, des actes qu’il aura à commettre dans sa vie, ce qui le dissocie totalement de tout ce qui vit sur terre comme ailleurs. De cette façon, l’humain peut en toute autonomie et selon son propre discernement se reconnaître créé et se rapprocher de son Créateur afin de s’unir à LUI, de façon libre, spirituellement et intellectuellement choisie, par la communication de l’âme et de l’Esprit qui reflètent en lui de la toute-puissance divine de l’Éternel : « JE SUIS celui qui EST ».
Je termine donc maintenant, mon cher Théophile, mon exposé sur « le Mal », qui apportera peut-être un peu plus de lumière à certains, d’incompréhension à d’autres. L'unanimité sur ce point-là n’a jamais été acquise et ne le sera jamais.
Les différents points que j’ai traités, de façons distinctes et de points de vue divergents, n’auraient donc pour seules prétentions que de vouloir amener le lecteur de cet exposé à faire de lui-même son propre cheminement en se situant ou pas dans les diverses et variables interprétations suggérées dans cet exposé, laissant le libre arbitre à chacun, en toute conscience et de sa propre pensée, sans vouloir infléchir en quoi que ce soit dans l'esprit de chacun.
(§) Nota bene : La création de l’humain à l’image et à la ressemblance de L’Éternel Dieu créateur est un concept central dans la Bible, notamment dans le livre de la Genèse. Cette création est décrite comme un acte divin qui tend à d’inscrire l’humain dans une relation d’union avec son Créateur. L’humain, créé à l’image de Dieu, est unique parmi les créatures de l’Éternel Dieu souverain, ayant en même temps un corps matériel et une âme immatérielle.
Cette ressemblance implique que l’humain a été créé pour ressembler à Dieu dont il dépend totalement, sur le plan intellectuel, moral et social et religieux. L’humain a donc été créé avec la capacité de raisonner, de choisir et de communiquer avec son Créateur, ce qui reflète l’intelligence et la liberté de la toute-puissance divine de « Je SUIS Celui qui EST », l’Éternel, Dieu tout-puissant, Créateur de toutes les choses de l’univers infini. Cette création a également été conçue pour être en communion avec LUI, son DIEU, ce qui est un aspect fondamental de la nature humaine.
Ainsi, l’humain, disposant du libre arbitre, voit le dualisme entre le Bien et le Mal comme provenant uniquement de sa propre âme. Sa seule responsabilité est le miroir qui symbolise ses propres déviances, qui cédant au péché par le penchant négatif de sa propre âme, donc de sa propre volonté, et qui de fait se rattachera à un esprit conditionné au Mal, qui pour se soustraire à son erreur, refusera de reconnaître comme étant issue de sa propre volonté, rejetant sur un autre responsable (Satan, trop facilement) le Mal qu’il commet pourtant en tout état de cause et de conscience.

Ceci termine mon exposé sur la question brulante du Mal existant dans toute la société humaine de notre terre.

Fraternellement en Christ.
Armand Scasso
Diacre permanent

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