La Très Sainte Trinité



Chapitre 4

Saint Marc

Communément accepté par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome.

Saint Matthieu

Ce collecteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël.  

Saint Luc

Sous la plume de ce médecin lettré, compagnon de ST Paul, la Bonne Nouvelle annoncée chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus.

Saint Jean

Intime du Christ, ses écrits sont un éblouissant témoignage de la vie du Messie, de sa transfiguration, des miracles accomplis, de l’agonie, de la mort de Jésus en croix, de sa mise au tombeau et de sa résurrection au matin de Pâques.

L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ?
Comment se manifeste t-il ?
Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Jésus

Spontanément, lorsque vous pensez à Jésus ou quand vous parlez de Lui, comment l’appelez-vous ?
Jésus, Christ, Seigneur, Dieu, …ou autrement !

Chapitre 4

La très sainte Trinité

la sainte trinité

Nous commençons donc à présent le chapitre quatre de notre exposé. Nous parlerons ici de l’Église, corps du Christ, qu’il a lui-même fondée, en s’appuyant sur Simon, qu’il a par la suite renommé du nom de Pierre, en précisant : « Tu es Pierre et sur cette pierre je fonderai mon Église. Je te donnerai les clés du royaume des cieux. Ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux, et ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux ». Il ne peut y avoir de plus flagrante volonté suprême de la part de la divinité du Christ de vouloir rattacher la terre du ciel. En fondant ainsi son Église, au moment de rejoindre sa place trinitaire au ciel auprès de son Père et de l’Esprit, il confie ainsi la mission à ses Apôtres en leur spécifiant : « Allez par toute la terre annoncer que le royaume est advenu et faites des disciples en les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit. Et moi je suis avec vous au quotidien jusqu’à la fin des temps. »
Si nous prenons le temps de réfléchir un peu sur ces extraits que je viens de vous citer, il n’y a aucun doute possible sur les intentions de Jésus, qui, après avoir rempli la mission que lui avait donnée le Père et librement consenti par lui, que Jésus a voulu parfaire sa mission en offrant à Dieu son Père, son Église, fondée sur la foi de ses disciples, en toute confiance que ces derniers rempliraient leur mission du mieux possible et voire même au-delà.
Le martyre qu’ils subirent tous, sauf Jean, le plus jeune, prouve bien qu’ils ont fait ce que le Seigneur leur avait ordonné, en se répandant sur les divers lieux de leurs apostolats et bien plus encore. Aujourd’hui, on dénombre sur toute la terre près de deux milliards et demi de chrétiens toutes confessions incluses. (Bien que cela reste encore peu en considération aux dix milliards de personnes qui peuplent aujourd’hui notre planète). La mission confiée aux Apôtres a donc bien trouvé, en suivant leurs exemples, de nombreux disciples qui, en adhérant à l’Église, ont poursuivi l’œuvre missionnaire initiale et qui jusqu’à ce jour encore ne s'interrompt pas. On peut donc affirmer avec certitude que l’Église dite universelle est le symbole effectif, par la volonté christique, de l’unité trinitaire de l’Église, qui est unie au ciel par son fondement.
L’Église est donc née en découvrant et en initialisant le mystère de Dieu, Père, Fils et Esprit. Elle est donc parfaitement l’Église de la Très Sainte Trinité. Cette réalité spirituelle colore toutes les relations humaines et la vie de la nouvelle Église qui prit son départ dès la Pentecôte. Son universalisme lui fut donné par le parler en différentes langues, alors que les Apôtres ne parlaient au demeurant que l’araméen, langue utilisée couramment au temps de Jésus, et pour certains aussi un peu l’hébreu, celle des pères fondateurs.

