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Evangiles selon Saint Jean , Saint Matthieu,
Saint Luc et Saint Marc


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Saint JEAN, Saint MATTHIEU, Saint LUC et Saint MARC
Vous y trouverez l'intégralité des 4 Evangiles entrecoupés d'explications afin de mieux interpréter les textes.
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L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ? Comment se manifeste t-il ? Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Évangile de Jésus,
le Christ de Dieu
selon Saint-Jean

Chapitre 3
1- Or, il y avait parmi les Pharisiens un homme nommé Nicodème, un des principaux parmi les Juifs.
2- Il vint de nuit trouver Jésus, et lui dit: "Maître, nous savons que tu es venu de la part de Dieu, comme docteur, car personne ne saurait faire les miracles que vous faites, si Dieu n'est pas avec lui."
3-Jésus lui répondit: "En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s'il ne naît de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu."
4- Nicodème lui dit: "Comment un homme, quand il est déjà vieux, peut-il naître? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère, et naître de nouveau?"
5- Jésus répondit: " En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu
6- Car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit.
7- Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit: il faut que vous naissiez de nouveau.
8- Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va: ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit."
9- Nicodème lui répondit: " Comment cela se peut-il faire?"
10- Jésus lui dit: "Tu es le docteur d'Israël, et tu ignores ces choses!
11- En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous attestons ce que nous avons vu, mais vous ne recevez point notre témoignage.
12- Si vous ne croyez pas quand je vous parle des choses qui sont sur la terre, comment croirez-vous si je viens à vous parler de celles qui sont dans le ciel?
13- Et nul n'est monté au ciel si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.
14- Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé,
15- Afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait a vie éternelle."
16- En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croie en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.
17- Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui
18- Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
19- Or, voici quel est le jugement: c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.
20- Car quiconque fait le mal, hait la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient blâmées.
21- Mais celui qui accomplit la vérité vient à la lumière, de sorte que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu."
22- Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples au pays de Judée, et il y séjourna avec eux, et il baptisait.
23- Jean aussi baptisait à Ennon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on venait, et l'on était baptisé,
24- Car Jean n'avait pas encore été jeté en prison.
25- Or, il s'éleva une discussion entre les disciples de Jean et un Juif touchant la purification.
26- Et ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: "Maître, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui vous avez rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui."
27- Jean répondit: "Un homme ne peut prendre que ce qui lui a été donné du ciel."
28- "Vous m'êtes vous-mêmes témoins que j'ai dit: je ne suis point le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui.
29- Celui qui a l'épouse est l'époux; mais l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'écoute, est ravi de joie à la voix de l'époux. Or cette joie qui est la mienne, elle est pleinement réalisée.
30- Il faut qu'il croisse et que je diminue.
31- Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est terrestre, et son langage aussi. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous;
32- Et ce qu'il a vu et entendu, il l'atteste; mais personne ne reçoit son témoignage.
33- Celui qui reçoit son témoignage, certifie que Dieu est véridique.
34- Car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure.
35- Le Père aime le Fils, et il lui a tout remis entre les mains.
36- Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui."

Dans le chapitre précédent, St-Jean nous a montré la puissance du Christ de changer la nature, maintenant dans ce chapitre il sévertu à nous montrer la puissance qu’a le Christ à nous recréer par la grâce. La recréation par la grâce se fait par la régénération spirituelle par ceux qui sont régénérés. Il va donc traité deux points : d’une part, la régénération spirituelle accorder aux Juifs, (par des paroles et par des actes) d’autre part, la régénération accorder aux nations étrangères, au chapitre suivant. Il va donc démontrer la nécessité de cette régénération qui vas donner a Jésus l’occasion de s’affirmer en sa qualité de Christ, pour sa cause et sa raison.
Découvrons ensemble maintenant ce chapitre
Au début de ce chapitre, il faudra délimiter trois parties bien distinctes ; la première étant la rencontre avec Nicodème, de 3,1 à 3,10 ; la deuxième le discours de Jésus 3,11 à 3,21 ; la troisième, le témoignage du baptiste, de 3,22 à 3, 36..
Dans cette première partie, le rôle de Nicodème est très important, car il reflète un éclairage nécessaire à notre propre conduite, sous notre propre regard.
Elle agit pour nous comme un véritable révélateur.
Les différents indices du texte nous montrent une logique en trois temps ;
a) la nuit de l'homme
b) la reconnaissance (cachée par la nuit) de Jésus comme Maître (Messie)
c) la progression spirituelle de la pensée de l'homme sous l'action de l'Esprit Saint. [Retenons aussi que dans ses Étymologies, St Isidore rappelle que les Pharisiens, secte séparée du reste des Juifs , c'est-à-dire des scribes et des Sadducéens, qui se qualifiaient de justes, étaient dans les courants de la croyance hébraïque de l’époque, les seuls qui croyaient aux anges et a la résurrection des morts, à l’opposé de tous les autres courants]

