La Très Sainte Trinité



Chapitre 9

Saint Marc

Communément accepté par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome.

Saint Matthieu

Ce collecteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël.  

Saint Luc

Sous la plume de ce médecin lettré, compagnon de ST Paul, la Bonne Nouvelle annoncée chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus.

Saint Jean

Intime du Christ, ses écrits sont un éblouissant témoignage de la vie du Messie, de sa transfiguration, des miracles accomplis, de l’agonie, de la mort de Jésus en croix, de sa mise au tombeau et de sa résurrection au matin de Pâques.

L'Esprit Saint

Qu'est ce que l'Esprit Saint ? Comment l'expliquer ?
Comment se manifeste t-il ?
Essayons ensemble d'y voir plus clair.

Jésus

Spontanément, lorsque vous pensez à Jésus ou quand vous parlez de Lui, comment l’appelez-vous ?
Jésus, Christ, Seigneur, Dieu, …ou autrement !

Chapitre 9

La très sainte Trinité

la sainte trinité

Avec les autres religions, avons-nous une confrontation houleuse, ou avons-nous réussit à instaurés un dialogue amical et fraternel. Longtemps, se fut la confrontation idéologique qui fut un sujet de discorde, car pour le reste des humains non incroyants, athées, agnostiques, matérialiste et autres, notamment les dites religions associés plus a une philosophies qu’a une véritable religiosité, déjà que pour ces catégorie, il n’y a pas de Dieu Créateur Unique, l’univers s’étend réaliser seul, de lui-même, alors parler avec déjà eux d’un Dieu était superflue, et de surcroit en trois personnes, là pour eux le comble a atteint son paroxysme.
Quant aux autres religions dites chrétienne, quel que soit leur obédience, et elles sont nombreuses, aujourd’hui le dialogue se noue plus fraternellement dans le partage des idées et de l’expérience de chacun en particulier ou de l’ensemble de l’Église qu’ils représenté, non toutefois sans certaines controverses, ce qui rend la discussion plus animée et fructueuse. Le contexte étant d’aborder un dialogue dans le désir d’aboutir à une réflexion commune dans une entente quasi conventionnelle. Je ne dis pas que la question débattue sera entérinée de facto, mais elle laissera la possibilité d’un accord convenue sur son interprétation pour l’ensemble des églises.
De ce fait, l’importance des dialogues interreligieux n’est plus a démontrer, car le fait culturel lié aux mouvements des personnes est aussi indéniablement une réalité ecclésiale. Rappelons-nous l’étonnant évènement que fut, le 27 octobre 1986, a Assise, en Italie, a l’initiative du pape catholique Jean-Paul II, le rassemblement des représentants des grandes religions y compris celle de caractère philosophique, dans le but de susciter un mouvement mondial de prière pour la paix. Les relations avec les religions monothéistes ont été marquées par des manifestations de grandes portées symboliques, comme la visite de Jean-Paul II a la grande synagogue de Rome, en avril 1985, et ou, la même année, la rencontre du pape avec des milliers de jeunes musulmans au stade de Casablanca.
Les croyants au Dieu unique, confesse, « croire au Dieu trois fois saint, Père, Fils et Saint-Esprit, cependant nous rendons grâce à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent être témoins avec nous devant l’humanité de l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité ». Cette affirmation du pape Paul VI indique bien qu’un dialogue est possible entre les croyants des trois mouvements monothéistes. C’est avec eux que ce dialogue sera envisagé dans ce chapitre. 