la sainte trinité

Pour comprendre ce mystère parmi les mystères, je vous cite ici le concile Vatican II « Unam Sanctam ». « Tous les enseignements de concile sur le mystère de l’Église sont marqués du sceau de la Trinité. La nature intime de l’Église trouve dans le mystère trinitaire ses origines éternelles, sa forme exemplaire et sa finalité. Vatican II a pris grand soin de nous indiquer les multiples relations du Dieu trine avec le peuple de Dieu, avec la hiérarchie du laïcat. Les problèmes de la sainteté de l’Église, de l'œcuménisme, de l’eschatologie et du mystère marial puisent dans la Trinité leur éclairage suprême. Tous les aspects du mystère ecclésial doivent être scrutés dans le rayonnement de ce mystère des mystères. En Orient comme en Occident, le culte chrétien s’exprime sous forme explicitement trinitaire. Tout dans l’Église se fait au Nom et en l’Honneur de l’indivisible Trinité. » 
« Ecclésia de Trinitate ». Expression latine, qui signifie mot à mot en français courant « Église de la Trinité ». Il faudrait pouvoir conserver à cette expression toute sa densité. Elle nous dit que l’Église de Jésus-Christ naît de la Trinité, qu’elle en porte donc la marque comme l'y incluent ceux qui nous ont engendrés. Comme son fondateur et son maître, Jésus, Fils de Dieu fait homme, l’Église rend visible, palpable, quelque chose du mystère qui est en Dieu, c’est-à-dire, cet amour total et partagé qui va du Père au Fils et à l’Esprit.
Chez Saint Cyprien, évêque de Carthage en 248, l’Église apparaît comme un « peuple qui tire son unité de l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit ».
C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que les premiers évangélistes ont pris les divers chemins de leurs missions.
Toutes les Églises locales qu’ils fondèrent ici et là dans l’Empire romain restent l’Église du Christ, à la fois une, unique et répandue dans l’univers. Paul, par ailleurs, lorsqu’il s’adresse aux chrétiens de Corinthe, leur explique bien qu’ils sont le temple de l’Esprit. Ce fut une façon pour lui de dire que l’Église qui est à Corinthe, donc la communauté de cette ville, se construit à l’image de la Trinité. 
Ainsi donc, nous interprétons et comprenons que les diverses expressions employées comme : « Famille de Dieu, Maison de Dieu, Temple du Seigneur, peuple choisi », toutes ces expressions pour dire par excellence, par une imagerie interposée certes, que Dieu Trinité ouvre à la famille humaine l’intimité de la fécondité de son amour sans limites ».

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Donc, par le Fils, vers le Père, dans l’Esprit, toute communauté, toute Église implantée au cœur du monde est donc à l’image de la Trinité, mieux, elle est un don des Trois Personnes Divines. Elles émanent toutes de la Trinité, voulue par elle-même. Elles sont un lieu où la grâce de communion et à la vie trinitaire (elle-même tout entière communion plénière) est donnée aux fidèles du Christ. Ainsi accueilli dans l’Église, tout être humain se sait aimé de Dieu. Il ne le découvre pas dans la passivité ni comme un consommateur au sens moderne du mot, mais en entrant dans un mouvement où il est reconnu comme un être unique, libre et lui-même capable d’amour, donc d’aimer.
En écoutant le récit de la vie de Jésus, de sa mission, de son évangélisation, de ses miracles, de sa passion, de sa mort indigne sur la croix, et de sa résurrection qui nous sauve, le fidèle montre son désir de devenir pleinement humain à la suite du Christ, lui qui est l’Humanité totalement accomplie. En se laissant enseigner par le Christ, par ses paroles et ses actes de charité, il est conduit vers le Père, source de tout amour, créateur du monde et de l’univers qui l’entourent, recréateur de l’humain par son pardon sans limites.
Enfin, confiant dans la présence de l’Esprit promis dans le Christ, le fidèle peut parcourir le chemin de sa vie assisté des dons de l’Esprit et pleinement heureux d’avoir pu les recevoir, à savoir : don de Sagesse, d’Intelligence, de Conseil, de Force, de Science, de Piété, et de Crainte de Dieu. Aussi, par le Fils, vers le Père, dans l’Esprit, le croyant entre dans le mouvement même de l’Amour.
Comme il est donc logique que c’est par les rites d’entrée du catéchumène que se manifeste la dynamique trinitaire à l’œuvre dans l’Église. Par réception du baptême, le nouveau membre de l’Église s’approche du mystère d’échange et d’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Esprit, au NOM unique desquels il est plongé. Ainsi il entre dans la relation d’amour qui fait de lui un adopté du Père, en son Fils par l’Esprit. 

