EVANGILES
SYNOPTIQUES

L'Esprit Saint

À la demande de notre Saint Père le Pape François, nous commençons lors de cette année liturgique qui débute normalement le 1er décembre de l’année 2019 et qui se termine le 30 novembre 2020, a traité un élément essentiel de notre foi, élément pas toujours facile à cerner dans sa pédagogie propre, du fait que ni matériellement ni physiquement nous ne pouvons le voir, le toucher, le figurer…
En réalité, nous sommes désappointés, car si nous avons maintenant un modeste aperçu direct grâce au Christ de la Trinité et de sa fonctionnalité, l’une des trois personnes de cette Trinité nous échappe du fait de sa propre originalité.
Il s’agit du Saint-Esprit.

Saint Jean

Découvrir ou redécouvrir l'évangile selon Saint Jean entièrement expliqué afin d'en facilité sa compréhension

Saint Matthieu

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Saint Luc

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Saint Marc

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L'Esprit Saint
chapitre 1 

On ne connaît pas l’Esprit comme on connaît le Père ou le Fils. L’esprit n’a point de visage, ni même de nom susceptible d’évoquer une figure humaine. On ne peut non plus le contempler, suivre ses gestes, on ne peut en aucun cas se mettre en face de l’Esprit Saint, comme on se mettrait en face du tabernacle où se trouve la présence du Christ dans la Sainte réserve des hosties consacrées lors d’une messe.
Nous n’avons aucune réelle représentation ni matériel en pierre ou en bois, pas même une peinture qui serait susceptible de nous en donner ne fût-ce qu’un bref aperçu ;
Seule la peinture de la Trinité du peintre Roublev nous inspire dans une métaphore purement personnelle, mais qui justifie pleinement cette idéologie que n’ayant ni début ni fin, les trois personnages sont pratiquement identiques, de même jeunesse.
Ce sont leurs postures et leurs emplacements qui laissent à chacun de nous le libre arbitre de définir selon son approche ou son appréciation qui est qui, en vue d’une analyse qui s’appuie uniquement sur notre foi personnelle, par rapport avec nos propres affinités.

C’est encore le Christ qui nous signifie de façon allégorique ce que nous pouvons retenir de L’Esprit Saint, dans sa position Trinitaire, dans sa fonction et sa présence en nous. Au même titre que le Père et le Fils. Retenons les paroles du Christ qui en s’adressant à ses apôtres, leur signifie que la connaissance qu’ils ont de l’Esprit Saint, est due au fait qu’Il demeure en eux.
Il n’est donc pas facile de parler en quelques termes que ce soit de l’Esprit de Dieu. Jésus nous en parle en ces termes : « Il souffle ou il veut, tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. » (Jn 3,8).
Ce qui nous laisse à penser que personne ne peut s’approprier l’Esprit Saint, mais que si Jésus nous a fait ce don en lieu et place de sa personne physique, lors de son ascension auprès du Père, l’Esprit Saint reste libre de sa présence en nous, pour que son action salvatrice nous conduise sur les chemins de l’éternité.
Disons , pour plus d’exactitude, qu’il nous appartient de le désirer, de lui ouvrir notre cœur, et de lui faire en nous la place qui lui convient afin qu’il y déploie toute la force de sa personne pour nous guider avec prudence et sagesse.
Nul, donc, ne peut expliquer l’Esprit Saint de Dieu par des exposés trop dogmatiques. 

Pour connaître l’Esprit Saint, c’est d’abord avec audace qu’il faut l’aborder et l’accueillir, éprouver son action, se laisser envahir par son influence qui œuvre en nous, se rendre docile à ses élans, ses impulsions.En un mot l’œuvre créatrice que Dieu a mise en nous pour nous faire découvrir avec le temps qui ne sera pas le même pour chacun d’entre-nous, qui est « Je Suis Celui Qui Est », révélation faite à Moïse lors de son apparition au buisson ardent sur la montagne sainte.
De fait, aussi bien le Christ que l’Esprit Saint ont ce rôle de nous amener à découvrir de façon explicite qui se situe dernière cette révélation énigmatique révélant son identité et sa fonction de celui qui se dénomme comme étant « Je Suis Celui Qui Est ».
C’est par l’action mystérieuse de le vouloir toujours plus consciemment à la source de notre vie et par la conduite intérieure de notre âme en fonction de l’ampleur de notre foi que nous pourrons comprendre ce mystère auquel nous sommes confrontés, qui ne peut s’expliquer, mais qui de facto régie par sa seule puissance l’univers matériel comme immatériel., que nous appelons DIEU, ne sachant quel autre nom lui donner, mais que Jésus nous enseigna de l’appeler PÈRE., nous plaçant ainsi dans une configuration unique vis-à-vis de tout le genre humain. 

