La Grâce dans nos vies


Accordez-vous quelques moments pour découvrir
ce thème et en saisir toute la portée

Saint Marc

Communément accepté par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome.

Saint Matthieu

Ce collecteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël.  

Saint Luc

Sous la plume de ce médecin lettré, compagnon de ST Paul, la Bonne Nouvelle annoncée chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus.

Saint Jean

Intime du Christ, ses écrits sont un éblouissant témoignage de la vie du Messie, de sa transfiguration, des miracles accomplis, de l’agonie, de la mort de Jésus en croix, de sa mise au tombeau et de sa résurrection au matin de Pâques.

L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ?
Comment se manifeste t-il ?
Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Jésus

Spontanément, lorsque vous pensez à Jésus ou quand vous parlez de Lui, comment l’appelez-vous ?
Jésus, Christ, Seigneur, Dieu, …ou autrement !

La Grâce dans nos vies

Dieu, lui-même est une grâce immanente, incréé, car Dieu lui-même est Amour, Beauté, Perfection et de l’Amour provient la Grâce.

Cette révélation nous vient directement de notre appartenance judéo-chrétienne, dont nous sommes les dépositaires testamentaires, nous révélant l’Amour de Dieu pour nous, humains, d’un amour qui nous surprend et fera toujours notre étonnement, parce que dépassant absolument tout ce que nous pourrions concevoir, et dont nous ne pourrons jamais connaître le fond de l’amour de Dieu pour nous, sauf uniquement lorsque, et si nous l’avons mérité, nous serons auprès de Lui, pour en connaître la dimension insoupçonnable et incalculable pour notre petite conception humaine.
Les effets de cet amour sont pour nous pour le moins déconcertants, comme des surprises, précisément parce que nous ne pouvons pas comprendre Dieu qui en est la Source. Ils sont déconcertants pour une raison purement rationaliste et je dirais même pour la raison tout court, puisque limitée dans sa résolution terrestre.

grace divine

Le premier acte dans lequel s’extravase l’amour de Dieu est bien sûr la Création. Dieu est l’Infini, l’Absolu, possédant à un degré d’intensité illimitée l’Être, l’Intelligence, l’Amour, la Beauté, la perfection, résidant en Lui-même, ne manquant absolument de rien. La question toujours d’actualité pour un grand nombre de terriens est donc de savoir et de comprendre le monde que nous connaissons aujourd’hui dans toute sa complexité ? 

Il est correct de dire à ce jour, et notamment en connaissance de l’Évangile, que si Dieu à voulu créé notre univers et particulièrement notre monde, c’est par surabondance et par pur désir de communiquer ses richesses, par pur désintéressement mais surtout et particulièrement par pur Amour

On touche ici, dans le mystère de sa Présence de la Création, l’essence même de l’Amour, donc de la grâce, présence à la fois de causalité et de conservation, effet de sa toute-puissance divine qui fit émerger l’univers au-dessus et par-delà du néant, le maintenant en son état par son éternelle Présence Divine qui enveloppe et pénètre toutes choses, créées et ou encore incréées, dans l’univers connu et inconnu, de toujours à toujours, puisque par définition de « YHWH », Dieu est Lui-même, incréé de toute Éternité, présence d’essence qui donne d’être ce qu’il est.

Tel est l’aspect de sa présence de créativité, intime aux créatures, Dieu parlant rigoureusement est plus présentement aux choses qu’elles ne le sont à elles-mêmes. Le Seigneur notre Dieu est si mystérieusement présent dans le monde, n’est cependant pas immergé dans le monde, il ne se dissout pas dans les choses, mais garde sa transcendance absolue.

Le deuxième acte, encore plus bouleversant de Dieu, est de s’unir d’une nouvelle manière aux âmes qui s’ouvrent à la grâce de son amour par une présence plus mystérieuse, plus cachée, car Dieu désire ainsi descendre secrètement dans notre univers pour y trouver une demeure, vérité déjà pressentie dans le peuple élu par le truchement des prophètes, particulièrement par Moïse.

Mais cette révélation, c’est en Jésus-Christ qu’on la touche en plénitude. Avec la venue du Messie, Jésus, Verbe de Dieu la grâce divine prend un visage pleinement révélé et incarné.

Si Dieu ne peut ou ne veut habiter dans les choses matérielles, qui, bien que voulues et conçues par Lui, ne se concevraient pas avec son origine spirituelle, car pour Dieu, converser avec l’humain ne peut et ne doit se faire que par l’intermédiaire de l’Esprit.
À cette condition, tout esprit ouvert à Dieu recevra en Esprit la condition de la grâce qui va transformer son âme, la rendre propre à l’habitation dans l’immédiateté des Trois Personnes Divines, par les vertues fondamentales qui sont, la crainte de Dieu, non au sens de la peur, mais dans le sens de l’offenser, et l’humilité qui est la source de la reconnaissance de notre état comme « le vivant ».

Dans le mot « Grâce », nous découvrons trois sens subordonnés.
En premier : celui de la bienveillance. C’est donc un acte d’amour gratuit qui descend à la rencontre d’un être.
En second : celui du don. C’est un acte donné à quelqu’un pour lui signifier, voire symboliser cette bienveillance. 

la grace

En troisième : celui de la reconnaissance. Celui qui a été favorisé rend grâce pour tout ce qu’il a reçu de la part de Dieu.  Ainsi la subordination s’échelonne d’abord par la faveur de la bienveillance, suivie du don qui appelle spontanément à la reconnaissance par l’action de rendre grâce pour le bienfait reçu.
[Ainsi la Grâce divine incréée, la Faveur divine incréée, cause en nous, quand nous l’avons reçue par mérite, des grâces créées, des dons et des bienfaits créés, pour lesquels nous rendons à Dieu par des actions de grâce notre reconnaissance et nos remerciements.]