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(Voici un témoignage qui date des origines chrétiennes : « Nous allons vous exposer comment, après avoir été renouvelés par le baptême en Christ, nous nous consacrons à DIEU. Ceux qui sont convaincus de la vérité de notre doctrine et de notre parole et qui croient promettent de vivre selon cette doctrine. On leur enseigne à prier et à demander à Dieu, en jeûnant, le pardon de leurs péchés passés et nous-mêmes nous prions et nous jeûnons avec eux.
Ensuite, ils sont conduits par nous au lieu où se trouve l’eau et de la même manière que nous avons été régénérés nous-mêmes, ils seront régénérés à leur tour. Au nom de Dieu le Père, maître de l’univers, de notre sauveur Jésus-Christ et de l’Esprit Saint, ils sont alors lavés dans l’eau. Pour que nous ne demeurions pas les enfants de la nécessité et de l’ignorance, mais du libre choix et de la connaissance, et pour que nous obtenions dans l’eau le pardon des péchés, sur celui qui veut renaître et se convertir de ses péchés, on invoque le nom du Père de l’univers, notre Dieu et Maître. Il ne lui donne pas un autre nom, celui qui conduit au baptême le candidat.
Car personne n’est capable d’attribuer un nom au Dieu qui est au-dessus de toute parole et si quelqu’un ose prétendre qu’il en a un, il est atteint d’une folie mortelle. Ces mots : Père, Dieu créateur, Seigneur et Maître ne sont pas des noms, mais des appellations motivées par ses bienfaits et par ses œuvres.
Le mot DIEU n’est pas un nom mais une approximation naturelle de l’humain pour désigner une chose inexplicable. Ce bain du baptême est appelé « Illumination » parce que ceux qui reçoivent cette connaissance sont illuminés ». (Saint Justin, Première Apologie pour les chrétiens, dans la liturgie des heures ; T2 p552-553).

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Je vous livre maintenant à la suite le chant du célèbre père de l’Église (toujours Saint Augustin cité plus haut) dans ce commentaire de renom où il s’émerveille, dans une homélie sur l’Ancien Testament, du don fait par le Seigneur aux enfants de l’Église de son Messie. Le Christ :
« Ô mes frères ! Ô mes fils ! Enfants maintenant devenus de la Sainte Église catholique de notre Seigneur et Sauveur, Jésus, Verbe du Père par excellence. Vous êtes à présent une plantation sainte et céleste ! Vous qui êtes régénérés par le Christ et qui avez reçu la naissance d’en haut, écoutez-moi, ou plutôt, écoutez par ma voix : chantez au Seigneur un chant nouveau ! Eh bien dis-tu, mais je chante, je chante ! Oui, c’est bien vrai, tu chantes à pleine voix et je l’entends, mais attention ! Il ne faut pas que ta vie porte témoignage contre les paroles de ton chant. Ainsi, rappelle-toi bien ceci : la louange de celui que l’on veut chanter, c’est le chanteur lui-même ! Si vous chantez les louanges de Dieu, soyez aussi ce que vous dites, car vous êtes sa louange, si vous vivez selon le bien, comme nous vous l’avons appris. Croyons le Père comme Il a désiré être cru, glorifions le Fils comme le Père a espéré qu’Il le soit et recevons l’Esprit Saint comme le Père a voulu qu’il soit donné et accueilli. »
Merveilleux St Augustin qui, au travers de son œuvre, ne cesse de rendre grâce et louange au Seigneur, notre Père et notre Dieu. À nous d’en faire autant en suivant son merveilleux et excellent exemple.
J’ai plaisir aussi à vous offrir un « Te Deum » du 4? ou 5? siècle, merveilleux hymne de louange.