1-Or, il y avait parmi les Pharisiens un homme nommé Nicodème, un des principaux parmi les Juifs.

Commençons par les éléments informatifs, qui nous dévoilent le personnage 1) Son identité, Nicodème, 2) le personnage, notable juif, 3) sa qualification, du parti des pharisiens, 4) son comportement, en ami de Jésus,

2- Il vint de nuit trouver Jésus, et lui dit: "Rabbi’, nous savons que tu es venu de la part de Dieu, comme docteur, car personne ne saurait faire les miracles que tu faits si Dieu n'est pas avec lui." 

5) son adhésion, il l'appelle ‘’Maître’’ et Maître en Israël signifie pratiquement la reconnaissance de Jésus comme messie 6) le temps, il vint de nuit. En effet donc, celui qui vient de nuit (avec crainte malgré tout et inquiétude) rencontrer Jésus est un représentant du peuple juif ; comme notable, sa rencontre a tout de même un caractère officiel ; il est mandaté ; - Il est de fait le porte-parole des autorités juives ; - Son appartenance au pharisaïsme le situe dans le grand conseil du Sanhédrin, son autorité en la matière ne lui sera pas contestée lorsqu'il fera son rapport ; - Son comportement, par la reconnaissance de Jésus comme Rabbi ou Maître, ( les signes opérés par Jésus attestent que Dieu est avec Lui) invite Jésus à mieux se définir au sein du judaïsme, en somme à clarifier sa position ; ce qui spécifie l'ignorance et la connaissance imparfaite qu'il avait du CHRIST. Dans ce contexte, Jésus est placé dans la série des messagers de Dieu dans l'histoire du salut d'Israël qui étaient aussi appelés maîtres : de fait, Jésus, qu'est-il exactement ? [Nicodème ne croyait pas que Jésus accomplissait ces signes par son propre pouvoir, mais qu'Il avait besoin d'une puissance venue d'ailleurs, comme si Dieu n'était pas avec Lui par l'unité de l'Essence et de l'Esprit, mais uniquement par le don de la grâce, comme les autres prophètes avant lui. On l'a compris, il s'agit là de croire ou de ne pas croire en la véritable identité de Jésus dans sa plénitude christologique comme «MESSIE » ]. 

3 -Jésus lui répondit: "Amen, Amen (soit en vérité, en vérité), je te le dis, nul, s'il ne naît de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu." 

Au départ, l'accent de Jésus que nous rapporte St Jean nous montre un dialogue de maître à maître, d'égal à égal ; en effet Nicodème est un homme de savoir, il a la co-naissance, car il " connaît " les écritures ; Jésus installe immédiatement sa notoriété et impose la distance entre les envoyés précédents de Dieu, son Père et Lui, et met immédiatement l'accent sur l'urgence de la renaissance «re-naître » , de passer du " connaître au naître " de la naissance à la renaissance. Par ces mots, le Seigneur lui indique comment parvenir a une plus haute connaissance de LUI, mais avec beaucoup de délicatesse.

4- Nicodème lui dit: "Comment un homme, quand il est déjà vieux, peut-il naître? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère, et naître de nouveau?" 

