La Très Sainte Trinité



Prologue

Saint Marc

Communément accepté par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome.

Saint Matthieu

Ce collecteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël.  

Saint Luc

Sous la plume de ce médecin lettré, compagnon de ST Paul, la Bonne Nouvelle annoncée chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus.

Saint Jean

Intime du Christ, ses écrits sont un éblouissant témoignage de la vie du Messie, de sa transfiguration, des miracles accomplis, de l’agonie, de la mort de Jésus en croix, de sa mise au tombeau et de sa résurrection au matin de Pâques.

L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ?
Comment se manifeste t-il ?
Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Jésus

Spontanément, lorsque vous pensez à Jésus ou quand vous parlez de Lui, comment l’appelez-vous ?
Jésus, Christ, Seigneur, Dieu, …ou autrement !

Prologue

La très sainte Trinité

la sainte trinité

Après avoir traité les trois premiers sujets sur l’espérance du chrétien, nous allons examiner ce que représentent pour chacun de nous les trois personnes divines qui composent notre foi : L’Esprit Saint, apparenté à la Sagesse, (que nous retrouvons abondamment ainsi appelé dans l’Ancien Testament), Jésus le Messie, Verbe de Dieu, (dont la traduction grecque du mot Messie donna Christos en Grec, qui donna la signification latine de Christo, soit Christ en français), et Dieu le Père Tout Puissant, dont l'anagramme hébraïque YHWH (se prononce Yahvé) ou ELOÏM, autre Nom du Père, que dans la prononciation coutumière nous appelons DIEU, il est tout à fait normal de terminé tous ces traités par la relation divine qui les unit tous les trois, PÈRE, FILS, le SAINT ESPRIT, dans la terminologie que nous employons pour les déterminer : La TRINITE, que par déférence à leurs majestés, il serait plus juste et convenable de l’abordé sur le vocable de « LA TRÈS SAINTE TRINITÈ ».
L’objectif ultime de ce traité sera de découvrir une réalité trop peu formulée ou très mal associée dans nos prières, à travers la glorification que nous devons aux trois personnes divines qui en réalité n’en font qu’une. Certes nous prononçons bien le mot Trinité, pour exprimer l’unité des trois personnes divines, mais en réalité, LE VERBE, comme la SAGESSE, sont une émanation directe de YHWH, dont tout provient, et vers laquelle tout s’oriente, à la fois dans notre monde, et dans notre histoire, ainsi qu’il en est dans tout l’univers cosmique, et même au-delà de notre propre imagination, fortement limitée car perfectiblement humaine. 

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Lorsque nous débutons notre prière, nous commençons par tracer sur nous le signe de croix, en partant indifféremment de l’épaule gauche ou droite, selon notre appartenance apostolique. Par ce geste devenu habituel, je dirais presque automatique, nous oublions que nous affirmons notre identité chrétienne, qui signifie tout simplement être en lien avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il s'agit déjà, de toute évidence, de rencontrer la TRINITÉ SAINTE dans une relation directe avec elle, qu'elle soit personnelle ou collective.
La signation commence toujours par le front en invoquant le Père. En effet, le cerveau est le lieu de l’intelligence et où, de fait, Dieu le Père se révèle comme le Créateur, dont nous nous reconnaissons la créature, car il est celui qui fait exister les réalités visibles et/ou invisibles. IL EST celui qui enfante la vie de quelque manière qu’elle soit, dans notre monde terrestre tout autant que dans l’univers cosmique.
Notre geste se poursuit sur le ventre, en invoquant le Fils, car c’est le lieu de la naissance. Même Jésus a pris naissance dans le ventre de la Très Sainte Vierge Marie, Dieu se faisant ainsi homme par l’intermédiaire de son Verbe, en s’incarnant dans notre humanité.
Puis, en invoquant le Saint-Esprit par un geste horizontal sur nous, d’une épaule à l’autre, en partant de l’épaule gauche en allant vers la droite, des deux mains, car c’est le lieu de la force. L’Esprit Saint est la puissance de Dieu au bénéfice de notre humanité. Il est celui qui permet la communion des cœurs et tout particulièrement notre cœur à cœur avec la TRÈS SAINTE TRINITÉ. De fait, l’horizontalité de ce geste traverse là la verticalité de la relation Père-Fils et ainsi nous cheminons avec l’Esprit Saint dans la vie de ces deux personnes.

