Evangiles
Synoptiques

Evangiles selon Saint Marc , Saint Matthieu ,
Saint Luc et en complément Saint Jean 


Ce site est destiné à l’étude des évangiles et a leur meilleure compréhension.
Les trois premiers dits synoptiques, attribués à St Marc, St Matthieu et St Luc...
et aussi l’évangile selon St jean, qui complète les écrits apostoliques avec une étude sur l’Esprit Saint  

Saint Marc

Communément accepté par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome.
 

Saint Matthieu

Ce colleteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël. 

Saint Luc

Médecin lettré, compagnon de ST Paul, la Bonne Nouvelle qu'il annonce chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus.

L'Esprit Saint


Qu'est ce que l'Esprit Saint ?
Comment l'expliquer ?

 Comment se manifeste t-il ?
Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Évangile de Jésus,
le Christ de Dieu
selon Saint-Jean

Chapitre 15

1- ".Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
2- Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève, et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il en porte davantage.
3- Déjà, vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
4- Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
5- J.e suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits: car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
6- Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse ces sarments, on les jette au feu et ils brûlent.
7- Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
8- C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples.
9- Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés: demeurez dans mon amour.
10- Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j'ai gardé les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour.
11- Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
12- Ceci est mon commandement, que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés.
13- Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
14- Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15- Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelé amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
16- Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom.
17- Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
18- Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï le premier.
19- Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. 
20- Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n'est pas plus grand que le maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
21- Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
22- Si je n'étais pas venu, et que je ne leur eusse point parlé, ils seraient sans péché; mais maintenant leur péché est sans excuse.
23- Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
24- Si je n'avais pas fait au milieu d'eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils seraient sans péché; mais maintenant ils ont vu, et ils me haïssent moi et mon Père.
25- Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur Loi: ils m'ont haï sans sujet.
26- Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement."

1- a)."Je suis la vraie vigne, b). et mon Père est le vigneron. 

Dans ce chapitre, le Seigneur affermit ses disciples, face aux tribulations qui leu arriveront par la suite. Il commence par prendre en exemple, comme déjà maintes fois auparavant, le travail de la terre, connu de tous à cette époque et donc plus compréhensible par la majorité des gens du peuple. Cette allégorie significative est ici bien sûr, une analogie métaphorique.

a).Ici, IL s’appuie sur un élément dont le fruit relève d’un travail de longue haleine, et qui demande beaucoup de patience et d’endurance. Bien des ouvriers connaissaient le dur travail de la vigne et la façon de la rendre plus profitable. Aussi quand Jésus se compare à cette vigne, Lui qui paraissait au monde de condition modeste, semblait pour la plupart de naissance discrète, et qui supportait l’ignominie, se distingue par la profusion des fruits qui abonderont dans sa vigne. C’est pourquoi, Il se réfère a la vigne, dont lui-même et le pied et où se multiplient de nombreux sarments, qui à leur tour donneront du fruit en abondance. Ces fruits donneront un vin qui nous enivre intérieurement, et qui est un vin de componction. Fortifiant notre foi, il nous refait de l’intérieur.

b) Mais le Christ ne s’alloue pas à Lui seul, le mérite de cette fructification abondante et généreuse, Il y associe Dieu son Père, car parce qu’Il se compare a la vigne selon sa nature humaine, le Père est lui comparé au vigneron qui cultive sa vigne. Dieu, donc, nous cultive pour que nous soyons améliorés par son travail qui extirpe de nos cœurs les mauvaises semences. Il ouvre nos cœurs par le biais de sa parole, et y plante les semences de ses commandements, afin d’en recueillir un fruit de piété. C’est donc en dernier lieu, Dieu le Père qui est le cultivateur de cette vigne, c’est Lui qui la fait croître et fructifier de l’intérieur, dans la mesure, bien sûr, où l’homme coopère de l’extérieur.    

2- a).Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève, b).et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il en porte davantage. 

a). Nous savons tous que les sarments font partie de la nature de la vigne et en ce qui concerne ces sarments, le Christ montre ici le souci du vigneron. Ceux qui adhérent au Christ sont les bons sarments, mais ceux qui n’adhérent pas, sont de mauvais sarments que le vigneron coupera. Il s’agit là de tout individu qui ne porte pas de fruit et qui par son comportement peut influencer d’autres individus à se détacher de la foi et donc du Christ.

b) Jésus explique ensuite le souci du vigneron qui va émonder les bons serments, les comprendre, les entourer de soins, pour qu’ils fructifient davantage. L’être humain qui est bien disposé, uni à Dieu, incline son affection vers diverses réalités et, de ce fait, peut s’amoindrir perdant ainsi de son efficacité. Voilà pourquoi, Dieu enlève fréquemment toutes les entraves qui le feraient dériver. Personne en cette vie n’est assez pur pour ne pas être émondé, et ainsi croître en vertu afin que croyant, il se rende plus fécond en étant lui-même plus pur.  

