Comme tu peux t’en apercevoir, la liste est longue et, par le monde, les religions finalement abondent, même si pour la plupart on ne peut pas réellement parler de religion, la majeure partie étant des philosophies, et d’autres à des titres indescriptibles qui se situeraient dans le registre inclassable.
Chez les Chaldéens et les Babyloniens. Les Anciens Mèdes, un peuple sémite connu pour ses contributions en astronomie, mathématiques, astrologie, science et autres domaines de connaissance, avaient une vision complexe du mal, souvent liée à leur compréhension de la religion, de l'astrologie et de la cosmologie qui imprégnaient leur culture antique. Les Chaldéens, en tant qu'anciens habitants de la Mésopotamie, ont développé une compréhension du mal qui était souvent liée aux caprices des dieux et à l'ordre cosmique.
Ils croyaient que les événements célestes exerçaient une influence directe sur les affaires humaines, ce qui implique que les calamités et les malheurs pouvaient être perçus comme la colère des dieux ou comme des signes d'un déséquilibre dans l'ordre du monde. Ils percevaient le mal à travers le prisme de leur mythologie et de leur spiritualité, souvent symbolisée par la lutte entre Marduk, leur dieu principal, et les forces du mal, Gilgamesh, divinité infernale.
Chez les Sumériens et les Assyriens : Leurs conceptions sur le mal étaient étroitement liées à leurs croyances religieuses et à leur compréhension de l'ordre et du chaos dans le monde. Dans leur mythologie, il existait une constante lutte entre les forces du bien, représentées par les dieux, et les forces du mal ou du chaos (enfers) : dont les déesses et les dieux étaient souvent associés à des créatures et à des événements destructeurs.
Pour les Assyriens, le mal n'était pas une entité intrinsèque, mais plutôt le résultat de désobéissance aux dieux et de la rupture de l'ordre divin. Les Sumériens, eux, voyaient donc le mal comme une conséquence de leur propre comportement et des actions qui voulaient s'écarter de la volonté divine.
Chez les Médes et les Perses : L’empire des Médes puis des Perses (également connu sous le nom d’Empire achéménide) était un empire d’Asie centrale qui existait entre 550 et 331 av. J.C. Concernant la religion, les Perses professaient le zoroastrisme, Les deux principaux dieux, Ormazd (Ahura Mazda), l’incarnation du bien et Ahriman (Zurvan Akaran), l’incarnation du mal. Tous les deux répandent leurs forces antagonistes sur l’Univers, épaulés respectivement par des créatures bienfaisantes et des démons. Autre nom : Angra Mainyu. "L'esprit du mal". Concept même du Mal, qui veut détruire le monde et le recouvrir d'obscurité.
De l’Égypte à la Nubie : Les dieux et déesses de l’Égypte antique représentent une foule considérable de plus d'un millier de puissances surnaturelles ; divinités cosmogoniques, divinités provinciales, divinités locales, divinités funéraires, personnification de phénomènes naturels ou de concepts abstraits, ancêtres déifiés, démons, génies, divinités étrangères importées, etc. L'iconographie divine fut dès les temps protohistoriques placée sous le caractère de la diversité. La panoplie longue et fastidieuse, il serait lassant de continuer à tous les énumérer. Ce qui nous intéresse, c'est la ou les divinités associées au mal.
Seth, le dieu belliqueux de la Violence et du Mal (Setesh en égyptien), était représenté comme un homme ayant une queue fourchue et la tête d'un animal, (méconnu) avec un corps semblable à celui d'un canidé.
Le Sikhisme : le sikhisme, ou Sikhi, est une religion dharmique monothéiste fondée dans le Pendjab, au nord du sous-continent indien, au XVᵉ siècle. La religion sikhe s'est développée dans un contexte de persécution religieuse, en mettant l'accent sur l'investissement personnel pour le bénéfice et la prospérité de tous. Ainsi, le sikhisme rejette le fait qu'une religion quelconque détienne la Vérité absolue. Le sikhisme considère que toutes les religions peuvent mener vers Dieu. Si la religion sert à se croire supérieur aux autres, il ne s'agit pas de religiosité mais de vanité humaine, orgueil ou démon que le sikhisme demande de détruire. Les symboles physiques sikhs sont là pour rappeler cet ordre à la conscience : combattre, vaincre et tuer l'ego, qui empêche la communion avec Dieu-Un. Un Sikh ne peut avoir foi en aucun autre prophète vivant ou non vivant. En accord avec le Sikhisme, Dieu n’apparaît jamais sous forme humaine. Le paradis et l’enfer n’existent que dans ce monde.
Chez les Japonais : nous retrouvons-le bouddhisme déjà élaboré dans d’autres cultures et religions.
Les autres religions asiatiques : Bön, Hùa-Hao, Javanisme Javanisme ; Le Bön est à l’origine de la culture et de la spiritualité tibétaine. Le peuple Tibétain pratiquait les rites du Bön, religion indigène traditionnelle. Le maître Tönpa Shenrab, fondateur de la religion Bön, apparu sur la terre mythique d’Olmo Lung Ring Tönpa-Shenrab étudia la doctrine Bön au ciel avant de s’engager auprès du dieu de la compassion, Shenla Okar, à descendre sur terre guider les hommes
Le Hòa Ho : est une secte basée sur le bouddhisme, dans la région du delta du Mékong, en Cochinchine (Sud de l'actuel Viêt Nam) Les disciples du Hòa H o, ont l'obligation de prier Bouddha deux fois par jour, le matin et le soir.