Mais faisons attention à la compréhension de cette définition qui, si mal comprise, peut contredire, voire intervertir la réalité de son état primordial et inverser le sens premier de notre rapport à Dieu.

Il existe malgré tout une grande différence entre l’amour que Dieu a pour l’humain, sa faveur ou sa grâce, et l’amour, la faveur et la grâce que l’humain peut donner à Dieu. L’AMOUR de Dieu est Créateur, il VERSE l’ÊTRE et la BONTÉ dans les choses, tandis que l’amour de l’humain présuppose la bonté, la beauté des choses qu’il n’a pas et ne peut créer.

C’est parce qu’une chose est, parce qu’elle est belle ou bonne, qu’elle attire mon attention et que je lui rends de l’amour pour ce qu’elle est. Quand elle est pleinement bonne, cela me ravit; quand elle ne l’est que partiellement, elle sollicite mon attention et mon humanité pour ne pas être condescendant envers elle et la considérer dans sa création telle qu'elle est par la compréhension en conscience en mon esprit.

Ainsi, je puis en tout état de cause aimer une créature humaine malgré tout ce qui lui manque, parce qu’il y a quelque bien en elle, parce que je pense et je sais qu’elle est voulue de Dieu, elle aussi rachetée par le sang du Christ. Bien que quelqu’un puisse m’être contraire, je me dois par amour au Christ d'aller à sa rencontre pour tenter de l’émouvoir par la Parole Divine, qui depuis mon baptême agit en moi. Toutefois, je dois être conscient que ce n’est pas moi qui peux conduire, produire ni créer par ma volonté et mon amour la bonté et la beauté d’une chose ou d’un être en soi. Seule l’action créatrice en moi de Dieu en action peut conditionner et opérer ce renversement, car il précède l’être, la bonté et la beauté des choses.

[Avant la création, rien n’était. Dieu ne pouvait regarder le monde universel pour s’éprendre de sa beauté. Les écritures précisent que Dieu donc a voulu créer le monde connu par un pur acte d’amour et ainsi le monde a éclos, s’est épanoui, au terme de son acte d’amour. Si le monde existe, c’est parce que Dieu l’a aimé et voulu, et il dure parce que Dieu l’aime et veut le garder. Il y a donc un renversement à opérer quand on passe de l’amour de l’humain à l’amour de Dieu. Le premier est consécutif à la beauté des choses, le second est créateur de la beauté des choses].

grâce divine de Dieu

Il est notoire de réfléchir aux hypothèses de nombreux exégètes qui aujourd’hui considèrent qu’il y a deux sortes d’Amour de Dieu. Un premier amour que l’on peut spécifier de commun, par lequel Dieu aime sa création dans sa diversité, qui va du brin d’herbe sur notre planète à l’étoile la plus lointaine de notre univers. L’ensemble de toute cette création est un acte d’amour par volition divine. L’humain, aussi bien que pécheur, a son être et cet être ne subsisterait pas si Dieu ne continuait de le vouloir. Certains y voient aussi les créatures célestes qui composent ce que l’on appelle communément la voûte céleste, où résident et cohabitent l’ensemble des esprits au service de la Divine Trinité.
Une chose nous sépare de la conscience de l’humain à celle du démon. Le mal dans le démon est sa volonté perverse, l’acte par lequel il anéantit l’amour de Dieu qui s’offre malgré tout encore à lui, alors que l’être humain peut, dans un vouloir de contrition, demander, recevoir et accepter cet amour salvateur. 

Dans ce sens-là, on peut dire que l’amour commun de Dieu s’étend à tout ce qui existe, pour autant que cela existe.

Le second serait l’amour spécial par lequel Dieu va tirer la créature raisonnable au-dessus des conditions de sa nature, la revêtir comme d’une nouvelle nature, l’introduire dans un nouvel univers. Il va la rendre participante de la vie divine en lui infusant la grâce créée. La grâce créée est une réalité de grande qualité, une lumière qui permet à l’âme humaine de recevoir dignement en elle l’habitation des trois Personnes Divines. Ce second amour est un absolu, parce que c’est le Bien Éternel Absolu que veut Dieu et qu'il verse par là dans l’âme humaine pour autant qu’elle pourra le porter ici-bas dans la foi au Christ dans son Église, et plus tard dans la vision bienheureuse.

C’est la SOURCE même, la TRINITÉ tout entière.

Nous pouvons donc considérer de façon spécifique que dès qu’il y a état de grâce, il y a habitation des Personnes Divines et dès qu’il y a habitation, celle-ci produit elle-même dans l’âme ce qui la rend possible, à savoir la grâce. Ce trésor que nous portons en nous est comparable à une huile parfumée de grand prix, mais dans un vase d’argile. Notre attention doit être constante pour ne pas attrister le Créateur pour les bienfaits dont il nous comble sans cesse et démesurément. Affaiblis par le péché originel et par les blessures accumulées de nos péchés, nous tenons ferme néanmoins, car si l’amour de Dieu vient en nous, il ne peut que nous purifier.
Nous pouvons considérer d’après ce raisonnement qu’il y a donc deux univers : l’univers naturel qui est matériel et l’univers immatériel qui est spirituel. Le premier purement minéral, végétal, animal, nous y compris, puisque corps animé. Ainsi Dieu aurait pu créer un univers fait uniquement de natures, mais dans cette hypothèse quel aurait été alors notre rapport avec notre Créateur? Nous connaîtrions le monde par la raison et du monde nous remonterions à Dieu comme à sa source, tout simplement.
Dans cette hypothèse, nous connaîtrions Dieu comme le grand X, réalisateur et créateur auquel le monde serait suspendu, et bien que nous verrions d’abord l’univers, sa richesse, sa beauté, nous ne pourrions pas entrer en rapport avec Lui. Mais Dieu ne voulut pas nous laisser dans cette condition. Il vient à notre rencontre et veut mettre en nous, humains, un nouvel univers de vie, de lumière, d’amour, de beauté et de perfection pour que nous puissions nous acheminer vers les profondeurs de son être, de son intimité, et même avoir la possibilité d’entrer en conversation avec lui.