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Juifs, musulmans et chrétiens partagent en effet la force convaincante du mystère d’un DIEU UN Miséricordieux. Tous sont défenseurs de l’unicité de Dieu et annoncent en effet que DIEU seul est DIEU, et refusent de diviniser les faux absolus, ces idoles que l’humain fabrique de ses mains, pour accroître son pouvoir et dominer sur un ensemble par l’idéologie, l’État, la race, l’argent et le sexe. Dans le concret de l’existence, les trois religions monothéistes peuvent donc mener d’un front commun le combat de l’unicité de Dieu Créateur, Miséricordieux et Libérateur. Les interprétations de chaque religion comprennent pourtant des différences radicales.
Le monothéisme trinitaire chrétien scandalise les juifs et les musulmans, qui eux, n’admettent pas la formulation du Crédo chrétien et leur reprochent de croire en plusieurs dieux. Comment alors, devant eux, dire ou exprimé sa foi en un Dieu Trine bien qu’unique. Un véritable casse-tête.
Le Judaïsme. Les Églises chrétiennes ont ouvert un dialogue constructif avec le Judaïsme. Dans l’Ancien Testament, se dessine une préfiguration des trois personnes de la Trinité. Dieu, le Père du peuple hébreux, le Fils, Israël le peuple élu, et le Saint Esprit. Mais, le concept de la Trinité n’y apparaît pas. De plus, la notion de personne empruntée à la culture grecque est étrangère dans la tradition hébraïque. La rupture avec la foi juive apparaît avec l’affirmation d’une relation exclusive avec de Dieu, le Père, et Jésus, Fils de Dieu. Par ailleurs la croix pour les juifs est inacceptable.
Contraire aux aspirations humaines, échec au lieu de manifestation glorieuse, folie au lieu de sagesse (1 Col 1, 17-31) emme est aussi en échec selon les hébreux, l’action de Dieu.
L’Islam. Après des siècles de méconnaissance mutuelle, de luttes historiques sanglantes, mais aussi d’échanges culturels et religieux, l’Églises catholique a engagé un dialogue ouvert avec l’Islam, au nom même de sa foi en Dieu qui est Trinité. Dans cette perspective, des équipes de France, à la suite de leur assemblée plénière en 1998, ont publié des orientations dans le document Chrétiens et Musulmans, un chemin de rencontre et de dialogue. Jean -Paul II précise :« En recevant les religions comme la religion musulmane, la puissante affirmation de l’Absolu personnel est transcendant par rapport au cosmos et à l’humain, nous pouvons de notre côté, donner le témoignage de Dieu dans l’intimité de sa vie Trinitaire, en qualifiant le fait que la Trinité des personnes n’atténue pas, mais qualifie cette unité divine. (21 avril 1999).

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Par ce modeste geste, nous faisons, sans que nous nous en rendions compte, plus de théologie qu’il n’y paraît.
Nous affirmons ainsi nous reconnaître fils ou fille du Père bien-aimé, frère ou sœur de Jésus, qui comme Christ de Dieu est le temple par excellence de l’Esprit Saint. 
Ainsi je spécifie que tout mon être, dans son histoire, comme ma vie, est présence de DIEU, car elle l'est, auprès de DIEU.
Ainsi, le Père, le Fils et le Saint-Esprit me révèlent que la foi n'est pas simplement croire en LUI ; c'est d'abord reconnaitre que LUI, Dieu notre Père, croit en moi. En retour, je peux croire en LUI, car il me révèle qu'IL m'aime et qu'au nom de cet Amour, il dépose en moi le signe et la présence de son inexprimable Amour, qui se manifeste par sa propre présence en moi.
Le lieu reconnu où le Fils a le plus aimé le Père, pour nous chrétiens, est sur la croix. Par son obéissance, son acceptation à mourir pour nous sauver, remettant tout entre les mains du Père, y compris son Esprit ; en déposant sur mon corps ce signe de croix, pour que là aussi, dans mon être comme dans mon histoire, m’identifiant au Christ, DIEU, Père bien-aimé et Tout-Puissant m’aime aussi. Ainsi, par ce signe de croix sur mon corps, j'exprime que celui-ci est entièrement habité par la TRÈS SAINTE TRINITÉ.
Le signe de la croix a sans doute existé chez les premiers chrétiens comme marque de leur identité (comme le symbole du poisson représentait l’ensemble des chrétiens partout dans le monde, et encore de nos jours), et ils le traçaient souvent sur leur front. Ce n’est qu’au deuxième siècle que ce signe apparaît en association avec les paroles trinitaires. Au troisième siècle, il est associé au baptême. Le large signe de croix tracé sur nous en partant du front, de la poitrine et des épaules apparaît bien plus tardivement. Longtemps ce geste précédait et terminait la lecture de l’Évangile, et encore aujourd’hui il précède le chant des cantiques tirés de l’Évangile. C’est un geste liturgique fondamental de la foi et surtout de la prière chrétienne, il ouvre et ferme la célébration eucharistique et les louanges liturgiques). 