La confusion de Nicodème à cette réplique démontre la distance qui se crée entre le maître et le Maître ; a) L'irréversibilité de l'homme, qui ne peut revenir à l'enfance, b) de surcroît, à cause du processus de la régénération charnelle, si bien que le sein maternel ne pouvait le contenir. Jésus clarifie du même coup Sa position par cette révélation, dans l'œuvre du salut, tout en reprochant à Nicodème sa lenteur d'esprit, et son ignorance, lui qui est docteur de la loi en Israël !

5- Jésus répondit: " En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu 

Par la renaissance à travers le baptême de l'Eau et de l'Esprit, Jésus indique clairement que tout homme qui, immergé dans le baptême par l'eau, (l'eau étant un élément vital, indispensable à tout point de vue pour l’homme, voulue et créée par Dieu), reçoit par cet acte sa conversion, régénérer ainsi corporellement, (officialisant ainsi le baptême par l'eau qui a reçu le corps très pur du Christ), et ensuite de l'Esprit Saint, invisible et impalpable, dans la démonstration du vent (comme souffle de Dieu) que l'on ne peut voir, mais que l'on entend. Nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu s’il ne renaît de l’Esprit Saint, et seul l’Esprit Saint permet par cette renaissance, l’accès au Royaume du Père. 

6- Car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. 

Ainsi, nul ne sait comment l'Esprit pénètre dans l'homme, ni à quelle perfection il le conduit ; mais cette régénération engendrée dans le baptême fait de nous des fils de Dieu, et nous rend semblables au Fils véritable ; sanctifié de ce fait, tout homme ainsi recréé est rendu digne de la vie éternelle, et il se reconnaît comme fils de Dieu à ses œuvres, qui se voient et perdurent dans le temps.

7- Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit: il faut que vous naissiez de nouveau. 

La vision charnelle ne permet pas de voir les réalités spirituelles, mais la vision spirituelle les perçoit. Par ces paroles, Jésus invite Nicodème à ne pas être incrédule, car elle serait l’attitude de l’incroyant. Ainsi l’amène-t- il a s’en détourner de la crainte et de l’erreur.

8- Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va: ainsi en est-il, de quiconque est né de l'Esprit."

Selon cette interprétation , le seigneur affirme quatre choses au sujet du vent. 1) sa présence, 2) son bruit, 3) sa puissance, 4) son terme. Autrement dit, le Seigneur instruit Nicodème en lui faisant comprendre que, si le vent qui est corporel, a une origine cachée, et si sa course ne peut être connue, comment t’étonnes-tu de ne pas connaître le processus de la régénération spirituelle. Ainsi en est-il de l’Esprit : il possède les quatre propriétés : Sa présence (en nous) Son bruit, (la voie intérieure qui nous parle) Sa puissance (révélatrice de dons de la grâce) enfin Son terme, (c'est-à-dire la vie éternelle qui est encore cachée).  

9- Nicodème lui répondit: " Comment cela se peut-il faire?"

Cette interrogation de Nicodème montre bien qu’étant encore enfermé dans le sensible, il ne peut comprendre les mystères cachés du Christ, ni par des images, ni par des raisonnements. Son interrogation toutefois démontre sa volonté de vouloir intensément apprendre. C’est donc du fait de cet ardent désir, que Nicodème méritera d’être instruit 

10- Jésus lui dit: "Tu es le docteur d'Israël, et tu ignores ces choses!

 De fait les exigences valables au temps de la présence terrestre historique de Jésus subsistent indéfiniment pour le temps de l'Église. Nicodème, le maître et le notable, autorité juive chargée d'instruire le peuple d'Israël, ne connaissant pas ces choses-là et surtout ne les comprenant pas ; il est donc renvoyé à ses études, car la régénération spirituelle est contenue dans l’ancienne Loi . Un « Maître » de la stature de Nicodème, versé dans les écritures depuis toujours, aurait dû, en filigrane comprendre ce que le prophète Ézéchiel (Ez 36,25) annonçait : « je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés de toutes vos souillures, ainsi que de toutes vos idoles, je vous en purifierais ». 

11- En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous attestons ce que nous avons vu, mais vous ne recevez point notre témoignage. 