C’est le mystère de la surélévation de notre nature par la grâce que nous apporta Jésus, son Messie, en faisant de nous, par le sacrifice de la croix, des enfants de Dieu. C’est pourquoi on appelle cette nouvelle condition de vie surnaturelle

Elle transforme de fait tout être, l’inhibe pour le transformer et le proportionner à une fin qui lui était jusqu’alors inconnue, qui dépasse de beaucoup notre simple nature. Dieu, par ce mouvement, va nous élever de façon purement spirituelle, à ce que nous serions incapables de réaliser par nous-mêmes, d’avoir de la joie, de la tristesse, de l’amour, de la tendresse, de la compassion et surtout de savoir prier.

L’effet ainsi produit de la grâce divine qui descend sur l’humain ne le dissocie pas des choses d’ici-bas, mais l’élève à la dignité des Trois Personnes Divines, avec tout ce qu’il y a de plus profond, de plus caché, de plus mystérieux dans le cœur de Dieu, son Amour pour nous.
Cette lumière qui nous touche par un effet de pure grâce est une motion divine qui, au moment où elle nous touche, vient déposer en nous, d’une manière permanente, une richesse avec des racines vivantes qui nous permettront de faire nous aussi, à notre tour, des actes de pur amour chaque fois que nous le voudrions et en nécessiterions le besoin.

Ainsi la grâce répandue en nous par amour est un habitus, un avoir, une richesse qu’on possède d’une manière constante, permanente, et qui est en nous source première de toute activité a priori spirituelle. L’action divine, quand elle nous prend, nous met en état de grâce, dans une condition de stabilité accomplie. Que l’humain soit endormi ou réveillé, il fait de fait acte de foi et d’amour en vertu de cette racine permanente qui est en lui, toujours prête à agir, pour le bien du royaume auquel il est prédestiné.    

grace divine

Il y a dans l’humain diverses facultés, parmi lesquelles la volonté, l’intelligence, la sensibilité (etc.) qui sont enracinées dans l’âme. L’intelligence, c’est le pouvoir que l’âme a de connaître l’univers et tout ce qui l’entoure, de recevoir en elle l’impression des choses, de pénétrer dans leur intérieur en les contemplant. La volonté, c’est la faculté qui nous porte à la rencontre des choses. L’âme représenterait comme le tronc, dont toutes les facultés seraient les branches. La grâce qui nous touche vient dans l’essence de l’âme, répand dans nos facultés les vertus théologales infuses, la surélevant, mettant en elle la lumière par laquelle on connaît Dieu, et va la faire agir divinement. La sensibilité, c’est l’état de grâce qui nous permet le rapprochement des êtres et des choses et s’avoir les appréciés à leur juste valeur.

La grâce se définit comme une participation active à la nature divine, afin que nous puissions connaître et aimer Dieu. Dans son mystère le plus caché, le plus intime, tel qu’il est lui-même, principe de connaissance et d’amour, d’une manière infinie. Voilà l’essence même de la grâce, mystère fini et infini. Finie en mon âme, mais infinie quand elle nous fait rentrer dans l’intimité divine.

La finitude et l’infinitude de ce paradoxe se réalisent en Dieu qui est la source par toute la lumière qu'il répand, se rendant un peu, dirait-on, transparent à lui-même, et par son amour qui est infini, qui rayonne alors en l’humain, nous fait participer au minimum de sa nature divine, reçu par la grâce, et dirigée de fait sur les profondeurs infinies de Dieu et de son mystère, tout en restant à la fois dans la limite de notre portée humaine.

Quand la mort nous prendra, la grâce divine nous mettra immédiatement en présence de Dieu, tel qu’il est, comblant ainsi nos âmes, bien que maintenant, déjà, nos âmes, avec le concours de sa grâce, se rapprochent de Dieu, ce qui se traduit par l’habitation des Trois Personnes Divines en nos êtres humains.
Saint Paul ne cesse de le rappeler, que nous sommes le temple de Dieu… (1 Cor 3,16).
Il rappelle aussi que nous sommes le temple du Saint-Esprit (1 Cor. 6,19).
Dieu réside en nous et nos rapports avec lui deviennent d’enfants et parents, comme le père et son enfant, ayant alors la possibilité de nous appartenir pleinement. Les mystiques ont tous trouvé cette voix extraordinaire, d’une relation dans l’appartenance infinie de notre Créateur.
C’est, et de loin, une grâce qui surmonte et dépasse toutes nos capacités, si Dieu ne le permettait pas.