3- Déjà, vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. 

En parlant précédemment d’émondage en prenant pour exemple de la vigne, Il leur fait comprendre qu’ils ont reçu le bienfait de la taille, ce qui signifie : voilà ce que j’ai dit des sarments, mais vous, vous êtes des sarments que la taille à préparés à produire du fruit. En effet, en premier lieu, la parole du Christ purifie des erreurs en instruisant. En second lieu, la parole purifie les cœurs des affections terrestres en enflammant d’amour pour les réalités célestes. En troisième lieu, la parole invoquée lors du baptême purifie des péchés. Il montre ainsi que sa parole, en tant que Verbe de Dieu, à la vertu d’émonder la vigne du Seigneur.  

4- a).Demeurez en moi, et moi en vous. b). Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.

a). Le Seigneur incite ses disciples à la persévérance ; Puisque vous êtes purs et avez reçu un si grand bienfait, vous vous devez de persévérer par la charité, par la participation aux sacrements, car en recevant la grâce de moi-même, je suis là pour vous aider dans votre mission.

b). dans cette allégorie, parfaite en son sens premier, Il leur monte qu’ils doivent demeurer unis au Christ pour porter du fruit. Au sens littéral, Il sous entend que le sarment seul ne peut donner de fruits par lui-même s’il n’est pas rattaché à sa source, et que le fait de rester rattaché a Lui sera la raison majeure de la fructification de leur mission à venir.  

5- a).Je suis la vigne, vous êtes les sarments. b).Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits: c).car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. 

a). Cette allégorie est parfaite parce que le rapport de vous à moi est le même que celui de la vigne à ses sarments.( Ce qui redéfinit le verset 4 visé plus haut).

b). Ensuite, Jésus montre que le fait de demeurer en lui est très efficace, par la croyance, l’obéissance et la persévérance. De ce fait illuminé par le Christ, le disciple porte quatre fruits potentiels : il s’abstient du péché, il se consacre aux œuvres de sainteté, il édifie autrui, et il récolte le fruit de son labeur en obtenant la vie éternelle.

c). Le Seigneur donne ensuite les raisons de cette efficacité. Par là Il instruit les humbles et ferme la bouche des orgueilleux. Il est clair que sans Lui, nous ne pouvons faire ni de grandes choses ni de petites ! Toutes nos œuvres sont faites soit en vertu de la nature, soit en vertu de la grâce Divine. En premier, puisque tous les mouvements de la nature viennent du Verbe, sans Lui, aucune nature ne peut être mue pour faire quoi que ce soit. En second, pour les actes accomplis en vertu de la grâce, puisqu’IL en est lui-même l’auteur, il est notoire que toute œuvre méritoire ne peut se réaliser sans Lui.  

6- Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse ces sarments, on les jette au feu et ils brûlent.

Ici, Le Christ nous donne ici cinq raisons de demeurer en Lui pour ne pas être liés à une peine qui se rapporte à la damnation En premier, l’expulsion hors de la gloire. En second le dessèchement de notre âme vouée a la perdition. En troisième, associés au mauvais, le sarment est automatiquement dissocié des autres sarments. En quatrième, c’est la peine du sens, car il est voué à être brulé. C’est la cinquième peine, l’épreuve du feu perpétuel (Mt 25, 46).  

7- Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. 

Dans ce verset, nous remarquerons que le Christ reprend deux points qu’Il avait touchés en les exhortant à demeurer en Lui. Le premier point, « demeurez en Moi », Il le reprend par « Si vous demeurez en Moi » Le second « et Moi en vous » qui remplace ce qui fut dit précédemment « et que Mes paroles demeurent en vous ». Cette remarque du Christ spécifie une chose importante de notre salut. Le Christ est le Verbe de Dieu. Toute parole de sagesse vient de Lui. (Si 1,5 dans la vulgate) .Donc manifestement, le Christ est en nous lorsque les paroles de sagesse sont en nous, car toutes proviennent de Lui. Il insiste ensuite sur : « et que Mes paroles demeurent en vous », ce qui peut se faire de quatre manières : en aimant, en croyant, en méditant et en accomplissant. En faisant ce qu’Il nous à commandé, les paroles du Christ œuvrent en nous et nous instruisent de ce que nous devons demander selon la logique propre a l’économie divine, qui se traduit par ce qui est le plus nécessaire à notre salut.   

