Evangiles
Synoptiques

Evangiles selon Saint Marc , Saint Matthieu ,
Saint Luc et en complément Saint Jean 


Ce site est destiné à l’étude des évangiles et a leur meilleure compréhension.
Les trois premiers dits synoptiques, attribués à St Marc, St Matthieu et St Luc...
et aussi l’évangile selon St jean, qui complète les écrits apostoliques avec une étude sur l’Esprit Saint  

Saint Marc

Communément accepté par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome.
 

Saint Matthieu

Ce colleteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël. 

Saint Luc

Médecin lettré, compagnon de ST Paul, la Bonne Nouvelle qu'il annonce chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus.

L'Esprit Saint


Qu'est ce que l'Esprit Saint ?
Comment l'expliquer ?

 Comment se manifeste t-il ?
Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Évangile de Jésus,
le Christ de Dieu
selon Saint-Jean

Chapitre 10

1-  1 "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre point par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
2- Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3- C'est à lui que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom ses brebis, et il les mène aux pâturages.
4- Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.
5- Elles ne suivront point un étranger, mais elles le fuiront, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers."
6- Jésus leur dit cette allégorie; mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
7- Jésus donc leur dit encore: "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
8- Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés.
9- Je suis la porte: si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages
10- Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.
11- Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
12- Mais le mercenaire, qui n'est pas le pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse là les brebis et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse.
13- Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis.
14- Je suis le bon pasteur; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
15- Comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis.
16- J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur.
17- C'est pour cela que mon Père m'aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre.
18- Personne ne me la ravit, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père."
19- Il s'éleva de nouveau une division parmi les Juifs à l'occasion de ce discours.
20- Plusieurs d'entre eux disaient: "Il est possédé d'un démon, il a perdu le sens: Pourquoi l'écoutez-vous?" 
21- D'autres disaient: " Ce ne sont pas là les paroles d'un possédé; est-ce qu'un démon peut ouvrir les yeux des aveugles?"
22- On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace; c'était l'hiver;
23- Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon.
24- Les Juifs l'entourèrent donc et lui dirent: "Jusques à quand tiendrez-vous notre esprit en suspens? Si vous êtes le Christ dites-le nous franchement."
25- Jésus leur répondit: "Je vous l'ai dit, et vous ne me croyez pas: les oeuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi;
26- Mais vous ne me croyez point, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
27- Mes brebis entendent ma voix. Je les connais et elles me suivent.
28- Et je leur donne une vie éternelle, et elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main.
29- Mon Père qui me les a données, est plus grand que tous, et nul ne peut les ravir de la main de mon Père.
30-  Mon père et moi nous sommes un.
31-Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider.
32-  Jésus leur dit: "J'ai fait devant vous beaucoup d'oeuvres bonnes qui venaient de mon Père: pour laquelle de ces oeuvres me lapidez-vous?"
33- Les Juifs lui répondirent: "Ce n'est pas pour une bonne oeuvre que nous vous lapidons, mais pour un blasphème, et parce que, étant homme, vous vous faites Dieu;
34- Jésus leur répondit: "N'est-il pas écrit dans votre Loi: J'ai dit: vous êtes des dieux?
35- Si la Loi appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie,
36- comment dites-vous à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde: Vous blasphémez, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu?
37- Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas.
38- Mais si je les fais, lors même que vous ne voudriez pas me croire, croyez à mes oeuvres: afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi, et que je suis dans le Père."
39- Là-dessus, ils cherchèrent de nouveau à se saisir de lui, mais il s'échappa de leurs mains.
40- Il s'en retourna au delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait commencé à baptiser; et il y demeura.
41- Et beaucoup venaient à lui, disant: "Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce qu'il a dit de celui-ci était vrai."
42- Et il y en eut là beaucoup qui crurent en lui. 

1- "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre point par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. 

L’évangéliste nous démontre par une nouvelle parabole de Jésus, un enseignement qui doit nous faire réfléchir de façon intelligente, vis-à-vis de tous les dangers qui nous guettent et nous menacent. Jésus identifie les faux prophètes ou les scribes, qui n’annoncent pas au peuple la bonne traduction ou les bonnes explications aux brigands, qui, eux, ne passent pas par la porte d’entrée pour commettre leur larcin, mais passent par tous les endroits inqualifiables pour éviter de se faire attraper ou de laisser des traces qui permettraient de les retrouver.  

2- Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.

Effectivement, le pasteur qui prend soin de son troupeau, n’a nul besoin de biaiser pour entrer dans sa bergerie, mais utilise la porte normale ou son troupeau, connaissant son maître le suivra sans hésitation. Il est ainsi spécifié que tous ceux qui n’annoncent pas le royaume de Dieu selon ce que les Saintes Écritures sont des imposteurs. 

3- C'est à lui que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom ses brebis, et il les mène aux pâturages.

Il appartient effectivement au bon pasteur d’être celui qui ouvre et ferme sa bergerie. Le Christ se montre comme bon pasteur lui qui EST vérité. Cela dit avec raison si l’on se considère dans la similitude du Christ. Cela n’est donné qu’à ceux qui ont la foi et qui sont justes au regard du Christ. C’est pourquoi il faut dire que Jésus parle ici de ses brebis quant à la justice présente et la prédestination éternelle. Jésus monte ainsi l’intimité qu’il a avec chacun de nous. 

4- Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.

Donc précisément, afin d’éviter tous les pièges de la tentation, le Christ par son enseignement, sépare son troupeau des impies. Le berger se tient normalement à l’arrière du troupeau, laissant les chiens faire leur office de guides, de rassembleurs ; or Jésus lui se place à la tête de son troupeau, c’est lui et lui seul qui mènera paître son troupeau en toute tranquillité , lui évitant ainsi les nombreux pièges qui se trouveraient en chemin. Ainsi, les brebis suivront sans peur ni crainte le bon pasteur. Se réjouissant du chemin emprunté par le Christ, de la croix a la glorification.  

5- Elles ne suivront point un étranger, mais elles le fuiront, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers." 

Ici , Jésus fait allusion aux scribes et aux docteurs de la Loi , qui sont fourbes, menteurs, apostats et hérétiques. Puisque leur enseignement est dévié de sa vraie finitude. Les brebis n’approuveront pas les doctrines qu’ils exposeront et ne suivront pas le chemin qu’ils préconisent. Elles sauront déjouer (selon les évangiles) les fausses interprétations et distingueront le vrai du faux.  

6-  Jésus leur dit cette allégorie; mais ils ne comprirent pas de quoi, il leur parlait.

L’évangéliste exprime ici l’inintelligence des membres du Sanhédrin, cause de leur cécité.
Versets 1 à 6 : Dans ces versets, Jésus, par son enseignement, plutôt énigmatique, veut nous entraîner vers une révélation qui nous obligera à une totale remise en question ; la parabole a pour objet de nous déstabiliser, nous entraînant sur un terrain inattendu, pour nous rendre plus réceptifs…le chapitre précédent nous montrait que son enseignement avait une puissance illuminatrice, celui-ci nous dévoile que ce même enseignement a aussi une force vivificatrice. L’explication même de Jésus sur l’usurpateur d’identité est très nette et ne laisse aucune alternative quant à ceux qui se disent bergers du peuple d’Israël, mais qui de fait ne sont que des inconnus qui détournent le troupeau du chemin qu’il doit normalement suivre, se faisant passer pour de bons pasteurs…Mais les brebis, sont-elles capables de reconnaître le bon berger ? Il semble que oui ; d’après ce que nous en dit Jésus lui-même, c’est à la voix que l’on reconnaîtra, celle qui seul est apte à nous conduire vers de bons pâturages, car de fait, toutes brebis d’un troupeau, connaît à la perfection la voix de son berger, et n’obéit qu’a lui seul. Le fait que les Pharisiens ne comprennent pas ce que dit Jésus, dit, ou font semblant de ne pas le comprendre, marque soit leur méconnaissance des écritures, soit l'hypocrisie caractérisée dont ils sont passés maîtres, qu’ils n’ont pas la foi, et qu’ils se sont éloignés de la grâce de Dieu. 

7- Jésus donc leur dit encore: "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.

Par ces paroles, le Christ veut nous rendre plus attentifs, pour que nous comprenions la qu’il y a entre lui et les autres faux prophètes, car ce n’est que par lui, et lui seul, que tout homme peut entrer dans le secret de Dieu. 

8- Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés

Dans ce verset, lorsqu’il fait allusion à ceux qui sont intervenus avant lui, tous des voleurs et des bandits, il fait allusion aux prétendus messies qui se sont présentés comme envoyés de Dieu ainsi qu’ aux scribes, prêtres, docteurs de la loi qui chargent lourdement les épaules des autres, mais se laissent vivre confortablement, se donnant des droits et des privilèges, et se mettent hors des devoirs auxquels ils sont astreints.(Is 29-13 :c’est en vain qu’ils rendent un culte à Dieu, ceux qui enseignent les commandements des hommes, annulant de ce fait les commandements de Dieu par les traditions qu’ils ont instaurées. Car ce n’est que par orgueil démesuré, que quelques-un qui ne s’attachent pas aux paroles sacrées enseignent autrement, s’attribuant l’autorité Divine pour enseigner une doctrine perverse, comme les séditieux et les hérétiques, suppôts du malin, afin d’égarer le peuple loin de la vraie foi et entrainer avec eux dans la perdition, ceux qui sont au Christ… ) Dt 4,2 : …vous n’ajouterez rien a la parole que je vous ai dite, et vous n’en retrancherez rien….dit le Seigneur. De fait, Jésus est l’unique porte, car Il passe par les témoignages de la Sainte Écriture, et en dehors de Lui personne ne peut prétendre apporter le salut aux hommes ; Il est celui qui passe par la volonté de celui qui ordonne ; ce n’est que par sa médiation que nous pouvons accéder au salut et à la vie éternelle. 

9- Je suis la porte: si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages.

Dans ce verset s’identifie à la porte ; il faut comprendre que le passage de notre vie à la plénitude du Père ne peut s’opérer que par le Christ uniquement ! Certes, il y a bien eu les patriarches avant lui, ainsi que les prophètes, tous envoyés par le Père, son Verbe et la Sagesse, mais leurs actions restaient toutefois limitées à édicter la loi de Dieu pour un cheminement concret, alors que le sauvetage de l’être humain ne pouvait se faire qu’à travers le Christ de Dieu, Parole vivante du Père et de l’Esprit Saint, en la personne de Jésus, car c’est uniquement par Lui que tout homme peut et doit entrer dans les secrets de Dieu. 

10- Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.

C’est-ce qu'il confirme au verset 10, « Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie, et pour qu’ils l’aient en abondance ». Quatre Pères de l’Église nous donnent une explication cohérente de la « porte: » Selon Chrysostome, le Christ représente la liberté et la sécurité de celui qui adhère à LUI ; Selon Augustin, celui qui adhère, le fait par la conscience de l’Esprit-Saint qui œuvre en lui Selon Grégoire, l’Esprit-Saint n’œuvre que pour une Église militante, vigilante et priante, corps du Christ ; et pour le quatrième Saint dont le nom reste incertain, l’Église n’a n’ait pour unique but, que de contempler, par le Christ, la gloire du Père.

11- Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

Ensuite, au verset 11, Jésus se compare au bon berger, voire au bon pasteur; les brebis d’un même troupeau connaissent leur pasteur à la voix…(les faux pasteurs sont ceux qui insinuent sournoisement de fausses doctrines) et les explications, qui suivent dans les versets suivants, ne laissent aucun doute sur la vérité de son action en tant que telle. La notion de pasteur convient parfaitement au Christ berger, car de même que le pasteur gouverne dans la bonne direction son troupeau et le nourrit de bons pâturages, de même par le Christ, les brebis de son troupeau sont bien conduites, bien gouvernées et profitent d’excellents pâturages, dans la communion au corps et le sang du Christ Certes, le Christ, dans l'ordre spirituel a aussi donné la possibilité à d’autres que lui de faire paître son troupeau, par l’intermédiaire de son Église, voire de ses évêques, de ses prêtres, de ses diacres, de ses religieux ;[ Is 66,19….et il a amené les nations païennes par le biais de ses Apôtres…Jn 17,20 et en priant pas seulement pour eux, mais pour ceux qui croiront en moi par leur parole…] d’excellence il est le seul, et les autres ne le reçoivent que par la grâce de son sacerdoce. Notons les diverses allusions qu’il fait volontairement, apportant déjà les signes précurseurs de sa Passion, verset 15 à « …je donne ma vie pour mes brebis » [ici se profile la croix] verset 16 a, « j’ai encore d’autres brebis… » [Il s’agit des gentils, dont nous sommes, et qui se trouvent hors du territoire d’Israël] 16 b, un seul troupeau, un seul pasteur, [l’unicité des peuples qui adopteront la même foi] verset 17, il fait directement allusion à sa mort, et sa résurrection, et au verset 18 le don suprême reçu de son Père le Seigneur notre Dieu. Les versets 19 à 21 nous montrent encore la confusion qui règne entre tous les protagonistes de cette narration, n’étant pas d’accord sur l’identité propre de l’homme Jésus. 

