Evangiles
Synoptiques

Evangiles selon Saint Jean , Saint Matthieu,
Saint Luc et Saint Marc

Ce site est destiné à l'étude des Evangiles selon
Saint JEAN, Saint MATTHIEU, Saint LUC et Saint MARC
Vous y trouverez l'intégralité des 4 Evangiles entrecoupés d'explications afin de mieux interpréter les textes.
Une aide à la compréhension de l'Esprit Saint est aussi disponible.

Saint Jean

Découvrir ou redécouvrir l'évangile selon Saint Jean entièrement expliqué afin d'en facilité sa compréhension

Saint Luc

Découvrir ou redécouvrir l'évangile selon Saint Luc entièrement expliqué afin d'en facilité sa compréhension

Saint Marc

Découvrir ou redécouvrir l'évangile selon Saint Marc entièrement expliqué afin d'en facilité sa compréhension

L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ? Comment se manifeste t-il ? Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Évangile de Jésus,
le Christ de Dieu
selon Saint-matthieu

Chapitre 4

Tentation au désert (4,1-11)

4, 1- Alors Jésus fut conduit par l`Esprit dans le désert pour être tenté par le diable.
4, 2- Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
4, 3- Et le tentateur, s`approchant, lui dit : " Si tu es le fils de Dieu, dit que ces pierres deviennent des pains. 
4, 4- Il lui répondit : " Il est écrit : L`homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. "
4, 5- Alors le diable l`emmena dans la ville sainte, et, l`ayant posé sur le pinacle du temple,
4, 6- il lui dit : " si tu es le fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et ils te prendront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. "  
4, 7- Jésus lui dit : " Il est écrit aussi : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. "
4, 8- Le diable, de nouveau, l`emmena sur une montagne très élevée, et lui montrant tous les royaumes du monde, avec leur gloire,
4, 9- il lui dit : " Je te donnerai tout cela, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi.
4, 10- Alors Jésus lui dit : " Retire-toi, Satan; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. "
4, 11- Alors le diable le laissa, et voilà que des anges s`approchèrent pour le servir.

Retour en Galilée
4, 12- Quand Jésus eut appris que Jean avait été livré, il se retira en Galilée.
4, 13- Et quittant Nazareth, il vint demeurer à Capharnaüm, sur les bords de la mer, aux confins de Zabulon et de Nephtali,
4, 14- afin que s`accomplît cette parole du prophète Isaïe :
4, 15- Terre de Zabulon et terre de Nephtali, vers la mer, pays au-delà du Jourdain, Galilée des Gentils !
4, 16- Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière; et pour ceux qui étaient assis dans la région de l`ombre de la mort, une lumière s`est levée !
4, 17- Dès lors Jésus commença à prêcher, en disant : " Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Appel des quatre premiers disciples
4, 18- Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, dit Pierre, et André son frère, qui jetaient le filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.
4, 19- Et il leur dit : " Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d`hommes. "
4, 20- Eux aussitôt, laissant leurs filets, le suivirent.
4, 21- S'avançant plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, dans une barque, avec leur père Zébédée, réparant leurs filets, et il les appela.
4, 22- Eux, laissant à l`heure même leur barque et leur père, le suivirent.

JÉSUS enseigne et guérit
4, 23- Et Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.
4, 24- Sa renommée se répandit par toute la Syrie, et on lui amenait tous les malades atteints d`infirmités et de souffrances diverses, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques, et il les guérissait.  
4, 25- Et des foules nombreuses le suivirent de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et au-delà au du Jourdain.

4, 1 - 4, 11: 

Tentation au désert 

4, 2:  Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. 

On découvre dans ces deux versets, que le Christ, après avoir reçu de Jean le baptême dans les eaux du fleuve Jourdain, est " saisi " de l'Esprit Saint et se laisse conduire docilement, par lui au désert pour y être tenté par le diable
L'analyse nous a fait découvrir, que dès notre baptême, 1' Esprit vient sur nous, et normalement se saisir de nous, mais nous laissons nous saisir aussi docilement et facilement que le Christ ? N'y a-t-il pas de notre part une résistance certaine à cet état de fait...devant ce qui pour nous est une inconnue que nous ne maîtrisons pas.
Crainte, peur, suspicion et bien d’autres sentiments, or Jésus nous démontre par son agir, et quoi que nous demande l'Esprit agissant, que cela ne peut être mauvais ni nuisible pour nous, mais que c’est au contraire un creuset dans lequel Dieu agit, afin de nous amener à une réalité toute subjective, tout autant qu'incarnée, « le devoir», devoir que Dieu attend de chacun de nous, sans exception, pour l'élaboration du Royaume.
Pourquoi fuyons-nous le désert alors que Jésus, lui, s’y laisse mener ? Jésus ne nous montre-t-il pas que même là Dieu est présent, parle, agit, nous guide et nous conduit ! Là encore nous fuyons par peur de l'inconnu, et où est passée alors notre confiance en Dieu, si devant l'absolu, nous ne savons que fuir.
Tenté par le diable, oh ! Dieu, surtout jamais, mais n'y a-t-il pas plusieurs sortes de tentations, surtout celles de refuser systématiquement ce que l'Esprit nous demande de faire, fuir plutôt que résister, ne pas écouter afin de ne pas entendre. Ainsi, voyez-vous, là où nous pensions bien faire, c'est souvent là que nous chutons.
L’être que nous sommes devant Dieu a besoin du désert pour sa purification, il a besoin de se laisser guider par l'Esprit, (volonté du Père), de faire un retour en soi, de s'isoler pour faire relecture de sa vie, pour y voir plus clair, pour avoir un bon discernement, clarifier son esprit, ses pensées, son vouloir, son devenir, prendre le temps pour des résolutions saines, constructives ; sans désert, il n'y a rien de tout cela, c'est le vide, l'éternelle tentation qui nous entraîne toujours plus loin dans la chute.
Le baptême nous donne cette force, et le carême, qui chaque année revient dans l'Église, n'est pas une contrainte, mais au contraire une possibilité de se retrouver face à face avec Dieu, possibilité que le tentateur exerce par-dessus tout, .pour éviter justement ce face à face avec Dieu. 