8- C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples. 

Le Christ donne ici une raison supplémentaire de demeurer en Lui, tirée de la gloire du Père, car toutes nos œuvres, nous devons les rapporter à la gloire de Dieu -Père. Dans le Christ et par Lui nous portons du fruit, et par ce fruit le Père est glorifié. Essentiellement c’est l’adhésion qui nous fait devenir disciples, ensuite notre comportement, et surtout notre enseignement à tout être à qui l’annonce du royaume et de sa doctrine est nécessaire. Tels sont les signes intangibles qui caractérisent dans la charité les disciples du Maître.   

9- Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés: demeurez dans mon amour. 

Ici, trois points montrent la façon de demeurer en Lui.
1) Demeurer en Lui, c’est demeurer dans son amour.
2) Demeurer dans son amour, c’est garder ses commandements.
3) Garder ses commandements, c’est observer la charité. Il souligne ensuite une similitude de grâce et d’amour, dans l’accomplissement de ces trois points : L’amour dont le Fils aime les disciples a une certaine similitude avec l’amour dont le Père aime le Fils. Cela en communiquant au Christ en deux points distinct.

1) Selon sa propre nature et en
2) Selon sa nature humaine, ce qui rend possible cette similitude d’amour entre Père et Fils et du Fils aux disciples. Ainsi, les disciples sont assumés par une unité d’amour du fait qu’ils auront reçu de la Trinité Sainte un si grand bienfait, et ce ayant pour but ultime de pouvoir posséder les biens éternels que le Christ a préparés pour eux.  

10- a).Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, b).comme moi-même j'ai gardé les commandements de mon Père, c).et comme je demeure dans son amour. 

a).L’observation des commandements est l’effet de l’amour divin par excellence. Non seulement de l’amour dont nous aimons Dieu, mais de l’amour dont Dieu lui-même nous aime. Du fait de Son amour, Il nous meut et nous aide à accomplir ses commandements que nous ne pouvons accomplir que par la grâce qu’Il nous accorde.

b). De même, l’amour dont le Père aime le Fils est l’exemple même de l’amour dont le Fils aime ses disciples. Ainsi, par son exemple, d’avoir gardé par amour les commandements de son Père de demeurer en Lui, les disciples doivent-ils garder par amour les commandements du Fils c). afin que le Christ demeure en ses disciples comme le Père demeure en Lui.  

11- Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. 

Jésus exhorte maintenant ses disciples à observer ses commandements, pour leur bien propre. L’amour entre Père et Fils étant cause de joie pour l’humanité ainsi que Père et Fils. De toute éternité, Le Christ trouve donc sa joie dans deux réalités ! Dans l’amour venant du Père et dans l’amour de la créature humaine. Ainsi ponctue-t-Il, par l’observance des commandements, le Seigneur veut rendre les disciples participants de sa propre joie. Celle dont Il se réjouit par le bais de sa divinité, afin d’obtenir la vie éternelle lorsque nous atteindrons tous les bienfaits à réaliser par les commandements.    

12- a).Ceci est mon commandement, que vous vous aimiez les uns les autres, b).comme je vous ai aimés. 

a).Le commandement le plus précieux est celui d’aimer son prochain. Le Christ fait mention explicitement de ce commandement pour deux raisons, en les instruisant Il les amène à comprendre la manière d’édifier leur proche et aussi à devenir forts pour supporter jusqu’à l’extrême les tribulations et les persécutions dont ils seront atteints. Pour le Christ, l’une et l’autre sont nécessaires et complémentaires envers le prochain, par le biais de la charité. Pour le Christ la charité est le principe, la racine et la fin de toutes les vertus. C’est par la charité, principale vertu, que l’homme est poussé à accomplir tous les autres préceptes ou commandements édictés par le Seigneur.

b). Le Christ manifeste aussi par son exemple, comment aimer son prochain. De façon ordonnée et efficace. Ordonnée selon la manière du Père car tout ce qui est ordonné en nous et ordonnancé au Père, et tout est efficace, parce que Lui-même s’est livré a la croix pour nous.    

13- Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis 

Le Christ explique maintenant la tribulation la plus louable, bien que méprisable aux yeux des hommes. Il démontre l’efficacité de l’amour qui est telle qu’un homme puisse supporter la mort pour ses amis, ce qu’Il s’apprête a faire, et qui est le signe parfait du plus grand amour. On peut ainsi ordonner quatre points dans l’ordre des réalités capables d’être aimées. Le Père, l’âme, le prochain et notre corps. C’est d’abord en toute priorité le Père qu’il faut aimer, puisque l’amour vient du Père et que c’est par le Père que nous pouvons aimer. Notre âme, car elle est le souffle de Dieu, et nous devons veiller à la maintenir dans un état de propreté et de netteté sans faille. Le prochain, par la charité et tous les actes des préceptes ordonnés par le Christ, et le corps, à l’image du Seigneur qui a donné son corps en croix il faut être capable de s’exposer pour protéger l’autre, un exemple qui fut maintes fois réalisé pendant la période de la dernière Grande Guerre.  

14- Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. 

Jésus leur parle maintenant de l’amitié qu’Il a pour chacun d’eux, et la de façon dont eux aussi témoignent de l’amour pour Lui, dans la mesure où ils observeront tous ses commandements. En obéissant et observant les commandements du Seigneur, ils rendent gloire à Dieu, pour leur avoir donné le Christ, et Dieu en retour les aime dans la glorification du Fils et des grâces abondantes qu’ils recevront pour accomplir leur ministère.  

15- a). Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; b).mais je vous ai appelé amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.

a). ce qui est contraire à l’amitié, c’est la servitude. Le serviteur est considéré comme un étranger, et aux étrangers on ne confie pas de secret. Le Christ exclut donc ses disciples de ce qualificatif. « Je ne vous appellerai plus serviteurs », car si autrefois vous étiez serviteurs de la Loi, aujourd’hui vous êtes des hommes libres et affranchis par la grâce divine. Or les apôtres étaient mus par eux-mêmes pour faire des œuvres bonnes et charitables, orientées en cela par l’amour divin.

b). En les appelant ses amis, le Seigneur démontre maintenant le vrai signe de son amitié pour eux. Comme ami, Il leur a révélé les secrets de son cœur. Le Père. Ainsi, donc, en leur révélant le Père, le Christ les établis et les fait participants de sa Sagesse. En effet, pour ce que sait le Fils, le Père le sait, et ce que révèle le Fils provient de la volonté du Père. Ainsi ayant entendu tout ce qui vient d’en haut, édicté par le Christ par amour pour le Père, les apôtres ont une parfaite connaissance des secrets du Seigneur, car la connaissance est un grand signe et une grande preuve d’amour  

16- a).Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis b).et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, c).et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. 

a). Jésus précise ici que celui qui a été choisi a été appelé a la dignité de cette amitié et ne s’attribue pas la cause de l’amitié a soi même mais au Christ qui l’a choisi pour cela. En cela Il précise la gratuité du choix de Dieu, puisque tout ce que fait le Christ vient du Père, et confirme que ce choix aboutit au désir d’en faire ses amis. (Ce choix est un acte de la volonté divine, dans la mesure où la volonté de Dieu et celle de l’homme, se rapporte diversement aux biens créés comme causalité. Ainsi, donc, le Père nous a choisis en nous prédestinant de toute éternité et en nous appelant à la foi dans le temps.)

b). Les amis sont établis dans trois buts distincts : parcourir le monde et le convertir la foi, porter le fruit de la conversion des croyants, et enfin faire que ce fruit arrache à la mort du péché et conduise ainsi l’ensemble des croyants à la vie éternelle. c). Ainsi, en demeurant dans la stricte amitié du Christ, en remplissant ces trois fonctions élémentaires mais primordiales, vous serez dignes de recevoir du Père tout ce que vous demanderez en mon Nom, et cela vous sera accordé.  

17- Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. 

Ici, le Christ reprend pour ses apôtres un élément essentiel de son enseignement, (vu déjà au verset 12) en précisant une fois de plus, que tout ce que Jésus leur dit, les incite à l’amour du prochain.  

18- Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï le premier 

Dans ce verset, le Seigneur console ses disciples. Lui qui souffrira de la persécution de ses tyrans ! De même que le principe de tous les bienfaits est l’amour, le principe de toute persécution est la haine. Ainsi, ils sont avertis de la haine du monde qui les persécutera.  

19- a).Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. b).Mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela, le monde vous hait 

a). La cause pour laquelle certains sont aimés du monde est que toute chose aime ce qui lui ressemble. C’est pourquoi, ceux qui sont du monde aiment uniquement ceux qui sont du monde, comme eux, c’est-à-dire séparé de la foi.

b).Il rappelle ensuite la raison pour laquelle les apôtres seront haïs du monde ! (sous entendu par l’élévation de leur esprit qui les élève au dessus du monde et de toute concupiscence !) Trois raisons peuvent être retenues pour expliquer pourquoi le monde les aura en horreur.
Premièrement, la différence de condition séparant le saint (celui qui a la foi,) du démon, (qui refuse la foi) Deuxièmement, le désagrément de la correction par laquelle le saint peut reprendre celui qui se trompe.(et les gens du monde, qui se croient plus importants, ne supportent pas cette correction) . Troisièmement, l’injuste jalousie par laquelle, les incroyants, (les refusant Dieu) envient malgré tout les hommes justes qui croissent et deviennent nombreux en amour et en bonté, ce qui les accable d’autant plus dans la persévérance de leur ignorance et de leur erreur. 

20- a).Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n'est pas plus grand que le maître. B).S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; c).s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre 

a). Le Seigneur rappelle d’abord la diversité de rang entre Lui et ses disciples, puis Il montre la similitude des faits. D’abord, Lui, en tant que Seigneur, les disciples en tant que serviteurs. Ainsi donc explique-t-Il, vous ne devez pas vous indigner si vous devez souffrir ce que votre Seigneur souffrira ; vous devrez au contraire considérer cela comme une grande gloire.

b). Moi ajoute le Seigneur, certains m’ont méprisé et d’autres m’ont reçu, il en sera de même pour vous. La similitude des faits étant que la raison de la persécution est la même, qu’elle s’exerce sur le Christ ou sur les apôtres, (car en persécutant les disciples, ils persécuteront aussi le Christ)

c).Le seigneur spécifie bien ici, que ce que diront les apôtres, se rapportera exactement à ses propres paroles. Voir ( 2 Col 13,3- Mt 10,20- Lc 10,16- 1 Th 2,13.)   

21- Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé

Le Seigneur explique maintenant la raison de la consolation des disciples, liée à la cause de la haine que les Juifs ont du Christ. Les Apôtres en effet, choisis par le Christ, étaient élevés au-dessus du monde, car rendus participants de la divinité de Jésus et de fait unis à Dieu. C’est la raison principale qui les fera haïr du monde. Le monde, (signifié ici par les Juifs persécuteurs), n’ayant pas la vraie connaissance de Dieu, celle qui s’acquiert par une vraie foi et un amour livré sans réserve, hait plutôt Dieu que les apôtres eux-mêmes. S’ils avaient eu la vraie foi, et s’ils les avaient reconnus comme véritables amis de Dieu, les Juifs ne les auraient probablement pas persécutés.    

22- Si je n'étais pas venu, et que je ne leur eusse point parlé, ils seraient sans péché; mais maintenant leur péché est sans excuse 

Le Seigneur indique maintenant la raison de leur péché. Sans la venue du Christ, et sa prédication, ils eussent eu des circonstances atténuantes, mais le Christ s’est présenté personnellement à eux, et les a longuement enseignés ! Et du fait de sa venue, de sa parole, de son enseignement, des preuves de l’autorité remise par Dieu son Père dans les différents miracles opérés, ils n’ont plus d’excuse pour se disculper de leur ignorance ! Car qu’ils aient connu le Christ, cela est évident, mais ils ne l’ont pas reconnu comme le Christ promis dans la loi et annoncé par les prophètes. Le Seigneur leur reproche donc leur péché, mais pas n’importe lequel, celui de l’infidélité spéculative, dit antonomase. Lorsqu’un tel péché existe, nul autre ne peut être remis, car toute justice et toute rémission vient par la seule foi en Jésus, Christ de Dieu. (l’antonomasie consiste en la substitution volontaire d’un mot par un autre, en employant par exemple un nom propre au lieu d’un nom commun ou réciproquement, c’est donc une expression qui se présente comme étant contraire a une réalité propre.) 