12- Mais le mercenaire, qui n'est pas le pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse là les brebis et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. 

Saint Augustin voit dans ce verset trois points importants : En premier : l’INTENTION. En second : l’AMOUR, En troisième : la SOLLICITUDE 1) l’intention diffère en ceci de deux protagonistes que le bon pasteur cherche l’avantage du troupeau que le mercenaire cherche son propre intérêt. 2) pour l’Amour, le bon pasteur donnera sa vie pour protéger ses brebis, alors que le mercenaire abandonnera le troupeau au loup et pour ce qui est de la sollicitude, cela passe par la distinction qui est faite entre le bon pasteur et le mauvais pasteur. La forme et la façon de donner l'enseignement le plus strict et le plus exact, afin de ne pas dévier de la foi.  

13- Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis. 

Jésus condamne Le faux berger qui n’est qu’un vil mercenaire, cela signifie que les Juifs et les Pharisiens qui refusent et rejettent la médiation de Jésus, excluent ceux qui croient en Lui, et plus largement, Jésus vise les prétendus messies qui se sont présentés comme envoyés de Dieu, alors qu’ils n’étaient que des usurpateurs de la divinité christique. 

14- Je suis le bon pasteur; je connais, mes brebis et mes brebis me connaissent, 

Le verset 14 ne laisse aucun doute sur la relation qui unit le pasteur à ces brebis, et les brebis à l’unique pasteur, la médiation et un cœur à cœur unique et insondable entre les hommes et le Christ de Dieu. Comprenons la chose suivante, relative entre le Christ est nous ! Jésus établit la dignité de ses brebis et montre quatre points précis qui personnalisent notre relation commune…deux de notre côté, deux du côté du Christ : «… mes brebis écoutent ma voix …» donc nous obéissons au Christ, et en retour lui nous reconnait « …et moi je les connais… » Approbation d’amour de sa part, ensuite « …elles me suivent… » Donc, nous imitons notre sauveur, et de ce fait la récompense est la suivante « … et moi je leur donne la vie éternelle, …» de plus, « …. Elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. » Complément gratuit donné par Jésus qui se fait fort de protéger son troupeau de toute adversité. Car IL lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, d’être son Verbe, d’être son unique Fils, et d’être la splendeur de sa Lumière. Tous ce qui est au Père est au Christ, et tous ce qui est au Christ est au Père.

15- Comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis. 

Nul en effet mieux que le Père ne connaît le Fils, et lui seul connaît le Père avec une grande perfection, puisqu’il est l’une des trois personnes de la Trinité. Ensuite, il insiste sur le fait de donner sa vie pour ses brebis, ce qu’il fera par la croix glorieuse.et surtout par sa résurrection qui assure ainsi la vie éternelle a ses brebis. 

16- J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur.

Il n’exclut pas dans ce verset les brebis qui encore n’ont pas entendu sa voix, qui sont ailleurs, et qu’il faudra aussi aller chercher, dont l’unicité avec ceux déjà présents se fera dans son corps et par son sang versé. (Ps 2,8 : Demande –moi et je te donnerai les nations en héritage,) (Is 49,6 :…je t’ai donné en lumière des nations pour que tu sois mon salut jusqu’à l’extrémité de la terre…)St Thomas d’Aquin commente ainsi ces passages; qu’il convient au Christ d’avoir la puissance dominante sur les nations selon un double droit : un droit « HÉRÉDITAIRE »qui se fonde sur la génération éternelle de Jésus en tant que Verbe, et un droit de « MÉRITE » qui se rattache à la Rédemption, comme Fils

17- C'est pour cela que mon Père m'aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre.