Dans ce verset, seule subsiste la parole révélatrice ; celle-ci se fait plus profonde, car elle passe des choses de la terre à celles du ciel. Le révélateur par excellence, c'est Jésus, car la connaissance authentique de Dieu, est celle qui vient de celui qui est descendu du ciel, le Fils Unique de Dieu. Cette revendication de Jésus, qui se place comme Messie, s'oppose à toutes gnoses qui prétendent offrir une connaissance des mystères du ciel ou de Dieu, en dehors de Jésus. Ceci nous démontre l'hérésie dans laquelle se placent les dites « autres religions » du monde.

12- Si vous ne croyez pas quand je vous parle des choses qui sont sur la terre, comment croirez-vous si je viens à vous parler de celles qui sont dans le ciel?

Le Seigneur trouve encore une raison de faire un reproche à Nicodème ! Sa lenteur ! Que l’on ne saisisse pas des choses difficiles, cela n’a rien d’étonnant, mais que l’on ne comprenne pas des choses faciles, cela est inadmissible. Jésus explique par ces mots : « si vous ne croyez pas à la génération spirituelle temporelle, comment croirez-vous à la génération éternelle ». 

13- Et nul n'est monté au ciel si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.

Le Seigneur répond maintenant à Nicodème ; Il commence par donner les causes de la régénération spirituelle qui à deux points capitaux : le mystère de l'Incarnation, et le mystère de la Passion, puis il en dévoile la raison ultime, faire de nous les membres de son corps, afin de nous préparer à monter aux cieux, maintenant en espérance, mais en réalité à la fin. 

14- Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé,

Pour donner du crédit à sa parole, Jésus s'enracine dans l'histoire d'Israël ; l'anecdote du serpent élevé dans le désert par Moïse, se rapporte directement à Jésus élevé sur la croix ; la similitude est littérale, et sans confusion possible, mais seuls étaient sauvés ceux qui regardaient vers le serpent d'airain, par un acte de vraie foi, sachant très bien que ce n'est que Dieu seul qui sauve, mais que cette démarche leur était demandée comme une mise à l'épreuve pour eux qui avaient mis Dieu à l'épreuve. Ansi en sera –t-il de notre regard sur la croix.

15- Afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait ’la vie éternelle."

Le fruit de la Passion du Christ est la vie éternelle. Ce fruit correspond aux fruits du serpent de bronze qui préfigurait le Christ crucifié. Quiconque regardait le serpent de bronze était délivré de la mort, ainsi en est-il de celui qui regarde le Fils de l’homme, le Christ crucifié, pour obtenir la vie éternelle. Car c’est en croyant et par la foi, que vous aurez la vie en son NOM. 

16- En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croie en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.

Comprenons ici que la cause de tous nos biens est l’amour divin. En effet, aimer quelqu’un, c’est proprement vouloir pour lui le bien. Or la volonté de Dieu est cause de réalités. Donc le bien nous vient de ce que Dieu nous aime. Il le montre de quatre manières : 1) à partir de la personne de celui qui aime : Dieu ; c’est lui qui aime ; et immensément. 2) à partir de celui qui est aimé : l’homme ; l’être humain fait de chair et vivant dans le péché. 3) à partir de la grandeur du don : l’amour ; en effet il se manifeste par le don fait en son Fils, le Christ.
4) à partir de la grandeur du fruit : la vie éternelle. Or l’homme est ordonné à une fin unique, la vie éternelle , mais aussi longtemps qu’il pèche, il se détourne de cette fin, avec la possibilité de revenir à cette finalité inscrite par Dieu dans son économie divine aussi longtemps qu’il vivra. . Car la vie éternelle révèle l’immensité de l’amour de Dieu, qui n’est rien d’autre que de jouir pour toujours de sa présence.
Ce qui sera scandale pour les Juifs et folie chez les païens, est, sera et restera le sommet de la révélation, car elle est le lieu ultime ou se dévoile de façon désarmante, l'Amour de Dieu pour le genre humain et par son exaltation l'Amour du Christ pour ses frères. La croix n'est pas source de salut par son aspect sanglant et sacrificiel, mais parce qu'elle est l'expression ultime de cet amour de Dieu et du Christ, qu'elle devient, est, et restera toujours source de vie éternelle pour l'homme.

17- Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Depuis sa création, l'homme est ordonné à une fin qui est la vie éternelle ; et aussi longtemps qu'il pèche, il se détourne de cette fin. Certes, tant qu'il vit, il ne périt pas tout à fait, au point de ne pas pouvoir être ramené à la vie, car la possibilité de la réconciliation demeure, mais s'il meurt dans le péché, il périt alors tout à fait.

18- Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Le fait même de ne pas croire, condamne ! Refuser de croire, c’est en effet ne pas vouloir adhérer à la lumière, rester volontairement dans la ténèbre ! C’est là, la grande condamnation, mais que l’homme choisit ouvertement. Sa connaissance des écritures, des évangiles, de la passion et de la mort sur la croix du Christ, de sa résurrection attestée par de nombreux témoins en plus des apôtres et des disciples, sont le gage de notre foi et de notre espérance. « Car il n’est pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes , que le NOM du Fils de Dieu, par lequel nous devions être sauvés ». (Ac 4,12) Ceux donc qui ne croient pas dans le NOM du Fils de Dieu se privent eux –mêmes du salut éternel, motif de leur vouloir dans leur propre condamnation.

19- Or, voici quel est le jugement: c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.

À travers ce signe, le Christ expose trois choses : 1) le bienfait de Dieu : 2) la perversité d’esprit de ceux qui se refusent de croire : 3) la cause de cette perversité. Donc en premier, le bienfait de Dieu est la lumière envoyée dans le monde ; l’humanité était dans les ténèbres, Dieu par la lumière les a dissipées, afin que l’humanité connaisse la vérité. En second, la perversité d’esprit de ceux qui se refusent à croire et à voir dans la lumière la vérité, mais préfèrent rester dans l’ignorance, plutôt que se laisser instruire par le Christ . Enfin en troisième, la cause de cette perversité manifeste, c’est qu’ils sont en désaccord avec la lumière, qu’ils préfèrent rester vautrés dans la ténèbre, afin de continuer de faire des œuvres mauvaises aux yeux de Dieu par rapport à leurs propres frères et à l’humanité tout entière.

20- Car quiconque fait le mal, hait la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient blâmées. 

Obtenir la vie éternelle, c'est parvenir jusqu'à Dieu, et le salut de l'homme consiste à obtenir la vie éternelle ; mais il ne faut pas abuser de cette miséricorde de Dieu, en étant paresseux, improductif, et se donner licence de pécher ; car si lors de son premier avènement, le Christ n'est pas venu pour juger, mais pour remettre les péchés, lors de son deuxième avènement, Il viendra pour juger et non plus pour remettre les péchés. (Voir Paul aux Galates 5,9-21)

21- Mais celui qui accomplit la vérité vient à la lumière, de sorte que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu."

Ainsi, explique jésus, l'amour de Dieu est inconditionnel, il appelle à une réponse de l'homme ; celui-ci est contraint de faire le choix, et ce choix conditionnera soit le salut soit la condamnation ; la présence sur notre terre de Jésus exige que chacun se définisse et choisisse, car c'est de ce choix que découle le jugement. Ceux donc qui ne croient pas en Jésus, le Christ, fils de Dieu, se privent du salut.
Examinons la cause de cette perte qui à travers le symbolisme du Christ souligne trois choses :
a) le don de Dieu: qui envoie sa lumière dans le monde, car le monde ne pouvait plus y avoir accès.
b) la perversité d'esprit de ceux qui ne croient pas: ils refusent de croire car ils préfèrent rester dans les ténèbres de l'ignorance, et enfin
c) la cause de cette perversité : C'est qu'ils s'opposent à la lumière, la réfutent en se donnant bonne conscience ; car l'homme aime connaître la lumière et la vérité, mais il déteste être dénoncé par elle il s'en écarte donc volontairement et définitivement.
Spécifions toutefois, que certains hommes agissent bien par disposition naturelle, simplement parce que leurs dispositions ne les poussent pas à faire le contraire, car même des incroyants agissent aussi ainsi . Dieu seul reste maître et juge de leurs sorts, car il leur reste la possibilité ultime de la connaissance et de la repentance en présence de Dieu, mais ceux qui après avoir connu le Christ, malgré la tendance au péché, s'efforcent de toute leur volonté de se détourner du péché, agissent par vertu ; cette grâce à la rectitude qui est le propre du croyant, et qui lui évite tous jugements. 

22- Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples au pays de Judée, et il y séjourna avec eux, et il baptisait. 

L’évangéliste nous précise qu’après cela, c'est-à-dire l’entretien narrateur avec Nicodème, Jésus et ses disciples se rendent en Judée. Mais le seigneur était déjà venu de Galilée en Judée, là où se situe Jérusalem !! A cette question importante, , deux réponses nous sont offertes par deux pères de l’Église. Tout d’abord Béde le vénérable ( Glossa ordinaria , Evang.Iaonnis, PL 114, col.368 D) qui suppose que Jésus est allé quelque temps en Galilée et est enduite revenu en Judée, et ensuite Chrysostome ( In Ioannem hom, XXIX, 1, PG 59, col.166-167) qui , lui, stipule qu’il y avait en Judée deux endroits spécifiques ou affluait la foule. 1 ) a Jérusalem , à cause du temple et des différentes fêtes que l’on y célébrait : 2) au Jourdain, à cause de Jean le baptiste pour sa prédication et son baptême. St Jean ajoute, que là, Jésus, avait commencé aussi son ministère, puisqu’Il baptisait, c'est-à-dire, purifiait les péchés.(Ne pas confesser ses péchés ne permet pas d’obtenir la rémission, donc d’obtenir la miséricorde de Dieu). 

23- Jean aussi baptisait à Ennon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on venait, et l'on était baptisé, 

Ici se pose une question a double tranchant ; Puisque le baptême de Jean était ordonné au baptême du Christ, il semble que, le baptême du Christ une fois venu, Jean aurait dû cesser de baptiser, de même que, lorsque vient la vérité, la figure cesse d’être . Or si Jean, dès que le Christ avait commencé à baptiser, avait lui-même aussitôt cessé de baptiser, on aurait pu croire qu’il le faisait par jalousie ou par colère. De surcroit, les disciples de Jean qui restaient avec lui, comme André et Jean (l’évangéliste) et ne l’avaient pas quitté pour suivre Jésus, commençaient à être jaloux du Christ et de ses disciples. Si donc, Jean le baptiste avait aussitôt cessé complétement son baptême donné avec de l’eau, il aurait laissé ses disciples céder davantage encore à la jalousie et à l’hostilité envers le Christ et ses disciples, ce que Jean, ne voulait absolument pas. Il fallait que lui diminue, pour que grandisse le Christ. Le nom du lieu AENON ou ENNON, selon la prononciation, signifie « EAU » donc un endroit où coule beaucoup d’eau. La ville de SALIM peut aussi être appelée communément SALEM, la ville dont Melchisédech fut roi. ( Gn 14,18) . Concernant le baptême donné par le baptiste, nous en avons déjà longuement parlé dans les versets précédents.  

24- Car Jean n'avait pas encore été jeté en prison.

 Dans cette explication faite dans ce verset, de l’emprisonnement du baptiste, l’évangéliste qui écrit son évangile après ceux de Mathieu, Marc et Luc, comble cette lacune qui laissait comprendre que tous les actes du baptiste pendant la période où le Christ commençait son ministère, furent passés sous silence.

25- Or, il s'éleva une discussion entre les disciples de Jean et un Juif touchant la purification. 

Il y a dans les versets qui suivent, une force de témoignage de la part de St Jean qui est digne du plus grand disciple ! En effet sous le regard du baptiste, l’épisode suivant nous place dans le contexte le plus significatif de son évangile. À travers la narration des faits advenus, il nous indique clairement le chemin à suivre qui ne laisse aucune possibilité de tergiversation ! Les faits sont là, la conclusion aussi.

26- Et ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: "Maître, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui." 