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Le dialogue est évidemment exigeant et parfois difficile, mais il est systématiquement poursuivi. Pour l’Islam, il est inconcevable que Dieu ait un Fils (Coran, sourate CXII, 3). Pierre Claverie, évêque d’Oran, profondément engagé dans le dialogue entre les chrétiens et les musulmans, rappelait la pluralité des titres de Jésus, mais aussi Verbe de Dieu et Sagesse de Dieu. Tous sont à honorer, mais certains permettent davantage de dialogue.
Le Dialogue sur l’expérience religieuse. Tant que les interlocuteurs en restent à l’expression dogmatique de la foi, ils risquent de se heurter. Cependant, le dialogue peut être entamé s’il part de l’expérience religieuse. Chaque confession monothéiste est amenée à affirmer son expérience particulière avec Dieu. Entre l’amour de Dieu faite par un musulman et celle faite par un chrétien, n’y à -t-il pas des con vergences ? L’échange avec ceux qui expriment leur foi d’une manière différente incite à affirmer sans cesse la formulation de sa propre expérience. Le Dialogue permet au croyant d’entrer dans un mouvement de recherche qui ravive la foi ; mieux la comprendre pour mieux la vivre.
La foi en Jésus-Christ et en la Trinité de Dieu peut et doit être proposée clairement comme un chemin de vie et une lumière qui donne un sens à toute existence. Les fidèles du Christ sont appelés à découvrir comment leur adhésion à la personne de Jésus-Christ, qui les introduit dans l’échange d’amour de la Trinité avive et renouvelle l’existence en construisant en eux, l’humain intérieur. Par une vie d’union à Dieu toujours plus nourrie et partagée, le témoin de la foi est conduit à dire ce que Dieu apporte, par Jésus-Christ dans son Esprit, à tout humain ouvert à la vérité, cette vérité qui rend libre et heureux de se savoir aimer. Elle s’accompagne de la joyeuse certitude de pouvoir proclamer cet amour.

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Dans le dialogue, l’Église redit sa foi en la Trinité et en la fécondité de ce don d’amour que nous apportent les Trois personnes Divines. Le dialogue entre juifs et chrétiens peut partir des interventions de Dieu dans l’histoire des humains. Dieu conclut une alliance avec un peuple qu’il traite en fils. Il l’aime, le libère, et le conduit. Cette alliance est la condition de liberté de l’être humain, que rien ni personne ne peut asservir. L’histoire du peuple d’Israël ; telle que la raconte la Bible n’est qu’un long combat contre les idoles et les dieux étrangers pour défendre la foi au Dieu unique.
Dans une encyclique célèbre de mars 1937, Mit brennender Sorge, le pape PIE XI associe les dangers du nazisme à la méconnaissance des relations personnelles en Dieu. Devant l’utilisation de Dieu sur le slogan « Gott mit uns » on peut en effet craindre que Dieu abstraie ne conduise au mépris de l’humain. « Prenez garde, vénérables Frères à l’abus croissant, dans la parole comme dans les écrits, qui consiste à employer le nom de Dieu trois fois Saint, comme une étiquette VIDE DE SENS que l’on place sur n’importe quelle création, plus ou moins arbitraire, de la spéculation et du désir humain. (…) Notre Dieu est le Dieu personnel, surnaturel, tout-puissant, infiniment parfait, unique dans la Trinité des personnes et tri personnel dans l’unité de l’essence divine ».

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Selon le pape Jean-Paul II, le dialogue interreligieux avec ceux qui ne partagent pas la même foi, est fondamental pour l’Église. Il exprime sa mission salvifique, il est un dialogue de salut. Dans le dialogue interreligieux, il ne s’agit pas de renoncer à l’annonce mais de répondre à un appel divin, parce que l’échange et le partage conduisent à un témoignage mutuel de la vision religieuse en propre, à une connaissance approfondie des convictions réciproques et à une entente sur certaines valeurs fondamentales.
Le rappel de la commune fraternité de Dieu n’apparaîtra pas alors comme un vague rappel universaliste, mais sera vécu par les chrétiens dans la pleine conscience que ce dialogue salvifique, qui passe par la médiation de Jésus, est l’œuvre de son Esprit. De Même le Christianisme reçoit l’appel à respecter le sens le plus profond du mystère divin, au-delà de toutes les paroles et de tous les concepts humains. Et cependant, il n’hésite pas à témoigner de la transcendance personnelle de Dieu quand il annonce sa paternité universelle et infiniment aimante qui se manifeste pleinement dans e mystère du Fils crucifié et ressuscité (J-P II, 1994).
Ici se termine le chapitre neuf sur le mystère de la très sainte Trinité, ainsi que de l’ensemble des neuf chapitre qui composent la réflexion sur ce mystère merveilleux qu’un jour nous aurons pleinement la joie de voire de nos yeux, de contempler enfin leurs majestés, et de jouir, nous aussi de faire partie intégrante de cette Amour.

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