Le verset 17 nous donne ici la dimension d’une relation difficile à comprendre pour le genre humain…en effet Jésus témoigne que le Père l’aime parce qu’il donne sa vie pour ses brebis… ici, il relate officiellement sa mort ainsi que sa résurrection, par un don d’amour qui lui est personnel…commandement donné par le Père , certes, mais librement accepté par Jésus….[ ce passage nous renvoie à Abraham et au sacrifice de son unique fils, dont Dieu refuse l’immolation pour le substituer à un bélier], figure déjà emblématique de la suite des événements que Dieu a décidé dans son économie divine. 

18- Personne ne me la ravit, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père." 

Au verset 18. Le Père apparaît comme la source et la fin de l’activité de Jésus, … tout vient de Lui, le commandement n’est finalement que l’expression de l’Amour. La mort est présentée comme la dynamique d’un acte souverainement libre dans lequel Jésus accomplit le commandement d’amour du Père…Même dans sa mort, cet instant où habituellement l’homme est dépossédé de sa maîtrise sur sa vie, [en aucun homme, en tant qu’homme, la nature n’est pas soumise à sa propre volonté, puisque nature et volonté sont œuvre de Dieu]. Jésus Lui reste le maître de sa volonté parce qu’il accomplit dans sa nature ce que Dieu dans son amour a voulu apporter aux hommes, LA VIE. (En accomplissant ses commandements et sa volonté, je prends sur moi la mort). En effet, le signe le plus évident de l’Amour de Jésus, est ce geste que par charité, Il accomplisse le dessin et le commandement de Dieu. 

19- Il s'éleva de nouveau une division parmi les Juifs à l'occasion de ce discours. 

La discussion qui maintenant se précise entre le peuple et les membres du Sanhédrin montre bien la dissension qui réside entre les convaincus de la guérison et qui croient au miracle et ceux qui le réfutent . Le glaive de la doctrine évangélique auquel les uns croient et que les autres contredisent. 

20- Plusieurs d'entre eux disaient: "Il est possédé d'un démon, il a perdu le sens: Pourquoi l'écoutez-vous?"

 Par principe, ceux qui réfutaient le Christ, interprétaient toujours en mal, ce qui était un bien, ne faisant aucun effort de dissociation entre les deux cas possibles. Soit le miracle vient de Dieu, soit il vient d’un suppôt de satan pouvant accomplir certains faits pris pour miraculeux mais étant de courte durée.
[Il faut savoir que certains miracles peuvent être opérés par des hommes selon la volonté de Dieu…d’autres peuvent être faits par des anges par ordre de Dieu, et parfois, hélas, par la puissance des démons, reçus avants leur chute, mais qu’il existe des miracles qui ne peuvent être opérés que par la seule et unique volonté de Dieu. Hommes, anges ou démons sont limités dans leurs exécutions, mais Dieu seul qui est au-delà de la nature peut œuvrer au-delà de l’ordre de la nature. Donc tout ce qui opère une créature est nécessairement soumis à l’ordre de sa nature, seul le Christ du fait de son unité à Dieu son Père, peut réaliser les miracles qui sont au-delà de la nature, c’est pourquoi à partir d’elles, les œuvres à proprement parler, il apparaît de façon manifeste que Jésus est venu de Dieu] 

21- D'autres disaient: " Ce ne sont pas là les paroles d'un possédé; est-ce qu'un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? 

Les individus qui comprenaient avec droiture que le miracle était vraiment hors du commun ne pouvaient accepter que d'autres essaient de se justifier en traitant le Christ de possédé, car ses paroles avaient un grand poids dans la notoriété qui était la sienne, et qu’ensuite, du fait du temps passé, jamais miracle ne fut plus grand ni plus explicite.   

22- On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace; c'était l'hiver;

Pour comprendre la nature de ce verset, dont l’évangéliste veut nous parler, il faut savoir que la fête de la dédicace du temple de Jérusalem, dite fête des « encénies » faisait uniquement mémoire de la consécration du temple. Trois consécrations eurent lieu pour ce temple. La première du temps de Salomon, ( voir le premier livre des rois) en second par Zorobabel (voir le livre d’Esdras) en troisième lieu par Juda Macchabée lorsqu’il rétablit les Lieux saints. Cette dernière fois fut pratiquée en hiver d’où l’explication de la période de l’année commentée par St Jean. 

23- Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon. 

St Jean montre ici le Christ qui se tenait sous le protique dit de Salomon, appelé ainsi par respect de la dédicace que Salomon avait faite du temple en ce lieu, malgré sa destruction et sa reconstruction à l’identique. bien des années après. Mais par égard pour Salomon, ce portique portait toujours son nom. 

24- Les Juifs l'entourèrent donc et lui dirent: "jusqu'à quand tiendra tu notre esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis-le-nous franchement."

Dans ce verset la discussion s’amplifie, entre le Sanhédrin qui questionne Jésus sur sa messianité et la réponse prudente de Jésus, qui ne se révèle pas directement comme messie, car a son époque le titre de messie, recouvrait des attentes très diverses, notamment celle dominante d’une puissance militaire conquérante ![Les miracles étaient considérés comme les signes par lesquels le messie se reconnaitrait.] Cette interrogation n’était matière que pour l’accuser devant Pilate comme séditieux, convoitant le royaume, et donc opposé à Rome. 

25- Jésus leur répondit: "Je vous l'ai dit, et vous ne me croyez pas: les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi; 

Mais nous voyons ici que Jésus élude les propos des Juifs. Parce qu'ils ne croyaient ni en ses paroles ni en ses miracles, . Or la portée de ses paroles comme celle de ses miracles indubitablement ne peut être que des œuvres voulues par Dieu, qui manifeste ainsi par son Christ, sa volonté de réconcilier l’humanité !

26- Mais vous ne me croyez point, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.

Jésus ici renvoie les incroyants à leurs propres responsabilités. La foi est ouverte à tous, il faut donc que chacun fasse en soit la concordance des actes accomplis par le Christ et ceux qui auraient pu l’être d’une œuvre satanique. Cette possibilité est donnée à tous sans exception. À nous donc d’adhérer ou pas !
[C’est pourquoi au verset 25 et 26, il parle encore et toujours des œuvres qu’il fait au Nom du Père et qui lui rendent témoignages, alors que les Juifs n’y croient pas, juger jugés comme n’étant pas les brebis du troupeau devant être sauvées, du fait qu’ils n’écoutent pas , n’entendent pas , et refusent la voix du bon pasteur comme la voix salvatrice.] 

27- Mes brebis entendent ma voix. Je les connais et elles me suivent. 

[Reprendre ici le verset 14 commenté plus haut.]

28- Et je leur donne une vie éternelle, et elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main. 

[ Revoir ici le verset 18]

29- Mon Père qui me les a données, est plus grand que tout et nul ne peut les ravir de la main de mon Père.

La locution de Jésus porte ici un fruit au plus haut degré de la Trinité. D’abord, il se redéfinit Fils de Dieu en appelant le Créateur son PÈRE, ensuite sa liaison étroite avec LUI, puisqu’il est possesseur des biens du Père, au même titre que Dieu lui-même, en troisième lieu il spécifie la grandeur unique et incommensurable, de Dieu indéfinissable dans son existence et dans sa finitude, (Dieu est de toujours à toujours. Dit par lui-même a Moïse lors de sa déclaration au mont Sinaï « Tu diras aux enfants d’Israël JE SUIS m’as Envoyé, car JE SUIS CELUI QUI EST, c'est-à-dire de toujours à toujours, immuablement. De ce fait, tout ce qui est dans les mains du Père, c'est-à-dire dans sa volonté suprême, nul ne peut quoi que ce soit contre lui ! Personne dans l’univers connu et inconnu ne peut rivaliser avec Dieu , Père et Créateur de toutes choses, connues ou inconnues, visibles ou invisibles.   

30- Mon père et moi nous sommes un." 

Jésus répond finalement, mais de façon implicite à la demande du Sanhédrin, au verset 24 (revoir) . Il manifeste que substance et nature sont identiques entre Dieu son Père et Lui. Donc en toute consubstantialité, Père et Fils sont UN par la substance, la nature , l’honneur, la gloire et la puissance. 

31- Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider. 