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Par ce modeste geste, nous faisons, sans que nous nous en rendions compte, plus de théologie qu’il n’y paraît.
 Nous affirmons ainsi nous reconnaître fils ou fille du Père bien-aimé, frère ou sœur de Jésus, qui comme Christ de Dieu est le temple par excellence de l’Esprit Saint. 
Ainsi je spécifie que tout mon être, dans son histoire, comme ma vie, est présence de DIEU, car elle l'est, auprès de DIEU.
. Ainsi, le Père, le Fils et le Saint-Esprit me révèlent que la foi n'est pas simplement croire en LUI ; c'est d'abord reconnaitre que LUI, Dieu notre Père, croit en moi. En retour, je peux croire en LUI, car il me révèle qu'IL m'aime et qu'au nom de cet Amour, il dépose en moi le signe et la présence de son inexprimable Amour, qui se manifeste par sa propre présence en moi.
Le lieu reconnu où le Fils a le plus aimé le Père, pour nous chrétiens, est sur la croix. Par son obéissance, son acceptation à mourir pour nous sauver, remettant tout entre les mains du Père, y compris son Esprit ; en déposant sur mon corps ce signe de croix, pour que là aussi, dans mon être comme dans mon histoire, m’identifiant au Christ, DIEU, Père bien-aimé et Tout-Puissant m’aime aussi. Ainsi, par ce signe de croix sur mon corps, j'exprime que celui-ci est entièrement habité par la TRÈS SAINTE TRINITÉ.
Le signe de la croix a sans doute existé chez les premiers chrétiens comme marque de leur identité (comme le symbole du poisson représentait l’ensemble des chrétiens partout dans le monde, et encore de nos jours), et ils le traçaient souvent sur leur front. Ce n’est qu’au deuxième siècle que ce signe apparaît en association avec les paroles trinitaires. Au troisième siècle, il est associé au baptême. Le large signe de croix tracé sur nous en partant du front, de la poitrine et des épaules apparaît bien plus tardivement. Longtemps ce geste précédait et terminait la lecture de l’Évangile, et encore aujourd’hui il précède le chant des cantiques tirés de l’Évangile. C’est un geste liturgique fondamental de la foi et surtout de la prière chrétienne, il ouvre et ferme la célébration eucharistique et les louanges liturgiques). 

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Chez les Romains, la croix était un instrument de supplice utilisé pour exécuter les condamnés à mort, notamment les esclaves et ceux qui se révoltaient contre le pouvoir politique en place. C’était le supplice le plus dégradant et le plus infâme qui soit. Ainsi, sur la croix, l’individu était crucifié entièrement nu, livré ainsi à la vue populaire et à la pâture des oiseaux.
Jésus est mort sur la croix, condamné par les Romains à ce supplice sous l’influence du Sanhédrin, caste des prêtres juifs de l’époque. Pour nous les chrétiens, cet instrument de supplice est devenu un arbre de vie, symbole du mystère pascal. Ainsi la croix, d'infamante qu’elle fut, est célébrée comme devenue signe de victoire du Messie (Christ) sur la mort, par sa résurrection.
Dans l’humiliation de la croix, les chrétiens reconnaissent l’engagement d’un amour immense et sans limite, que seule la foi permet d’accepter et de comprendre. La croix est en effet le lieu d’un échange surprenant où la vie et la réinsertion de l’honneur le remportent sur la diffamation, le discrédit et l’outrage.

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Saint Théodore le Studite, c’est-à-dire le Stoudion, (le stoudion étant selon la tradition Byzantine le chant liturgique orthodoxe) né à Constantinople en 759, mort le 11 novembre 826, qui fut en son temps un des piliers et l’une des plus grandes figures de l’Église dite orthodoxe de Constantinople et fervent défenseur de l’Iconodulie, ( l’iconodulie étant la pensée en faveur des icônes ou images pieuses religieuses) exprimait ainsi dans une de ses homélies, que la croix représente pour nous les chrétiens : « la vie sur la mort, l’immortalité au lieu de la corruption, la gloire au lieu de la honte, car c’est par la croix glorieuse que nous nous sommes dépouillés de l’homme ancien et avons revêtu le Christ ».
Il semble, selon les érudits, que le signe de croix existait sans doute chez les premiers chrétiens, d’abord comme signe de leur identité, en le traçant pour se reconnaître sur le front. Ce n’est qu’au deuxième siècle que ce signe apparaît en association avec les paroles trinitaires.
Au troisième siècle seulement il est associé au baptême. Le grand signe de croix, sur le front, le ventre, les épaules, apparaît bien plus tardivement, aux environs de la fin du quatrième siècle, voire au début du cinquième siècle. Il précédait et terminait la lecture de l’Évangile pendant la célébration dominicale, comme de nos jours. Ce geste fondamental de la prière chrétienne ouvre et clôture les célébrations et les prières liturgiques de toutes les confessions dites chrétiennes à travers le monde.
Ceci termine le prologue sur la Très sainte TRINITÉ


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