Notre vie a une grande valeur aux yeux de Dieu, qui veut et peut prendre possession de nos êtres, dans la mesure où notre acceptation se fait sans mesure, et le don de cette grâce est plus précieux que nous ne pouvons l’imaginer. C’est la révélation que Jésus nous a fait comprendre tout au long de son ministère terrestre.
Saint Jean nous le rapporte dans son évangile (14,23) : « Si quelqu’un m’aime, gardant ma parole, mon Père l’aimera et nous viendrons en lui, nous ferons notre demeure »… Et comme Père et Fils ne sont jamais séparés de L'Esprit Saint, c’est toute la Trinité tout entière que nous abritons en nos âmes. La grâce de ce fait nous rend participants de la nature divine, faisant de nous des enfants de Dieu, parce que par le baptême nous sommes renaître à la vie divine, et avec Jésus, héritiers du royaume, nous sommes alors avec Lui cohéritiers par notre appartenance et ressemblance en amour et en vérité de sa glorification comme Messie, et son don d’amour salvateur.

 
Jésus de fait est Fils du Père par voie de génération éternelle Nous sommes fils de la Trinité tout entière par voie de création. Jésus de fait est le premier-né, (humainement parlant), au-dessus de toute création, et par sa fraternité nous sommes nous aussi enfants de Dieu. Ce sont les paroles qu’il dit à Marie de Magdala au matin de Pâques : « Va trouver mes frères et dis leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ».

Jésus est donc chéri par son identification de sa gloire avec celle du Père, et nous sommes héritiers par participation à sa destinée. Lui héritier de sa gloire par droit de nature, et nous par son mérite de serviteur. C’est ce rapport de réciprocité qui existe entre le don fini de la grâce et le don infini de l’habitation en nous de la Trinité qui donne ainsi à nos pauvres âmes mortelles la compréhension de la grâce dans sa vraie dimension. 

C’est ce que l’on nomme « la grâce sanctifiante ».

grâce divine dans nos vies

Les grâces que nous recevons sont des dons gratuits de Dieu qui agit en nous et sur nous comme un Père attentionné au bien-être de ses enfants. Elle n’est ni contrainte, ni forcée. Elle ouvre le cœur à la vérité et à l’amour de Dieu tout en respectant la liberté intérieure que le Seigneur a placée en nous dès l’origine, nous voulant ainsi à son image et à sa ressemblance. Ainsi l’humain reste libre en recevant une grâce, de l’accepter ou de la refuser.
La grâce accomplie par amour et bienveillance est sans mérite pour celui qui la reçoit, mais son bienfait est plus que nécessaire pour que l’humain reste en état de grâce.

 
Dieu ne s’impose jamais ! Mais il se rend toujours disponible même lorsqu’il agit discrètement dans la conscience de l’âme humaine, même si celle-ci ne l'a pas encore reconnue.

En l’humain, la grâce est dite reçue, car elle n’est pas produite par nos propres moyens, mais à partir de l’âme qui la reçoit de la part du divin, en substance par adoption filiale, car Dieu seul est cause principale de la grâce. Ainsi, par coopération volontaire de notre part, la grâce devient réellement efficace sur le chemin de la sainteté, ouvrant le chemin en l’actualisant constamment, à la pleine participation à la vie de Dieu trinitaire. 

Elle est la vraie participation formelle à la vie divine, l'assimilation parfaite à ce qu’est Dieu, à son mystère et à sa nature divine dans la Trinité Sainte.
Par sa fonction, elle infuse les vertus, elle perfectionne l’essence de l’âme et la complète. Ainsi, l’âme sanctifiée par ce don naturel, déifiée par la grâce, participe de façon abstraite à la vie divine, par distinction de raison, car par ce don gratuit de Dieu, la grâce guérit l’âme de la blessure du péché.
La grâce est le principe codical de toutes les opérations surnaturelles, comme la connaissance et l’amour béni aussi de Dieu en premier et fondamentalement, et pour l’être humain, par effet rétroactif.


Rachetée par le Messie de Dieu, Jésus, Son Verbe, l’humanité a retrouvé la grâce quasiment perdue à cause du péché, dans et par les sacrements, la foi, l’Église corps du Christ. Cependant elle reste admissible uniquement en vertu du libre arbitre de l’humain, selon les dispositions qu’il fera de son âme, soit qu’il versera dans le bien, ou choisira délibérément de pécher dans le mal.

Toutefois, la grâce reçue de Dieu reste en tout état de cause opérante et coopérante, en tant qu’elle opère constamment à sa guérison, par son élévation spirituelle qui ne cesse malgré tout d’agir dans l’humain, assurant la rectitude de nos actes, prolongement de l’agir de Dieu en nous, comme une aide permanente qui conforte la volonté divine pour que l’âme parvienne à l’action d’actes bons, méritoires et salvifiques et sanctifiants.

la Grace dans nos vies

Notre humanité a obtenu la grâce de la vie éternelle par le sacrifice du Verbe de Dieu, Jésus son Messie, qui fut la cause instrumentiste conjointe sacramentelle par adoption filiale, car seul Dieu est la cause principale de la grâce. L’Esprit Saint qui nous a été ensuite donné exerce sur nous et en nous, par la force de ses dons, l’action divinissante qui nous conduit tout au long de notre vie.
Quand bien même nous abandonnons dans le péché, en offensant Dieu comme Père, l’Esprit reste toujours à l’œuvre pour nous signifier nos erreurs et s’évertue à nous montrer inlassablement le chemin pour sortir de l’emprise du mal que détient et dirige Satan Cette grâce reste et demeure intégrale jusqu’au dernier souffle de notre vie.