23- Celui qui me hait, hait aussi mon Père. 

Le Seigneur ajoute maintenant, que leur péché n’étant plus celui de l’ignorance mais celui de la haine qu’ils ont à son égard, il est d’autant plus grave que ce péché rejailli aussi en haine pour le Père. En effet, puisque le Fils et le Père sont un dans leur essence, leur vérité et leur bonté, et que toute connaissance d’une réalité ne se fait que par la vérité qui est en elle, de ce fait qui aime le Fils aime aussi le Père, car quiconque connaît l’un connaît aussi l’autre. Les Juifs, quant à eux, avaient en haine le Christ ainsi que la vérité qu’Il prêchait, vérité qui était essentiellement la volonté du Père, tout autant que les œuvres qu’Il accomplissait, en haïssant le Christ ils haïssaient donc aussi Dieu le Père de qui vient toute volonté. 

24- Si je n'avais pas fait au milieu d'eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils seraient sans péché; mais maintenant ils ont vu, et ils me haïssent moi et mon Père. 

Le Seigneur montre maintenant l’évidence des signes accomplis pour confondre ses persécuteurs et les rendre inexcusables dans la persévérance de leurs erreurs. Les persécuteurs pourraient arguer que les paroles dites par le Christ ne les ont pas convaincus, car comme tout un chacun ils ne voient en lui qu’un simple homme, ne le reconnaissant pas même comme prophète ; aussi le Christ confirme-t-Il ses paroles par des faits prodigieux. Certes, Élie, Élisée, Moïse, Josué ont aussi réalisé des miracles extraordinaires, mais aucun de leur propre autorité comme l’a fait le Seigneur, Eux, ne le faisaient pas par leur propre puissance, ils ont agi sous le commandement de Dieu. Le Christ Lui a agi en tant que possédant la divinité en propre. Le Christ a exercé une attraction par sa parole, par des signes, visibles et invisibles, en éveillant les cœurs de l’intérieur ! Aussi le Seigneur précise la racine du péché de ses persécuteurs et l’infidélité du cœur qui les poussent à la haine, raisons pour lesquelles ils refusaient pertinemment de croire aux œuvres accomplies par le Christ. De ce fait, leur péché n’est pas commis par faiblesse ou ignorance, mais bien par leur propre implication, voulue et manifestée.  

25- Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur Loi: ils m'ont haï sans sujet 

Le Seigneur leur reproche maintenant l’inobservance de la Loi, qu’ils connaissaient parfaitement, puisque la plupart étaient des scribes, des docteurs de la Loi, des lettrés, qui enseignaient le peuple dans le temple et dans les synagogues ! Leur désobéissance était ainsi d’autant plus grande, que toute la doctrine de la Loi, (dans l’Ancien testament) est ordonnée à l’observance parfaite de tout ce qui la compose, quels que soient le signe, l’annonce, la démonstration, l’explication, l’exigence, les actes, les prophètes, etc.    

26- a).Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d'auprès du Père, b).l'Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, c).il rendra témoignage de moi. d).Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement 

a). Le Seigneur fait maintenant allusion à la douceur de celui qui sera envoyé, le Consolateur ou le Paraclet, car Il est l’amour de Dieu le Père personnifié, éloignant de nous douleur et tristesse, nous procurant aussi les joies des réalités divines.

b).En ce qui concerne l’envoi, l’Esprit saint ne change pas de lieu, puisqu’Il emplit l’univers entier ! Et parce que du vouloir du Père et du Fils, Il habitera par la grâce, ceux qui auront fait de leur âme et de leur cœur le temple de Dieu.

c).Sa mission, rendre témoignage, lui vient du Père et du Fils communément, en vertu d’une égale puissance. IL enseignera et rappellera dans certains cas, la vérité tout entière, car de même nature divine que le Père et le Fils, Il procédera en instruisant les disciples, en communiquant cet enseignement à ceux qui croient dans le Christ, en attendrissant le cœur de ceux qui l’écouteront et mettront en pratique ses observances.

d).Ainsi donc inspirés par l’Esprit saint, les disciples rendront témoignage dans le monde entier. Les actes des Apôtres (Ac 1,8) racontent tous ces témoignages qui ont étaient réalisés par les disciples du Christ, depuis le commencement de sa prédication, l’accomplissement des miracles, et le partage de leur vie avec le Maître, tout le temps de sa vie terrestre. 



Vers le chapitre 16

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