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Evangiles selon Saint Jean , Saint Matthieu,
Saint Luc et Saint Marc

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Saint JEAN, Saint MATTHIEU, Saint LUC et Saint MARC
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Saint Jean

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L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ? Comment se manifeste t-il ? Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Évangile de Jésus,
le Christ de Dieu
selon Saint-matthieu

Chapitre 9 

Comme vous avez tous pu le constater, le chapitre 8 de St Matthieu, nous a fait aborder un virage dans son exposé ; il va maintenant se tourner vers ses compatriotes avec des explications pour des faits réels arrivés du temps de Jésus et réalisés par lui seul. Jésus.
Il va donc prendre les écritures rabbiniques comme toile de fond; en quelques mots, il va jouer des patriarches et des prophètes, eux qui ont longtemps annoncé la venue du Messie, et démontrer, sans trop insister, mais en sous-entendu, que les récits qu’il met maintenant en valeur à leurs yeux et à leurs oreilles, dépendent tous des annonces déjà faites au préalable et consignées dans les livres saints de la Thora. 


Guérison d'un paralytique
9, 1- Et étant monté dans la barque, il refit la traversée et revint dans sa ville.
9, 2- Et voilà qu`on lui présentait un paralytique, étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Aie confiance, mon fils, tes péchés te sont remis. "
9, 3- Et voici que quelques scribes se dirent en eux-mêmes : " Cet homme blasphème. "
9, 4- Jésus, ayant connaissance de leurs pensées, leur dit : " Pourquoi pensez-vous à mal dans vos cœurs?
9, 5-  Lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés te sont remis; ou de dire : Lève-toi et marche?
9, 6- Mais pour que vous sachiez que le Fils de l`homme a, sur la terre, le pouvoir de remettre les péchés : Lève-toi, dit-il alors au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.
9, 7- Et il se dressa et s`en retourna dans sa maison.
9, 8-À cette vue les foules furent saisies de crainte et glorifièrent Dieu d`avoir donné une telle puissance aux hommes. 

Appel de Matthieu
9, 9- Et de là, en passant, Jésus vit un homme, nommé Matthieu, assis au bureau du fisc, et il lui dit : " Suis-moi. " Il se leva et le suivit.

Repas avec les pécheurs
9, 10- Or, comme il était à table dans sa maison, un grand nombre de publicains et de pécheurs vinrent y prendre place avec Jésus et ses disciples.
9, 11- Ce que voyant, les Pharisiens dirent à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs? "
9, 12- Entendant cela, il leur dit : " Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.
9, 13- Allez donc apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice. Car je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. "

Discussion sur le jeûne
9, 14- Alors les disciples de Jean vinrent le trouver et lui dirent : " Pourquoi, tandis que nous et les Pharisiens nous observons [souvent] le jeûne, tes disciples ne l`observent-ils pas? "
9, 15-  Jésus leur dit : " Les amis de l`époux peuvent-ils être dans la tristesse tant que l`époux est avec eux? Mais viendront des jours où l`époux leur sera enlevé, et alors ils observeront le jeûne.
9, 16- Personne ne met une pièce d`étoffe écrue à un vieux vêtement : car le morceau rapporté emporte quelque chose du vêtement, et la déchirure devient pire.
9, 17- On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles : autrement, les outres éclatent, le vin se répand et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et les deux se conservent. "

Guérison d'une hémorroïsse et résurrection de la fille d'un chef
9, 18- Comme il leur parlait ainsi, voici qu`un chef s`avança, se prosterna devant lui et dit : " Ma fille vient de mourir; mais viens imposer ta main sur elle, et elle vivra. "
9, 19- Jésus se leva et le suivit ainsi que ses disciples.
9, 20- Et voilà qu`une femme, affligée d`une perte de sang depuis douze ans, s`approcha par derrière et toucha la houppe de son vêtement.
9, 21- Car elle se disait en elle-même : " Si seulement je touche son vêtement, je serai guérie. "
9, 22- Jésus se retourna, la vit et dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t’a guérie. " Et la femme fut guérie à l`heure même.
9, 23- Arrivé à la maison du chef, Jésus vit les joueurs de flûte et une foule qui faisait grand bruit, et il leur dit :
9, 24- " Retirez-vous : car la jeune fille n`est pas morte, mais elle dort; " et ils se moquaient de lui.
9, 25- Lorsqu`on eut fait sortir la foule, il entra, prit la main de la jeune fille, et elle se leva.
9, 26- Et le bruit s`en répandit dans tout le pays.