La force de l’amour que nous nous témoignons, dans l’union maritale, familiale, vis-à-vis de nos enfants, nos parents, nos amis, aussi envers la Trinité Sainte, dans la foi au Christ, est aussi un don de l’Esprit Saint et une grâce immense parce que l’amour de l’Esprit, participant de la Trinité, est Dieu lui-même. Ainsi en retour, l’amour reçu est aussi une grâce, car la reconnaissance d’avoir fauté et demandé l’absoute est une force de l’Esprit œuvrant en nous, et le pardon à accorder l’est d’autant plus, car normalement il doit être définitivement exclu de nos pensées et de notre vie. Cette action est aussi la force de l’Esprit Saint œuvrant en nous, car accepter de demander le pardon, tout comme accepter de le recevoir, reste une grâce sanctifiante sans mesure, tout autant que de pardonner, qui efface de façon radicale, entière et plénière la faute ou le péché.  
    
De fait, c’est une grâce que d’avoir la foi, certes transmise initialement par nos parents, mais qui en nous prend la mesure de sa conception, et de notre adhésion définitive à sa réalité, dans une adhésion totale et parfaite. Les sacrements en Église sont là aussi pour nous diriger sans cesse vers le royaume, à savoir : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, le mariage, le sacerdoce, la réconciliation, l’extrême-onction . Chacune d’elles exprime une grâce accordée en Église, certes, mais l'Église voulue et constituée par Jésus lui-même, Messie de Dieu, est et devient cause salvifique à part entière, parce qu’émanant directement de l’action trinitaire, voulue et consentie par Dieu lui-même dès la genèse de toute création.

grâce dans nos vies

Ainsi, YHWH, Dieu notre Père, dans sa mansuétude, par l’exercice de la très Sainte Trinité, existante de toujours à toujours, qui donc, dès l’origine de la création universelle absolue, connue et inconnue, a de facto impliqué son Verbe et son Esprit en tout ce qu’il a entrepris de créer, dès ce que nous appelons, par la connaissance de la science actuelle, le big bang.
Généré depuis plus de treize milliards et demi d’années terrestres, mais aussi tout ce qui avait sûrement eu lieu avant et dont nous ne savons absolument rien, car on ne peut ni calculer l’éternité, ni en concevoir l’immensité, quelque peu inexistante puisque existant comme YHWH, de toujours à toujours, comme « JE SUIS » selon sa propre définition à l’Horeb, en présence de Moïse. 
Par désobéissance, orgueil, vanité et autre, cause du péché, nous nous sommes volontairement retirés du royaume des béatitudes éternelles, nous séparant de lui, notre Créateur. Mais Lui, en tant que notre Dieu et notre Père, Créateur de toutes choses créées et ou incréées, malgré notre obstination et notre refus de revenir vers le royaume, par bonté d’amour, a voulu nous donner une planche de salut, nous permettant ainsi d’avoir la possibilité à tout moment de revenir dans le royaume et de nous retrouver dans le sein de Dieu.
La cause du péché étant humaine, il fallait que ce soit une partie de la Trinité, qui dans son apparence, reconnue humaine à son aspect, puisse par son intervention dans notre destinée, nous en donner la possibilité, par son Verbe, tout comme son Esprit Saint, de façon sacramentelle et éternelle.
St Jean précise dans le prologue de son Évangile, que le Verbe était Dieu, et explique qu’il a pris chair dans l’obéissance au Père.

grace divine commencement le verbe

1) Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers le Père, et le Verbe était Dieu.
2) Il était dés le commencement tourné vers Dieu.
3) Tout fut par lui, et rien de ce qui fut ne fut sans lui.
4) En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
5) Et la lumière brille dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l’ont pas comprises
10) Il était dans le monde et le monde fut par Lui, mais le monde ne la pas reconnu
14) Et le Verbe c’est fait chair et Il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, cette gloire que Fils unique du Père, pleine de grâce de vie et de vérité , Il tient du Père…
16) De sa plénitude, nous avons reçu et grâce sur grâce…
Ce prologue, St Paul le reprend a son compte dans le cantique aux Colossiens, versets 15-16-17 :
15) Il est l’image du Dieu invisible, le premier né avant toute créature.
16) En Lui tout fut créé, dans le ciel et sur la terre, les êtres visibles et invisibles, puissances, principautés, souverainetés, dominations, tout est créée par Lui et en Lui est pour Lui.
17) Il est avant toute chose et tout subsiste en Lui
St Paul précise dans sa deuxième épître aux Éphésiens aux versets 4 à 6
4) Dieu, est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de notre désobéissance, et de nos nombreuses fautes, nous a fait revivre dans et avec le Christ
5) C’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
6) Avec Lui , Il nous a ressuscités , avec Lui il nous à fait régner dans les cieux, dans le Christ-Jésus.
Le Verbe, (incréé puisqu’il est Dieu lui-même) qui donc dès l’origine était en osmose avec le Père et l’Esprit, à l’aube de toute créativité absolue, s'est volontairement offert pour cette mission salvatrice. Ainsi, en toute assurance, nous pouvons dire et reconnaître, comme un fait purement établi, que la plus belle et la plus grande des grâces que Dieu notre Père nous a accordées en tout premier lieu, par don de son amour, fut son Verbe qui, en prenant notre apparence et notre condition humaine en Jésus, assuma et assura sa mission salvifique, pour notre retour auprès du Père, dans son royaume, malgré nos nombreux péchés de révolte, de refus, refus d’avoir été créée, voulant, comme Lucifer, être égal à Dieu, voire même supérieur à Lui, parce que Satan nous inculqua la vanité, l’orgueil, la jalousie, l’hypocrisie, la méchanceté, l’idolâtrie et toutes les autres formes de fautes, dans lesquelles nous avons versé et surabondé.