Les diffamateurs emploient toujours le système le plus expéditif pour couper court à toute conversation qui risque de se retourner contre eux. Pour les blasphémateurs la loi impliquait la lapidation comme punition, et bien sûr, sur ils s’empressent d’y recourir pour ne pas avoir à donner d’avis au sujet de Jésus l’accusant à tort de blasphème. 

32- Jésus leur dit: "J'ai fait devant vous beaucoup d'œuvres bonnes qui venaient de mon Père: pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous?"

Jésus blâme ici leur fureur , rappelle les bienfaits qu’il leur a témoignés, par de nombreux miracles ; la guérison des infirmes de toutes catégories, sans exception et sans réserve, mais en prodiguant un enseignement. Toutes ces œuvres sont la volonté du Père, sans qui rien ne se serait réalisé. Ainsi, Jésus les renvoie à leur propre hypocrisie.  

33- Les Juifs lui répondirent: "Ce n'est pas pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que, étant homme, tu te fais l’égal de Dieu;

Reconnaissant que Jésus avait donc fait une bonne œuvre, implicitement ils le reconnaissent aussi comme Christ, preuve de leur contradiction, mais pour se défendre, ils lui attribuent un blasphème. Pour eux, il est notoire que la distance entre Dieu et l'homme créé ne peut supporter,une quelconque égalité, car il est incroyable et de nature impossible que celui-là même qui est homme soit aussi Dieu.  

34- Jésus leur répondit: "N'est-il pas écrit dans votre Loi: J'ai dit: vous êtes des dieux?

Jésus se disculpe par l’autorité des écritures, ce rapportant à cette autorité , parce que pour le Sanhédrin, l’Ancien Testament tout entier se rapporte à l’autorité de la Loi. (voir notamment le psaume 81,6) Moïse fut par une certaine participation d’excellence, couvert d’une puissance donnée divinement et c’est à cela que fait allusion Jésus dans ce verset. 

35- Si la Loi appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie.

C'est-à-dire, exceptionnellement, une association a la nature divine au-delà de la nature humaine, en tant que participant a quelque chose de strict et de précis à la parole de Dieu qu’il a été donné a la nature humaine de prononcer.et dans certains cas d’agir.  

36- Comment dites-vous à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde: Vous blasphémez, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu? 

Jésus démontre ici que selon l’opinion des Juifs, qui voient en lui seulement l’homme Il ne blasphème aucunement, car Il est vraiment Dieu. Certes, nombreux furent ceux qui depuis le verset 29( revoir et relire) comprirent que Jésus avait reçu la nature du Père, et qu’étant UN avec le Père, cela ne saurait se recevoir de quelqu’un que dans une raison de filiation. Et de plus en tant que sanctifié, cela correspond à être engendré Saint depuis l’éternité.Donc comment pouvez-vous reconnaître quelque chose selon la vérité et la renier en même temps ? 

37- Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. 

Le Père agit toujours selon une œuvre, et de cela les Juifs en sont convaincus. Il explique donc que sans les œuvres il serait inexcusable ! Mais c’est par les œuvres accomplies par Jésus qu’ils sont inexcusables, car ils sont convaincus que sans la volonté divine il n’y a PAS de miracle possible. 

38- Mais si je les fais, lors même que vous ne voudriez pas me croire, croyez à mes œuvres: afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi, et que je suis dans le Père."

 Donc, ce sont les œuvres elles-mêmes , qui précisément démontrent que Jésus est bien le Fils de Dieu , car toute œuvre n’émane que de la volonté de Dieu. Jésus  ?? Ensuite la logique conclusion. Il ne peut y avoir aucun indice plus évident de la nature d’une réalité, que ce qu’on saisit a partir de ses œuvres ! D’une manière plus qu’évidente, on peut donc reconnaître et croire au sujet du Christ qu’Il est Dieu, par cela même qu’Il fait et réalise les œuvres même de Dieu. Il faut comprendre que c’est par l’unité de l’essence même, car partout là où est la nature du Père, là est le Père, et partout où est la nature du Fils, là est le Fils, puisque dans la nature du Père est le Fils et inversement, car le Père est dans le Fils et le Fils en Lui en tant qu’égal. 

39- Là-dessus, ils cherchèrent de nouveau à se saisir de lui, mais il s'échappa de leurs mains.