Guérison de deux aveugles
9, 27- Comme Jésus partait de là, deux aveugles le suivirent, en disant à haute voix : " Fils de David, ayez pitié de nous ! "
9, 28- Lorsqu`il fut entré dans la maison, les aveugles s`approchèrent de lui, et Jésus leur dit : " Croyez-vous que je puisse faire cela? " Ils lui dirent : " Oui, Seigneur. "
9, 29- Alors il toucha leurs yeux en disant : " Qu`il vous soit fait selon votre foi ! "
9, 30- Et leurs yeux s`ouvrirent, et Jésus leur commanda avec force : " Prenez garde que personne ne le sache. "
9, 31- Mais, s`en étant allés, ils publièrent ses louanges dans toute cette contrée.

Guérison d'un démoniaque muet
9, 32- Après leur départ, on lui présenta un muet possédé du démon.
9, 33-Le démon chassé, le muet parla, et les foules, saisies d`admiration, dirent : " Jamais rien de semblable ne s`est vu en Israël. "  
9, 34- Mais les Pharisiens disaient : " C`est par le chef des démons qu`il chasse les démons. "

Misère des foules
9, 35- Et Jésus parcourait toutes les villes et les bourgades, enseignant dans leurs synagogues, prêchant l`Évangile du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité
9, 36-  Et, en voyant cette multitude d`hommes, il fut ému de compassion pour eux, parce qu`ils étaient harassés et abattus, comme des brebis qui n`ont pas de pasteur.
9, 37- Alors il dit à ses disciples : " La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre.
9, 38-  Priez donc le maître de la moisson d`envoyer des ouvriers à sa moisson. "

9, 1- 9, 8: Guérison d'un paralytique

En 9,1-8 Jésus va guérir un paralysé; de quelle façon si prend-il ? Tel un vulgaire charlatan ? Non… il commence déjà par guérir l’infirmité du cœur, car pour Jésus, la démarche de foi méritait d’être soulignée, aussi bien celle du paralysé ayant demandé à être porté devant LUI, que celle des transporteurs à la rivière.
Ce n’est que devant les scribes intérieurement insurgés pour cause de blasphème (car, selon la loi mosaïque, le pardon des péchés n’appartient qu’à Dieu seul) que Jésus, ne rectifiant pas son action, impose son autorité ; devant le manque de compréhension de l’auditoire. Sa remarque insinue qu’Il a double autorité en ce monde, aussi bien celle de la guérison des maladies, que celle de la guérison des âmes et des cœurs. .Jésus ne fait pas allusion à lui-même, mais notez bien qu’Il parle " du « Fils de l’homme » en qui IL s’identifie ;
C’est dans le livre de Daniel (Dn 7,9-14) qu’apparaît pour la première fois la figure légendaire d’un fils d’homme (symbolisant à lui seul le peuple des Saints du Très-Haut) dont la victoire est assurée contre tous ses ennemis, et par la suite, dans le livre d’Hénoch, le fils de l’homme et le Messie céleste à qui Dieu donne mission de juger tout l’univers.
Cette tradition véhiculée dans la littérature rabbinique, est portée à la connaissance de tout scribe et membre du Sanhédrin, donc dans cette allusion, Jésus s’identifie à celui à qui Dieu remet tous les pouvoirs pour exercer son autorité ; le pouvoir de remettre les péchés est donc conféré par le Père au Christ, et rattaché visuellement parlant à l’autorité de l’homme Jésus, ("Fils de l’homme») ici Matthieu commence à révéler la véritable identité de Jésus.

9, 9: Appel de Matthieu

9, 10-9, 13: Repas avec les pécheurs

En 9,9-13 : ici Jésus appelle l'un de ses disciples, Matthieu, à qui est attribué l’évangile que nous sommes en train d’étudier ; l’appel est simple, sans ambiguïté, décisif, j’oserais dire sans possibilité de refus. Cela veut-il dire que tous les apôtres ont suivi Jésus de façon aussi péremptoire !!
Non, certains ont dû réfléchir, peut-être même longtemps avant de franchir le pas décisif, car n’oublions pas qu’ils étaient pour la plupart des hommes mariés, pères de famille, responsables de la charge qu’impose le sacerdoce royal auquel ils étaient soumis; mais l’appel de Jésus ne permet pas de contestation quant à la réalité des exigences de ce monde, car nulle part, il n’est écrit, qu’une famille de l'un des apôtres eu besoin d’un recours particulier pour vivre, à cause d’un quelconque besoin.
Jésus accepte ensuite l’invitation de Matthieu; d'autres collecteurs d’impôts et autres gens considérés comme impurs se joignent à eux ; Jésus très à l’aise, vit ce moment avec simplicité, mais Matthieu relève ici les propos des pharisiens critiquant encore une fois ce que fait Jésus. Effectivement en acceptant le repas d’un pécheur, c'est-à-dire d’un impur, Jésus enfreignait les prescriptions rabbiniques les plus capitales, mais Matthieu se sert de cette fresque pour infiltrer dans la mise en œuvre de la loi, l’instrument de Dieu, qui vient sauver ceux qui en ont le plus besoin. 