Une autre grande merveilleuse et heureuse grâce aussi importante est d’avoir accordé à Marie, de devenir par son FAIT, le tabernacle de son Messie pour l’humanité. De fait par la grâce hypostatique selon laquelle la nature humaine, sans aucun mérite antérieur, à reçu le don d’être uni au Fils de Dieu. Cette grâce dite incréé, est le mobile de toute grâce au maxima et au minima en cet ordre.
Il s’agit pour nous d’une sanctification substantielle, pour notre nature humaine, sainteté radicale et entitative parce qu’elle affecte notre humanité uni au Christ, Verbe de Dieu.

grace divine

St paul, dans son épître aux Corinthiens, versets 12, 3b-7,12-13, spécifie la grâce de la façon suivante : 

12, 3b) Frères, personne n’est capable de dire « Jésus est Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint.
7,12) Les dons de la grâce sont variés, mais c’est e même Esprit (qui agit). Les services sont variés,(il s’agit des dons de l’Esprit) mais c’est toujours le même Dieu qui agit en tout et pour tous.
7,13) A chacun est donné la manifestation de L’Esprit en vue du Bien.
Si les sept dons de l’Esprit Saint sont des grâces qui doivent nous permettre de nous perfectionner dans le cours de notre vie, en respectant la grâce que chacun reçoit en particulier pour la mettre au service du royaume. Cette grâce que nous accorde l’Esprit Saint, et qui est faite pour nous associer à son œuvre, pour nous rendre capables de collaborer au salut d’autrui et à la croissance du Corps du Christ qui est l’Église.
 Les sacrements de l’Église ont tout autant le rôle d’œuvrer pour le royaume en osmose avec le Christ, qui par son Église se rend présent dans chaque grâce reçue tout au long de notre vie et en fonction du moment où nous les recevons. Il s’agit du baptême, de la confirmation, de l’Eucharistie, de la pénitence (ou réconciliation), de l’ordre (ordination), du mariage et de l'extrême-onction.
On les appelles « Grâce sacramentelles »
Nous verrons par la suite les différentes grâces que le Seigneur nous accorde selon leur propre modalité.
Prenons maintenant les grâces dites sacramentelles dans l’ordre d’énumération selon le catéchisme de l’Église catholique romaine apostolique.

la grace du bapteme

La grâce du Baptême : consiste dans le don de la grâce sanctifiante, divinissante, avec une perfection de rigueur qu’elle n’a pas en dehors du sacrement, dans le but d’instituer une vie nouvelle proprement surnaturelle en guérissant du péché originel, infusée dans notre âme par le don de l’Esprit Saint, et en élevant le baptisé au partage de la vie divine par et dans le Christ-Jésus, mort et ressuscité, car en lui tout a déjà été accompli.

La grâce de la Confirmation :  consiste dans le don ad augmentum et ad rebur de la grâce sanctifiante pour constituer l’être adulte et témoin de la foi, puissance du Saint-Esprit . Cette rigueur et cette foi spéciale pour défendre et promouvoir la foi jusqu’au péril de sa vie (dans une nécessité absolue) car elle se fonde sur le mystère du Christ communiquant l’Esprit à ses Apôtres au soir de la Pâques.

La grâce de l’Eucharistie : consiste en l’union avec le Christ en sa passion, dans la charité qui unit mes membres de son Corps avec Lui, et elle accroît la grâce et la charité qui sont au principe de l’unité de l’Église. Le mystère référentiel de la grâce eucharistique est le Christ qui s’offre en sacrifice sur la croix pour unir et réconcilier tous les êtres avec Dieu son Père.

La grâce de la pénitence, ou réconciliation :, consiste en la grâce sanctifiante en tant que dans ce sacrement elle remet les péchés commis après le baptême, en donnant au pénitent l’absolution et le pardon des péchés, pour lesquels il a de la contrition et le ferme propos de s’amender, puisque le mystère du Christ auquel le sacrement se référence est la mort expiatrice du Christ.

La grâce du sacrement de l'ordre : consiste en la grâce sacerdotale par laquelle le prêtre sert l’Église en sanctifiant dans son ministère (comme charge et comme grâce) en union à l’Église, Corps mystique du Christ. Par l’ordination valide et licite de l’épiscopat, il est constitué ministre du Christ et de son Église dans la célébration du culte divin et l’administration des sacrements qui sont le sommet de la vie sacerdotale. La grâce sacerdotale et ministérielle découle et dérive de la grâce du Christ prêtre par son sacerdoce.

Autrement dit elle dérive de sa médiation sacerdotale dont la grâce capitale la constitue formellement principe prochain et de sa grâce d’union qui est son principe radical. Par découlement, le diacre ordonné lui aussi par l’épiscope reçoit aussi la grâce de donner les sacrements et de promouvoir la foi, hormis la célébration du culte divin. 

La grâce du mariage : consiste en la grâce habituelle en tant qu’elle fortifie les époux, les unit pour les garder fidèles, pour qu’ils puissent accomplir toutes les tâches, s’aider mutuellement en se multipliant selon la volonté divine et signifier par leur union les noces du Christ et de l’Église, qui sont réalisées durant toute la vie du Christ, et que l’offrande de la croix a récapitulées et accomplies.