la sainte trinité

« À Toi, Dieu, notre louange ! Nous t’acclamons : Tu es le Seigneur ! À Toi, Père Éternel, l’hymne de l’univers ! Devant Toi se prosternent les anges et les archanges, ainsi que tous les esprits des cieux ! Ils adorent et ils chantent tous en chœur : Saint, saint, saint, le Seigneur, Dieu de l’univers, le ciel et la terre sont remplis de Ta gloire. C’est Toi que les apôtres glorifient ? Toi que proclament les prophètes ! Toi dont témoignent les martyrs ! C’est TOI que ton Église annonce et reconnaît à travers le monde ! Seigneur notre Dieu, nous t’adorons ; Père infiniment Saint, Fils éternel et bien-aimé du Père, Esprit de puissance et de paix. Toi, Jésus, le Christ, le Fils du Dieu vivant, le Seigneur de la gloire, Tu n’as pas craint de prendre chair dans le corps d’une vierge pour en libérer l'humanité captive du péché ! Par ta victoire sur la mort, Tu as ouvert à tout croyant les portes du Royaume ; Tu règnes à la droite du Père. Tu reviendras pour le jugement ! Montre-Toi, le défenseur et l’ami des humains sauvés par Ton sang ; prends-les avec tous les saints dans Ta joie et dans Ta lumière. Amen.
Ainsi, les Pères de l’Église dès les premiers siècles n’ont pas tari d’éloges dans leurs chants et prières pour adorer et honorer le Seigneur Dieu Trinitaire, Père, Fils et Esprit. Pour bien mesurer comment le jeune Église a accueilli la révélation du mystère trinitaire, il est utile et nécessaire d’observer comment Paul commence ces lettres qu’il adresse aux communautés, ces jeunes Églises locales qui se fondent ici ou là. La mise en relation de Paul avec ses destinataires se fait, comme l’accueil lors du baptême, au nom des trois Personnes divines. D’emblée, le destinataire est donc placé dans la relation trinitaire. Le corps de la lettre, toutes ces questions de la vie quotidienne que Paul entend aborder, seront ensuite regardées sous cette lumière, comme si les Trois Personnes divines et leurs liens propres étaient la matrice de toutes les relations humaines.
Voyons de façon plus explicite comment Paul s’adresse à ces nombreuses églises. Bien que parfois l’introduction diffère, la teneur en est toujours identique, afin que là où elle sera lue, la ou les lettres soient toujours en adéquation avec sa personnalité et son message, car chaque lettre est un message adressé soit à une personne distincte, soit à un groupe formant église. Dans le début de ses lettres, que parfois l’on nomme « adresses », Paul se présente toujours en premier afin que le ou les lecteurs ne soient pas trompés sur l’origine de celui qui écrit, ensuite il montre les liens qui unissent les trois personnes trinitaires, Père, Fils et Esprit. Voici une Épître adressée aux Romains.
Moi, Paul, serviteur du Christ Jésus (en dénommant ainsi de qui il est au service, le Seigneur Jésus-Christ de Dieu, Christ se traduit par Messie, lui qui est le véritable maître de l’apôtre, qui, lui, l’apôtre en est le représentant et que de fait, toutes les prédications, appels, conseils, demandes ou autres, se feront toujours au nom du Seigneur Jésus-Christ), apôtre par vocation, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu (il précise de qui est l’origine, de qui émane l’Évangile qu’il proclame, car Dieu est dans la Trinité le Père. 

Evangile selon Saint Matthieu

C'est l’auteur de la vocation de l’apôtre, quelle que soit l’entremise de son appel à cette vocation, et l’origine de la Bonne Nouvelle, soit dit l’Évangile, qu’il a annoncée auparavant et qu’il continue d’annoncer.
Dieu est donc également la source de l’amour dont tous les chrétiens sont destinataires, ainsi que des biens que l’apôtre leur promet en son nom, avec le Christ toujours présent et agissant en eux. qu'il avait promise d'avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, concernant son Fils, issu de la lignée de David selon la chair, établi Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté (l'Esprit est la troisième personne de la Trinité, collaborateur du Dieu éternel et du Christ comme leur intermédiaire au cœur de l’humain), par sa résurrection des morts, Jésus le Christ, notre Seigneur, par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat de prêcher, à l’honneur de son Nom, l’obéissance de la foi, parmi tous les païens, dont vous faites partie, vous aussi, appelés de Jésus-Christ. À tous les bien-aimés de Dieu, qui sont à Rome, saints par vocation, grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ.
La puissance de cette lettre, comme celle de toutes les autres écrites par Paul, montre la nature de son apostolat et la certitude indéfectible de sa vocation, malgré les objections de certains et leur réticence, car Paul, avant son appel, était un acharné contre cette Église qu'il défend maintenant avec véhémence.
Enfin, c’est par des chants que l’action de grâces jaillissait de l’annonce qu’ils recevaient de la Parole leur révélant ce mystère. Avec un lyrisme étonnant, les premiers chrétiens célèbrent l’amour dont Dieu leur entrouvrait le grand mystère et l’incommensurable plénitude. Pourquoi s’en étonner, expliquera St Augustin, le chant jaillit de la découverte de l’amour de Dieu dont nous sommes aimés par « ce Dieu trinitaire qui s’offre à nous » en son Fils avec le don de l’Esprit.
Certains de ces chants ont traversé les siècles pour arriver jusqu’à nous ! Plusieurs de leurs expressions ont été conservées jusqu’à ce jour dans la liturgie officielle de l’Église universelle.
Ceci termine le chapitre quatre de notre exposé sur le mystère de la Très Sainte TRINITÉ. 

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