9, 14-9, 17: Discussion sur le jeûne

Contrairement à l’agir du Sanhédrin, qui rejetait et condamnait systématiquement celui qui devenait impur aux yeux de la loi, Jésus se sert de la citation d’Osée, (Os 6,6) qui ne condamne pas les sacrifices rituels traditionnels de la vie religieuse mosaïque, mais condamne la négligence du commandement le plus capital, celui de la miséricorde qui est la base et l’origine même de la loi donc de la foi.
Il est l’époux, dont le symbolisme désigne ordinairement Dieu le Père en personne, ou le Messie à venir; voir (Is 54,4-8 ; Jr 2,2 ; Ez 16 ; os 1-3) ; lorsque Jésus parle de l’époux qui sera enlevé, Il parle bien sûr de sa mort, et le jeûne ainsi prend tous son caractère pédagogique, que l’on retrouvera ensuite, dans les conseils qu’Il donnera aux disciples avant de s’élever dans les cieux.
Le temps des noces tellement désirées vient d’arriver : ce n’est pas le moment de se crisper sur des pratiques comme le jeûne, mais de s’accorder avec la nouveauté de la situation inaugurée par Jésus lui-même… et lorsqu’Il parle du neuf et du vieux, Il ne veut pas ici séparer les deux entités, bien au contraire, Il fait ici ressortir que l'un et l’autre sont conservés, et que si, en les mélangeant, le neuf et le vieux sont incompatibles, ils peuvent très bien cohabiter ensemble pour la construction du Royaume, car il ne s’agit pas ici d’adapter le judaïsme aux évangiles, mais de démontrer que le judaïsme en est la base même par ses diverses prophéties, qu’il est l’initiateur du Christianisme ( bien entendu, encore à venir en ce temps-là) !.

9, 18-9, 26: Guérison d'une hémorroïsse et résurrection de la fille d'un chef

En 9,18-26 : Nous voyons ici de quelle manière Matthieu nous montre un autre fait prouvant clairement l’autorité que Jésus détient du Père et qui émane non seulement de Lui par sa volonté propre, mais aussi de tout son être, qui permet à tout un chacun dans la foi, de croire en la rémission de ses infirmités… et ainsi d’être sauvé. En partant, Il rend justice à la foi du notable qui le suppliait pour sa fille. Bien que celle-ci soit morte, le père de l’enfant sait pertinemment que Jésus est capable de la ressusciter, ce qui rehausse sa foi véridique car il croit déjà en Jésus et en sa puissance sur la mort.
Jésus seul peut nous remettre debout et nous délivrer de la mort dans laquelle nous jette notre manque de foi. Il a le pouvoir de remettre chaque être debout devant l’Éternel en le rendant digne face à Lui. Même s’il ne peut approcher Jésus, tout individu peut sur sa route, chemin faisant, être sauvé et remis debout, pardonné de toutes ses infirmités, les plus cachées et les plus terribles, par le simple fait de sa foi.
Il était spécifié dans la loi que si une personne impure touchait ne fût-ce qu’une partie de l’habit du rabbin, celui-ci devenait lui aussi impur par ce simple contact. La femme le savait elle aussi, ce qui ne l’a pas empêchée de braver l’interdit, car dans sa foi, cette prescription ne pouvait concerner Jésus. Ceci traduit implicitement que pour elle, cet homme était bien le Messie. Jésus loin d’être atteint par cette impureté, rend la pureté à cette femme. Les mots de Jésus ne sont-ils pas : « confiance, ma fille, ta foi t’a sauvée » que l’on peut comprendre de trois façons différentes.
1) La foi en elle-même a sauvé cette femme ;
2) la profondeur de la foi de cette femme l’a directement mise en relation avec le sauveur, unique auteur du salut ;
3) la vraie foi étant la seule attitude qui agrée à Dieu, humble acte de confiance totale en lui, accorde ce qui est par nous demandé.
Pour la symbolique ancienne, perdre son sang, était perdre sa vie, donc l’acte de Jésus signifie la victoire sur la mort, et prophétise de cette manière la résurrection qu’Il va maintenant opérer sur la fille du notable Arrivé dans la maison du notable, Il va là encore faire montre d’autorité envers ceux qui ont perdu la foi, ou qui la tournent en dérision, ne croyant plus à l’institution de la loi voulue par Dieu, dont tout homme est à même de desceller le message et de comprendre la portée. En somme Jésus va ici démontrer, que la volonté suprême de Dieu Père est d’instituer sa propre miséricorde à l’égard de sa créature, pour la tirer de la géhenne dans laquelle elle s’enferre de plus en plus.