Parce que Jésus avait exprimé de façon fort évidente et indiscutable sa filiation et son égalité avec le Père, leur obstination a persévéré dans l’erreur, car après tant d’exemples de vérité et de preuves de miracles, leur malice se décuple dans l’arrogance satanique qui les aveugle complétement, les rendant de ce fait lapidaire. 

40- Il s'en retourna au-delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait commencé à baptiser; et il y demeura.

Jésus sur ces entrefaites les abandonne et nous montre deux raisons qui le justifient. D’abord pour nous donner l’exemple d’esquiver la fureur des mauvais quand cela peut être fait sans danger pour la foi, ensuite pour nous rappeler le témoignage du Baptiste, à ce même endroit et le témoignage du Père donné au Christ comme son Fils dans le baptême de l’Esprit Saint descendu sur lui. Où la voix qui venait du ciel s’exprimait « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j’ai mis toute ma complaisance, écoutez-le ! ». 

41- Et beaucoup venaient à lui, disant: "Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce qu'il a dit de celui-ci était vrai."

L’effet inverse à la négation des Juifs malsains, arrogants et blasphémateurs, fut la conversion de la foule à la foi ; c'est-à-dire par la preuve des œuvres, confessant de leurs bouches l’éminence du Christ par rapport au Baptiste, car si Jean se signalait par la sainteté de sa vie, le Christ accomplissait en plus de cela les œuvres divines qui manifestaient clairement la puissance et la volonté du Père. De fait, la foule confesse la véracité du témoignage de Jean le baptiste par rapport au Christ, car le baptiste a dit des paroles vraies, qui se sont avérées et confesse ainsi la véritable foi sortie tout droit du cœur. 

42- Et il y en eut là beaucoup qui crurent en lui.

Les versets 31 à 42, qui concluent se chapitre, épilogue sur la division qui pose l’écart existant entre Juifs et les Chrétiens dans leur approche de Jésus… la formule donne la véritable confession des chrétiens : Dieu s’est fait homme ! « .et le verbe s’est fait chair… »Pour les Juifs, il n’est qu’un humain et ne se comporte que comme tel, usurpant une intimité indue avec Dieu, l’Unique, l’Intouchable, l’Indivisible, alors que nous chrétiens, reconnaissons que Jésus est le Verbe de Dieu qui s’est fait homme… et que ce qu’il est ne vient pas de lui-même, mais du Père qui l’a consacré. [La fureur du Sanhédrin réside dans le fait que Jésus s’octroie de par sa justification de venir de Dieu, le droit d’être égal à Dieu son Père. « Ce n’est pas pour une bonne œuvre que nous voulons te lapider, mais pour le blasphème, alors que tu n’es qu’un homme, tu te fais l’égal de Dieu, celui-ci blasphème, qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul.] » D’une part, ils confessent que Jésus fait de bonnes œuvres et donc le reconnaissent ouvertement, et de l’autre par leurs cœurs endurcis, lui attribuent un blasphème. ! L’incohérence atteint là son comble…Jésus renvoie une fois encore à l’écriture (Ps 81,1:) « Moi je dis, vous êtes des dieux, c'est-à-dire participant de la vertu divine au-delà de la nature humaine ; si l’écriture appelle dieux ceux à qui la parole a été adressée, en tant qu’ils participent à quelque chose de la divinité selon la participation à la parole de Dieu qui leur a été annoncée, obtenant ainsi une participation de la puissance et de la pureté divine, « patriarches, prophètes, rois, » et la loi ne pouvant être abolie, car l’écriture tout entière se rapporte à l’autorité de la loi. » St Hilaire explique que par sa participation au Père dans sa divinité et en tant que fils de Dieu, en adhérant au Christ nous devenons fils de Dieu au titre de notre participation selon l'ordre de Jésus par essence et par nature’ avec Dieu, son Père. Le verset 41 fait allusion au baptiste, qui bien que n’ayant accompli aucun signe, telle n’était pas sa destinée, mais qui avait témoigné sur l’accomplissement de la prophétie par Jésus comme Christ de Dieu, apporte à Jésus un soutien de poids aux yeux des hommes, car Jean le baptiste était considéré et tenu comme un grand prophète envoyé par Dieu. 



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