La grâce de l’Extrême-Onction : consiste en le sacrement des malades, à ôter les péchés (dits véniels) et les séquelles du péché, à soulager et à guérir éventuellement de la maladie, à supporter patiemment l’épreuve de la maladie et ses conséquences, à se préparer à la mort (avec le viatique), et à résister contre les tentations sataniques afin de persévérer dans la foi et la charité. Ce sacrement réalise dans la foi une configuration au Christ souffrant dans sa chair.

grace et onction

De toutes ces grâces reçues découle la gratitude, dette de reconnaissance que nous devons à ceux qui nous ont fait du bien, terrestrement parlant.
Cette grâce de la gratitude qui (lorsqu’elle se réhabilite) nous vient de la divinité suprême, est une dette spontanée qui entretient l’amitié et l’unité dans le monde. On y est naturellement tenu, car tout bienfaiteur y a droit, car la gratitude est le droit naturel de s’en acquitter particulièrement et surtout quand Dieu est l’auteur du bienfait.
C’est alors un devoir de religion et de fils dans l’adoption que, par le Christ, nous fut concédé, et vient alors s’ajouter à ce à quoi la vertu de religion oblige et à ce que la piété ordonne. (Comparativement à l’ingratitude qui refuse et rejette toutes formes de reconnaissance et de bienfait reçus, aussi bien terrestrement que divinement)
La réconciliation, par le sacrement de pénitence consentie, opère la guérison de l’âme. Cette grâce a pour effet premier de guérir, c’est pourquoi elle est dite médicinale. Elle a pour effet de rectifier la volonté en effaçant la macula du péché et de remédier à la blessure de malice qu’elle a contractée du fait du péché originel. D’autre part, elle guérit par la foi, en son intelligence, la blessure d’ignorance.

Observons aussi les différents types de grâce que l’Église nous fait découvrir dans le Magistère catéchétique.

Nous avons vu la grâce sacramentelle (les sept sacrements que donne l’Église au cours de la vie chrétienne). Il y a aussi la grâce des charismes, à savoir : la grâce dite actuelle, la grâce générale, la grâce pour le salut, la grâce pour la sanctification, la grâce fortifiante, la grâce pour le service et la grâce de la prière que je traiterais en dernier. Ces différentes grâces sont l’état qui accompagne l’exercice et la responsabilité de la vie de tout chrétien qui les reçoit, au service et dans le ministère de l’Église.

touché par la grâce

La grâce des charismes : selon le terme grec, elle signifie dans son appellation de multiples bienfaits, comme don de faveur, don de gratuité, don de bienfait, don de miracle, don de langue. Tous ces dons ne sont pas destinés à celui qui les reçoit, et encore moins à être exhibés ou à en tirer profit. Tous ces charismes sont ordonnés à la grâce extraordinaire sanctifiante pour le bien commun de la communauté des croyants, et sont spécifiquement au service de la charité qui édifie l’Église du Christ.  
 
La grâce dite actuelle : elle désigne l’intervention divine qui est à l’origine des conversions, et qui se produit particulièrement dans l’œuvre de sanctification. Elle passe souvent inaperçue aux yeux du croyant, mais elle est très efficace par son action souvent spectaculaire. N’avons-nous pas entendu quelque fois qu’une personne touchée par la grâce revient dans l’Église, ou bien la découvre, demande le baptême, etc. ?

La grâce générale : Cette grâce a été rendue accessible à tous les êtres humains, par le sacrifice du Christ-Jésus. Cette dispensation est caractérisée par la manière dont Dieu interagit avec l’humanité par la nouvelle alliance scellée en son Messie, Jésus. Avant la croix, le Seigneur entrait en relation avec les humains, basé sur la Loi et les prophètes. Nous imposons de nombreuses tâches à réaliser pour être bénis par Lui. Mais depuis l’avènement du Messie, nous ne sommes plus récompensés par nos propres efforts, mais nous sommes bénis par l’œuvre accomplie et achevée de Jésus, sur la croix.
Cette grâce a été répandue gratuitement à tous les êtres humains, libre à chacun de la recevoir ou pas, de l’accepter ou de la refuser. Le Seigneur ne force personne à recevoir le salut qu’il accorde, mais il veut que tous les êtres humains soient sauvés et que, par conséquent, à tout moment, l’humain puisse se tourner vers son créateur.

La grâce pour le salut : c’est la dimension de la grâce de Dieu qui nous procure le salut que nous avons devant Lui, qui inclut la vie éternelle, la santé divine, la paix avec notre Dieu, en soit un cadeau du Ciel, parfait, offert gratuitement, bien que ne l’ayant pas mérité. C’est une faveur qui émane d’un amour si grand qu’il efface tous nos péchés.

La grâce pour la sanctification : c’est la grâce qui opère en tous ceux qui croient en Jésus-Christ, Messie envoyé par Dieu, pour nous conformer à l’image de celui qui est venu nous sauver par pur amour. Cette grâce nous fait croître spirituellement et nous conduit à une réelle maturité spirituelle. Ainsi c’est le Sang de Jésus et la Parole du Christ qui nous communiquent la grâce dont nous avons besoin pour manifester la vie de notre Seigneur et Créateur, au quotidien. La vie du Christ en nous nous rend parfaits et nous rend semblables à Lui.

La grâce pour le service : C'est la dimension de grâce que l’on reçoit de Dieu pour le servir de manière efficace et pour être utile aux autres. Dieu nous a fait des dons qu’Il nous appelle à utiliser, à mettre au service des autres. C’est ainsi que les apôtres purent rendre avec force et témoignage la passion, la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, Messie envoyé de Dieu, avec une grande grâce qui reposait sur eux.
C’est aussi le don qui met chacun de nous au service de l’autre.

La grâce fortifiante : cette grâce qui nous est communiquée par Dieu aux moments difficiles de notre vie, pendant l’adversité et surtout les souffrances à qui nul n’échappe dans sa vie. Cette grâce spéciale s’accomplit au moment le plus crucial de notre faiblesse, venant au secours de notre désarroi le plus profond, là où rien ne nous parait plus possible, et nous fait reprendre espoir d’obtenir compassion auprès du Seigneur et d’être secouru au moment opportun.