.../...

Le tentateur prend ici plusieurs noms, diversité de nos tentations, mais il n'y a que le Christ qui appelle « Satan » le tentateur ; en fait et c'est là son plus grand rôle, il ne fait que tenter, c'est l'homme aveuglé qui tombe, donc lui n'y est pour rien si  l’on se laisse bêtement avoir, berner, démontrant ainsi que l'intellect que Dieu a placé en nous ne sert strictement à rien, ou si peu.
Il sait que le Christ doit venir et qu'Il Est l'Unique qui aura pouvoir sur lui, il cherche donc à le trouver avant que Sa puissance ne devienne trop grande, et qu'il ne puisse plus Le combattre d'où le persiflage constant dans ses demandes, " si tu es le fils de Dieu.
A) Le désert: lieu de prédilection où l'homme se retrouve face à lui-même, lieu où se sont déroulés les événements fondateurs de la foi d'Israël, pour son édification, comme peuple choisi, comme adorateur du Dieu Unique, Vivant, en marche avec son peuple, dont la confiance et l'espérance ne seront jamais plus mises en doute.(Dt 8.3). Le tentateur, toujours persifleur, Lui demande d'ordonner, car seul le Christ a ce pouvoir, la réponse humble et simple de Jésus qui se classifie tout simplement comme un fils d'Israël, connaissant bien la Loi de ses pères, transformant la nourriture matérielle, certes, nécessaire à notre corps, en nourriture spirituelle, plus nécessaire encore aux besoins de notre âme.
B) Le temple : Jérusalem, cœur de la foi et de la cité sainte: sur le pinacle de la foi, tous les miracles accomplis en ce lieu seraient pour l'univers une reconnaissance incontestée que Jésus est le Christ, Fils de Dieu. Être, paraître, vanité sublimée, orgueil illimité, rien de tout cela pour Jésus qui simplement répond par une foi totale, une croyance aveugle, une espérance indéfectible, possible et ouverte à tout homme sur terre, sans limites, sans distinction.(Ne 11,1; Is 48,2; PS 91,11-12; Ex 17,2-7; Nb 14,22; PS 78,18) Demander, certes, mais uniquement ce qui est nécessaire pour notre âme, et pour le salut des frères et sœurs en ce monde. À ce moment, tout ce que nous demandons nous est déjà accordé.
C) La montagne : Moïse sur le mont Sinaï, Jésus transfiguré sur le mont Tabor, telle est la symbolique prise par le démon prend pour élever Jésus vers le sommet le plus haut d'une montagne, vertigineuse voie, où le monde est à ses pieds, où il régnera en maître absolu dans le despotisme, la tyrannie, l'absolutisme, en somme dans ce qui est illimité pour les yeux, mais étroitement limité pour l'esprit . La condition de ce pouvoir, rendre un culte à Satan qui veut prendre la place du créateur, de son propre créateur, car lui aussi est une créature de Dieu, quelle que soit la puissance de ses pouvoirs.
C’est la réponse de Jésus, qui met le démon à la portée de chacun en lui intimant 1’ordre de se retirer, et en invoquant uniquement le nom de Dieu, toujours dans la foi de ses pères, qui lui ont transmis le message. Tu honoreras Dieu seul et ne rendras un culte qu'à Lui Seul ; car dans tout l'univers, il n'y a pas d'autre Dieu que le Seigneur. (Dt 6,13-16; Dn 3,5-10-15;) Et dans cette perspective nous voyons aussi, les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance faits par les prêtres lors de leurs ordinations.
Jésus, se tenant à notre portée, nous montre l'infaillibilité d'un chemin que nous pouvons tous prendre, sans distinction et sans limites, chemin qui mène droit au Père, chemin qu'il Est lui-même pour nous, route toute tracée du Salut, qu'il lui faudra malgré tout entériner par la croix, qui de supplice et d'infamie, se révélera glorieuse pour nous et destructrice pour Satan.