Nous retrouvons à nouveau Jésus et ses disciples, en Judée…St Jean baptise en appelant à la conversion, Jésus baptise en purifiant l’homme de son péché confessé, car si l’on ne confesse pas son péché, on n’obtient pas sa rémission. Une controverse sous-entendue de jalousie naît sur la notoriété des baptêmes qui sont administrés entre le Baptiste et Jésus. De fait, les disciples de Jean le Baptiste, étaient un peu irrités de l’audace de Jésus, soulignant là que Jésus s’approprie ce ministère initié par le baptiste, et reprochant à la foule d’accourir vers le Christ à cause des miracles qu’Il faisait, plutôt que vers le Baptiste qui n’en faisait aucun.
A-t-elle eu vraiment lieu (Il s’agit ici bien sur de la controverse expliquée plus haut)? St Jean,, notre évangéliste ne profite - t- il pas de cette opportunité pour glisser là un texte d’une richesse inégalé ! ! explicite ! ! qui affirme avec force que seul le Fils de l’homme peut révéler le mystère de Dieu. Cf. :3,27 ; 21; 32; 34; 36.

27- Jean répondit: "Un homme ne peut prendre que ce qui lui a été donné du ciel." 

Notons toutefois que le baptiste ne leur fait pas de vifs reproches, connaissant la nature de l’homme et toutes les imperfections auxquelles il se rattache. Sa réponse est sans équivoque ! En premier lieu, par son témoignage au Jourdain, il a fait la distinction entre le ministère du Christ et le sien…(précéder le Christ et lui préparer le chemin)…ensuite se réjouir de ce que l’époux et l’épouse soient réunis (comprendre le Christ et son Église) …il peut maintenant voir de ses yeux, ce que son cœur a tant désiré…il était donc normal que Jean le baptiste conduise les brebis perdues au Christ…et que comblé de joie d’avoir accompli son ministère…il puisse maintenant décroître pour que grandisse le Christ, tout comme dans le monde, la venue du prince met fin à la fonction de son envoyé préliminaire.
Cf. 3,27 ;je cite, (l’homme ne peut rien recevoir qui ne lui ait été donné du ciel). Ce qui veut dire : que cela ne peut être et voulu que de Dieu lui-même, car l’homme ne peut rien recevoir en fait de perfection et de bien, qui ne lui ait été donné du Ciel, donc du Père Lui-même ; s’opposer au Christ, c’est donc s’opposer à Dieu.

28- "Vous m'êtes vous-mêmes témoins que j'ai dit: je ne suis point le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. 

L’évangéliste nous fait distinguer par la bouche du Baptiste, lui-même, la différenciation des deux ministères. « Vous m’avez entendu et vous êtes témoins du témoignage que je lui ai rendu, vous devez donc en conclure, quel ministère m’a été confié et quel ministère a été confié au Christ ». « J’ai dit cela, poursuivit-il, parce que j’ai été envoyé devant LUI, comme un héraut devant un juge. (Pratique usuelle de cette époque) Ainsi, conclut-il, par mon témoignage, vous pouvez comprendre que mon ministère est de précéder le Christ et lui préparer la voie.

29- Celui qui a l'épouse est l'époux; mais l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'écoute, est ravi de joie à la voix de l'époux. Or cette joie qui est la mienne, elle est pleinement réalisée.

Le baptiste souligne par ces mots, que l’époux est signifié par le Christ et l’épouse, son église naissante. Pour faire comprendre la fidélité et son amour pour le Christ, il se nomme lui-même « son ami » signe distinctif entre ami et serviteur, que Jésus reprendra par la suite « je ne vous appel pas serviteurs, mais je vous appel mes amis ». Puis il fait comprendre la constance en spécifiant qu’il se tient là, ferme dans son amitié et dans sa fidélité, sans s’élever au-dessus de lui-même. Ensuite , il manifeste cette joie, car, dit-il, « je suis désormais comblé et j’ai pleinement accompli mon ministère ». C’est ainsi que doivent agir les hommes, amis de la vérité, à qui notre mère l’Église confie le ministère de la foi, afin que l’épouse confiée à leurs soins ne serve pas à leur propre intérêt et à leur propre gloire, ( comme hélas il en est tant) mais soit gardée dans la dignité et avec respect, pour la seule gloire de l’époux, le CHRIST de Dieu. 

30- Il faut qu'il croisse et que je diminue. 