La grâce de la prière : Elle est le souffle de l’âme vivifiée par Dieu lui-même, nous gratifiant de pouvoir offrir à Notre Père un moment de grâce privilégié. C’est le moment de l’amour cœur à cœur avec Dieu, aimant et aimé dans une relation vivante et constante en toute liberté, lui offrant nos faiblesses et nos actions, bonnes ou mauvaises, car seul lui en connaît la véritable teneur, et accepter de nous laisser transformer par Lui. C’est la grâce la plus à même dans notre vie pour influer sur la décision du Seigneur à notre égard, lui manifestant par ce tête-à-tête personnel avec lui, de demander et d’obtenir les grâces dont nous avons besoin tout au long de notre vie.

la grace dans nos vies

La grâce de la prière : Elle est le souffle de l’âme vivifiée par Dieu lui-même, nous gratifiant de pouvoir offrir à Notre Père un moment de grâce privilégié. C’est le moment de l’amour cœur à cœur avec Dieu, aimant et aimé dans une relation vivante et constante en toute liberté, lui offrant nos faiblesses et nos actions, bonnes ou mauvaises, car seul lui en connaît la véritable teneur, et accepter de nous laisser transformer par Lui. C’est la grâce la plus à même dans notre vie pour influer sur la décision du Seigneur à notre égard, lui manifestant par ce tête-à-tête personnel avec lui, de demander et d’obtenir les grâces dont nous avons besoin tout au long de notre vie.Pendant l’instant où nous sommes en prière, étroitement unis au ciel en Dieu, là où le malin ne peut avoir accès malgré toutes les tentations et manifestations malignes de vouloir nous éloigner de cette communion, où il pestifère de ne pas pouvoir y pénétrer et tente par tous les moyens dont il dispose de nous détourner de cette grâce qui est seulement accordée aux humains, pour parler et discuter avec Notre Père des Cieux, lui faire nos demandes, lui rendre grâce pour tout ce que nous avons reçu et allons encore recevoir de Lui.

C’est le moment le plus parfait où nous nous élevons spirituellement de terre pour rentrer dans la communion trinitaire et vivre réellement un moment d’intimité dans l' La prière nous rend humbles, confiants, craignant d’être en bonne posture pour nous adresser à LUI, sur que la transmission de nos pensées et de nos demandes trouveront, bien sûr au moment voulu par Lui, et lorsque nous serons en mesure, de recevoir le fruit de notre prière. Jésus lui-même, nous précise tous les évangélistes, se retirait seul, pour prier, être en relation directe avec son Père. Ne perdons jamais cette opportunité, que Jésus lui-même nous a démontrée, et où il nous attend journellement.

Conclusion : le Seigneur notre Dieu et Père connaît bien ses créatures. De toujours à toujours, que ce soit dans nos imperfections ou nos mérites, il nous comble inlassablement de ses grâces, car c’est le moyen le plus sûr et le plus spécifique pour nous faire participer à sa vie divine. Par la grâce, le Seigneur nous désigne sa bienveillance absolument gratuite que, de toute éternité, LUI nous témoigne, en nous appelant constamment à partager sa propre vie, car depuis que nous nous sommes séparés de sa présence, Il ne cesse de guetter notre retour à LUI.


Dieu veut que nous soyons parfaits, comme Lui-même est parfait, mais c’est Lui qui, par sa vie en nous, s'exprime pour nous rendre parfaits, refusant, malgré notre refus de revenir vers Lui, de nous abandonner, nous donnant la possibilité à tout moment de revenir dans la maison du Père, où, tout comme le fils prodigue de la parabole, nous nous en sommes éloignés. C’est par les innombrables manifestations de ses grâces, qui nous permettent, jusqu’au dernier moment de notre vie, avant de rendre notre âme à Dieu, de pouvoir encore nous rapprocher de sa Majesté, lui offrant notre repentir afin d’obtenir le pardon par sa miséricorde.

Dieu, notre Père et Créateur, nous accorde le salut sans condition, il faut seulement que l’âme qui est en nous accepte la totale et absolue gratuité du salut, par la conversion du baptême, qui nous place définitivement dans la position de disciple du Maître, suivre sa Parole et annoncer que le royaume est ouvert à chacun dans les cieux. Notre seul devoir est de servir et d’aimer comme Dieu Lui-même nous aime.  

Ainsi nous pouvons conclure que la grâce nous donne la force et la possibilité de vivre déjà ici sur terre, comme Dieu le désire, dans l’Amour, le Service, l'Humilité, la Confiance, la Persévérance et l’Espérance. Là est notre FOI. Par la grâce qu’Il nous accorde, Dieu vient nous chercher au plus profond de nous-mêmes, dans le péché où nous nous complaisons, pour nous élever et nous porter à la justification.

Il ne cesse sans arrêt de revenir, d’insister pour nous porter à un état de grâce supérieur, frappant sans cesse à la porte de notre cœur, nous invitant à nous dépasser par nous-mêmes de l’état où nous nous trouvons à celui qui nous attend, par le truchement de notre vie qui n’est qu’un voyage à la rencontre de cet Amour si grand et si parfait.

Cet AMOUR qui nous élève, de degré en degré, à la perfection la plus sublime que Dieu seul détient, mais dont Il nous invite constamment à le rejoindre pour le partager avec nous. AMEN. 

Fraternellement en Christ.
Armand Scasso
Diacre permanent


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