Le javanisme. La culture est empreinte de croyances et de pratiques antérieures à l’arrivée des religions majeures. On appelle kejawen (de Jawi, “Java”) Les Sundanais de Java Ouest ont à peu près les mêmes pratiques et croyances, qu'ils appellent âgama Sunda Wiwitan. Le kejawen n’est pas un système religieux, mais il comporte des valeurs éthiques et spirituelles tirées de la tradition javanaise. Cet aspect du kejawen est appelé kebatinan (de l’arabe bathin, "intérieur, spirituel").
Les religions précolombiennes, ou préhispaniques, sont les civilisations qui se sont développées en Amérique avant la découverte, en 1492. L'histoire de ces civilisations couvre principalement les ères préclassique à postclassique de la Mésoamérique (Olmèques, Toltèques, Zapotèques, Mixtèques, Aztèques, et Mayas) et de l'Amérique andine (civilisation de Caral et Incas, Moches, Chibchas et Cañaris). Il est également utilisé pour désigner la civilisation du Mississippi, en Amérique du Nord, qui a occupé le site de Cahokia ; à son apogée en 1250 apr. J.-C, ce fut la plus grande ville au nord du Mexique. La religion tenait une place fondamentale dans les civilisations précolombiennes, celles des Mayas et des Aztèques en Amérique centrale et des Incas au Pérou. L'instabilité naturelle qui caractérisait cette région du monde (pluies irrégulières, gelées précoces, tremblements de terre) et qui menaçait constamment la fertilité des sols a conduit les différents peuples à diviniser les éléments de la nature et du cosmos. Comme ce furent des civilisations guerrières, les dieux de la guerre y avaient naturellement une grande place, tout comme les sacrifices humains, fréquemment pratiqués par les Incas et plus encore par les Aztèques au Mexique.
Présidant à la première ère de la création, Tezcatlipoca, qui signifie « Seigneur du Miroir fumant », était la divinité suprême de la mythologie aztèque. Tout-puissant, omniscient, il pouvait adopter de multiples apparences, mais comme dieu des Ténèbres, il demeurait souvent invisible. Ce dieu qui, selon la caste des prêtres, réclamait perpétuellement des sacrifices sanglants pour calmer sa fureur et donner à son peuple les éléments de base fondamentaux pour leur besoin quotidien.
Les religions traditionnelles africaines et afro-américaines : Bwiti, Candomblé, Macumba, Mwari, Quimbanda, Quimbois soit Kenbwa soit Tjenbwa, Rastafarisme, Santeria, Sérère, Umbanda, Vaudou Ces religions dites traditionnelles sont méconnues, et disons mal comprises par nos cultures occidentales, réduites à des pratiques primitives et païennes. Elles manifestent toutefois une certaine spiritualité et une complexité profondément enracinée dans l’environnement naturel et social des communautés qui les composent. Établie sur l’animisme, qui attribue une âme et un pouvoir à tous les éléments naturels et sur le culte des ancêtres, garant de l’harmonie des vivants et des morts, en traversant le travail et les relations sociales.
Elles ne sont transmises qu’oralement et adaptées aux contextes locaux, chaque population ayant sa propre identité localement parlant, quand bien même il ne s’agirait que d’une simple portion de territoire. Elles ont fait preuve d’une grande résilience face aux missions et persécutions, aujourd’hui encore, notamment dans les parties les plus reculées du continent. Dans le concept spirituel des peuples d’Afrique, il n’existe pas de diable qui s’oppose à Dieu.
Les religions amérindiennes et les mouvements amérindiens. Amérindien est un terme utilisé pour décrire toutes les tribus des Indiens d’Amérique. On en comptait plus de 180. Ces tribus avaient chacune une religion propre, car elles avaient chacune son interprétation du monde surnaturel et de la place qu’occupe chaque individu. Plusieurs groupes croyaient en l’existence d’un Grand Esprit ou d’un Grand Mystère supérieur. Par exemple, le Wakan Tanka des sociétés des plaines et le Kitchi Manitou des Algonquins de l’Est.
Pour ces tribus, cet esprit est généralement bénéfique mais s'il n’est pas traité comme il le faut, il peut devenir dangereux. Un grand nombre de tribus croyaient que les plus grands Esprits résidaient dans un Monde Supérieur. Certaines tribus pensaient que des images contenues dans ce Monde Supérieur venaient sur Terre pour devenir des hommes, tandis que dans d’autres tribus, ils pensaient que les hommes avaient rampé pour sortir des cavernes profondes du Monde Inférieur (qui est un monde où les âmes y restent enfermées pour l’éternité).
Le Gnoticisme, le Chamanisme, le Néopaganisme et le Reconstructionnisme ainsi que pour l’Esothérisme et le New Age. Nous traiterons ces sujets avec l’ensemble des religions monothéistes dites traditionnelles, ainsi que pour les Contestations, Fictions et Parodies
Ici, nous faisons un premier examen des situations diverses et variées qui nous ont intéressés et qui se sont inscrites dans les religions et philosophies indépendamment des religions dites monothéistes.