9, 27-9, 31: Guérison de deux aveugles

Avec ces versets, Matthieu, dans son envolée, profite de la stupéfaction des foules et des incroyants, pour inclure dans la foulée le miracle des deux aveugles… mais ne nous y trompons pas, ici encore, il ne va s’agir que du langage nouveau, tiré de l’ancien, la foi !!
 « Croyez-vous que je puisse faire cela » dit Jésus… la réponse directe est sincère et cingle comme un coup de fouet qui une fois lancé ne peut plus s’arrêter dans sa course, tellement la spontanéité est évidente, " oui, nous croyons " La réponse est tout aussi rapide que foudroyante, mais… avec un bémol toutefois, la foi est-elle sincère ou est-elle véridique ? « Qu’il vous advienne selon votre foi » Ah !! Attention, attention...
Ici, de façon péremptoire, Jésus invite l’auditoire à bien comprendre le message ; Il n’y a pas de tricherie possible La Foi totale et la Confiance sans aucune réticence sont les seules et uniques conditions permettant à l’homme d’être remis debout devant Dieu.
Jésus établit ainsi un rapport très étroit entre la prière (la demande) confiante (dans la foi) et le bienfait accordé, et l’on se souviendra ici de la prophétie d’Isaïe 35,5… cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ! Un homme et une femme de votre connaissance qui un jour quittent tout pour suivre l’appel du Seigneur, dans une contrée bien loin de la vôtre… obéissant ainsi à l’appel de servir ailleurs, avec foi et totale confiance, et malgré l’âge, constructeurs et bâtisseurs, dans les deux sens des mots… gardant au cœurs le merveilleux amour de tous ceux qui ont croisé leurs chemins ! 

9, 32-9, 34: Guérison d'un démoniaque muet

Dans ces versets, 9,32-34 ; pour conclure la présentation de Jésus comme Messie en paroles et en actes, Matthieu rapporte un récit qui reproduit une fois de plus non seulement l’autorité de Jésus Messie, mais qui fait aussi allusion au Christ de Dieu. Qui peut chasser les démons sinon Dieu lui-même, ou Celui à qui Il a donné autorité pour ce faire… si les hommes sont dans l’impossibilité de reconnaître Jésus comme tel, les démons eux, créés auparavant par Dieu et chassés du paradis, connaissent pertinemment en tant qu’esprit, qui est le fils de David, c'est-à-dire le Messie annoncé aux hommes.
Ils ne s’y trompent pas, et sont de ce fait dans l’obligation d’obtempérer. (il était considéré en ces temps-là, qu’une infirmité de ce genre, était due à la possession de l’être par les démons). L’infirmité du corps et du cœur, peut être ainsi balayée d’un simple mot par Jésus, témoignage de Sa volonté suprême et de Son obéissance à son Père, de ramener tous les enfants à Dieu, Père, seul créateur. 

9, 35-9, 38: Misère des foules

Ici, en 9,35-38 ; penchons-nous un peu plus sur ces versets, fort intéressants, et qui s’adressent aussi à nous aujourd'hui. Si la moisson est abondante, c’est parce que d'autres ont semé, mais pour la récolte, les ouvriers sont peu nombreux ; allusion ici au manque de prêtres et de serviteurs zélés. Jésus s’adresse aux apôtres, pour leur indiquer leurs missions futures, mais Il nous met aussi en garde de ne pas laisser se perdre la moisson que les apôtres ont semée, et nous rappelle qu’en tant que disciples du Maître, nous sommes aussi les apôtres auxquels Il s’adresse !

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