4, 12 - 4, 17:  Retour en Galilée

4, 16: 

La subtilité était de vous faire arrêter là où vous auriez tendance à ne pas le faire, car souvent un contexte qui peut nous paraître quelque peu obscur, ne se fait voir que dans une lecture dite « entre les lignes ». Grâce à cette subtilité, bien des travers sont ainsi évités et la lecture reconsidérée est mieux analysée, interprétée, comprise; ce n'est pas bien long, mais souvent il suffit de peu de phrases, parfois de peu de mots pour que notre compréhension devienne plus évidente, et que nous apparaisse avec une plus grande clarté, le message lu.
Nous avons vu que Jésus accepte un certain ordre des choses, non qu'il s'impose à Lui, mais pour être selon l'esprit dans lequel nous entraîne Matthieu, un fil conducteur; il faut que Jean le baptiste se retire, de quelque manière que ce soit. Ici, hélas, à cause de la vilenie d'un homme et de la cruauté d'une femme, ce sera par le martyr (reportez-vous à Marc 6,14-29) pour y lire cet épisode. Matthieu nous fait comprendre que cet événement eut lieu en l'absence de Jésus, pendant ses quarante jours de désert.
Capharnaüm, est une ville centrale en Galilée, dite Galilée des Nations dans la bouche d'Isaïe (Is 8,23 et 9,1), car, la route du commerce passait par ce grand carrefour, la Transjordanie, qui relie la mer à la terre, en allant et venant de la Mésopotamie à l’Égypte, de l'Orient à l'Occident. C’est encore la Transjordanie actuelle, et, sur une carte, il est aisé de voir la prépondérance de ce lieu; là se rencontrait dans les synagogues le jour du culte, toute la diaspora qui était en voyage. Matthieu, reprend ici le témoignage d'Isaïe, et se fait fort de démontrer que Jésus est la Lumière du monde si longtemps annoncée, dans un lieu où les hébreux se mêlaient aux autres nations qui se trouvaient elles dans les ténèbres, puisque méconnaissant le message Divin, ils risquaient en les côtoyant, de perdre leur âme en plus de leur identité.
Jean disparu, la place, pour la suite logique des choses, revenait donc à Celui qu'il avait annoncé avec force, Jésus, Christ de Dieu, dont la transparence lui fût révélée lors de son baptême dans les eaux du Jourdain, sous le symbole d'une colombe.

 4, 17:  Dès lors Jésus commença à prêcher, en disant : " Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. 

Dans ce verset, Matthieu, met dans la bouche de Jésus, les propres paroles du baptiste, lien et continuité, pour commencer son itinéraire.

4, 18 - 4, 22: Appel des quatre premiers disciples

4, 20: Eux aussitôt, laissant leurs filets, le suivirent. 

Cette partie n'est pas moins importante, et aux yeux de Matthieu, cela est même capital; en règle générale, c’étaient toujours les fidèles qui se choisissaient un maître, pour en devenir les compagnons. Ici Jésus innove, c'est Lui qui choisit ses compagnons, pris non pas au hasard, mais selon une idée éclairée, qui portera ses fruits aux confins du monde.
II veut que dès le début de son apostolat, tout ce qui va se faire et se dire ait des témoins. Jésus va faire de ces témoins, non des admirateurs passifs, mais d'authentiques collaborateurs, auxquels Il transmettra son savoir (la parole) et son pouvoir (allez dans toutes les nations, faites des disciples et baptisez-les au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit), et auxquels Il ordonnera même de faire des miracles. L'ordre que Jésus va suivre est des plus simples; toute œuvre faite par lui sera attribuée à Dieu, et tout miracle qu'il opérera fera partie de cette œuvre, mais au moyen de la Parole, Jésus étant le verbe; ainsi Évangile et Actes ne feront qu'un, étroitement liés et indissociables.

4, 23 - 4, 25: JÉSUS enseigne et guérit

4, 25: Et des foules nombreuses le suivirent de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et au-delà au du Jourdain. 

Matthieu, dans son apostolat auprès des siens, les Juifs, se fait le porteur de faits qui doivent, par leur perspicacité, conduire le peuple élu à la foi en celui qui est envoyé par Dieu. Or, les hébreux ne concevaient la foi en Dieu qu’à travers les miracles, qui selon les anciens d’Israël, les prêtres, les scribes, bref, tous les lettrés, ne pouvaient être exécutés que par Dieu lui-même et par Dieu seul.
Donc vouloir démontrer que Jésus était capable de faire d'aussi grands miracles revenait à démontrer qu’Il était bien l’envoyé de Dieu donc du Père. Ainsi, les foules nombreuses le suivaient, certes, mais pas toutes dans le même but, ni dans la même foi. 

Pour nous contacter

Venir, nous appeler ou nous écrire ..

Adresse

06160 Juan les pins, France

Téléphone

06 8686 1995

E-mail

Armand Scasso
Diacre permament

© Copyright 2020 Cabris-informatique.com - All Rights Reserved / mentions légales /