« Afin qu’ainsi, le Christ grandisse en considération et en popularité, non en lui-même, mais par rapport aux autres, en ce sens que sa puissance doit se faire connaitre de plus en plus. Car ce n’est pas à moi que sont dus honneur et considération, comme si je tenais la première place, mais au Christ Jésus ».
C’est pourquoi Sa venue met fin à sa fonction, de précéder pour préparer son chemin. Pour bien comprendre les versets suivants, il faut distinguer trois états dans la nature humaine.
Le premier État est celui d’avant le péché ; le second État est celui d’après le péché ; le troisième État est celui de la résurrection et de la gloire. Ces différentes étapes sont données à l’homme, qui ne peut les franchir que selon l’économie divine, et ne réaliser leurs avènements, qu’au travers de celui qui possède tous de par la volonté du Père, Jésus, le Fils de l’homme et Christ de Dieu

31- Et moi, je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l'eau." 

Ceci se comprend aux versets 31 et 32. Le Baptiste montre ici ce qui constitue l’enseignement du Christ, en trois points ; il commence par dire ce qui caractérise l’origine du Christ : elle est céleste (IL VIENT DU CIEL) en ce sens qu’Il a été formé par la puissance divine ;
Ensuite il montre la dignité de la condition du Christ qui est souverainement élevée (IL EST AU DESSUS DE TOUS) et enfin affirme la dignité de l’enseignement du Christ, qui est absolument sûr, car Il ne témoigne que de (CE QU’IL A VU ET ENTENDU) auprès du Père. Formule que reprendront par la suite les apôtres en mission : Ce que nous avons vu et entendu nous vous l’annonçons.

32- Et ce qu'il a vu et entendu, il l'atteste; mais personne ne reçoit son témoignage. 

Pour entériner cette démonstration, Jean le Baptiste nous montre ici l’exigence de la foi, qui consiste à croire et se soumettre à la vérité divine, prônée par le Christ. Pour cela, il commence par affirmer la vérité divine, parce qu’Il est lui-même le Verbe de Dieu, puis parle de l’annonce de cette vérité, et de là vient que quand IL parle de Lui-même c’est du Père qu’Il parle, ensuite de la capacité de l’annoncer, celui que Dieu a envoyé dit les paroles

33- Celui qui reçoit son témoignage, certifie que Dieu est véridique. 

Ces paroles donnent à entendre, la distinction des personnes divines : puisque Jésus affirme que le Père est le Dieu véridique, et que le Christ, son fils est aussi le Dieu véridique, il s’ensuit que le vrai Dieu a envoyé le vrai Dieu sur terre, distinct de LUI dans sa personne non dans sa nature. Ce que la foi exige de l’homme, c’est qu’il se soumette sans réserve à la vérité divine. 

34- Car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure. 

En tant qu’Il est Dieu et en tant qu’Il est homme, sans autre distinction, le Christ à l’Esprit Saint sans mesure. Il a reçu de Père de ‘’SPIRER’’ pouvoir et puissance de l’Esprit Saint. C'est-à-dire que comme Il procède du Père, ainsi l’Esprit Saint procède aussi du Fils. 

35- Le Père aime le Fils, et il lui a tout remis entre les mains. 

Ainsi, le Christ de Dieu possède la capacité qui convient pour annoncer la vérité divine, parce que tout est en sa puissance, autrement dit, l’amour parfait dont le Père aime le Fils. r Avoir tout remis entre ses mains, montre bien l’amour indicible de la Divine Trinité.

36- Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui." 

La conclusion de ce chapitre III, est bien le verset 36, « Celui qui croit au fils a la vie éternelle ».
La récompense de la foi est donc inestimable, car il s’agit de la vie éternelle, parce que avoir la vie éternelle c’est voir Dieu le Père, et voir Dieu Lui-même, ne peut se concevoir que dans la vie éternelle, parce que avoir la vie éternelle est la récompense ultime propre à la foi formée.
Cette vision et cette connaissance, ceux qui refusent de croire ne l’auront pas, hélas ! mais cela manifeste aussi la PEINE du Père qui ne pourra jouir de la joie de ces enfants qui se seront volontairement soustraits à son amour.



Vers le chapitre 4

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