L’église nous enseigne au travers des écritures saintes, que l’Esprit Saint se démontre à notre connaissance sous des aspects distincts et tous différents l’un de l’autre ; il s’agit de l’Eau, de la Colombe, du Feu et de l’Huile Sainte.
La structuration dans les écritures de ces éléments, leurs fonctionnalités ont une place démonstratrice explicite du rôle qu’a joué l’Esprit Saint dans l’histoire du salut quand bien même cela apparaît de façon disparate et aux endroits les plus inattendus. Ainsi dirons-nous en à décider le Père céleste dans sa prodigalité.
Nous pouvons donc dire, à la vue de ces éléments, que l’expérience de l’esprit Saint, chaque croyant l’a faite même si consciemment ou inconsciemment sans pour autant avoir un mot spécifique pour le dire ou l’expliquer. L’image du vent ou du souffle est l’image de base puisque le mot même que nous traduisons pour signifier l’Esprit, signifie le Souffle.
Ainsi, nous voyons que le vent par son souffle disperse ou chasse les nuages, qu’il soulève la poussière du sol, qu’il transporte par sa puissance les graines au loin pour qu’elles poussent sur un sol neuf ; qu’il module par son action les effets du sable dans le désert. 

Ainsi en est-il dans notre corps où le souffle (Ruah en Hébreu, qui exprime l’haleine de vie) apporte non seulement la vie même, mais aussi l’oxygène à notre corps, afin de le mettre en mouvement, car il est circulation, vie, s’opposant radicalement à ce qui est inerte. Du fait de sa vocation, il nous construit, nous pousse et nous guide de l’intérieur, afin que grandisse et s’affermisse notre foi.
L’évangile de Saint Jean nous parle de l’Esprit Saint par l’image d’une colombe. (Jn 1,32-34). St Marc aussi nous le rappelle (Mc 1,9-11) Cette représentation tient une place privilégiée dans le baptême de Jésus par St Jean dans le Jourdain, elle nous renvoie aussi à l’épisode de Noé, (Gn 8,6-22) lorsqu’elle revient à l’arche avec un brin d’olivier.
Nous la retrouvons aussi dans le « cantique des cantiques » (Cant-Cant 2-14) notifiant par ces diverses interprétations qu’elle est le symbole signifiant par excellence de la préfiguration, de la volonté, de la beauté et du désir d’amour de celui qui a voulu qu’un jour nous soyons. 

De fait, la colombe a gardé à travers les âges, le signe de la beauté, de la pureté, mais aussi de la fragilité.
Dans l’Ancien Testament (Ez 47,1-12) l’image de l’eau est aussi utilisée comme synonyme de croissance et de fertilité, qui fait renaitre à la vie tout ce qu’elle rencontre qui semble desséché, voire mort, afin de comprendre St Jean lorsqu’il nous parle de l’eau qui coula de la plaie du Christ lors de son agonie sur la croix. (Jn 19,34).
L’eau qui nous a définitivement purifiés, comme le spécifie Ézéchiel (36,24628 « je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifié…). Une autre belle image de l’eau et de sa capacité à faire renaitre la vie partout là où elle passe se trouve dans le livre des prophètes (Ez 47,1-12). Dans ce poème, la prophétie nous parle d’une eau qui assainit, purifie, sanctifie, par sa présence en tous les lieux où elle passe, car faune et flore abonderont, et même la mer morte en sera assainie.
Mais surtout n’oublions pas le passage de l’évangile de St Jean (Jn 4,5-14) qui nous relate le dialogue de Jésus et de la samaritaine au puits de Jacob. L’eau que nous donne le Christ, qui en nous devient source jaillissante de vie éternelle.
Mais il y a aussi l’interprétation du Baptiste qui annonce la venue de l’Esprit Saint comme un feu ! Il se manifeste sous cette forme en plusieurs cas : lors de la conclusion de l’alliance avec Abraham (Gn 15,17) dans le buisson ardent (Ex3,2) au Sinaï lors du don de la Loi par Dieu lui-Même (Det 4,33) dans la colonne de feu qui guide les hébreux dans la nuit au désert (Nb 14,14) et en dernier sur les apôtres à la Pentecôte. 

Jésus indique aussi qu’il est venu pour allumer un feu sur terre et qu’il est impatient de le voir allumé (Lc12,49) Le feu ne s’est-il pas réparti en langue pour que les apôtres à la Pentecôte proclament les merveilles de Dieu ! Sous l'effet de cette manifestation visuelle entr’autres, pour que certains puissent en la voyant croire à son action, qui détermina leur vocation et leur hardiesse afin d’annoncer aux peuples aussi bien Hébreu que Gentils la bonne nouvelle.
Jésus transmet l’Esprit dans son dernier soupir ! Il souffle sur ses apôtres pour leur donner pouvoir sur les péchés ! La Pentecôte débute par le bruit semblable à un grand vent ! Au mont Horeb le prophète nous avise du passage du Seigneur dans le bruissement d’une brise légère, et nous-mêmes n’apprécions-nous pas, lors d’une grande chaleur, qu’une brise légère nous rafraichisse ! ?
Ainsi œuvre l’Esprit Saint de Dieu en chacun de nous, par des démonstrations à peine perceptibles mais ô combien bénéfiques et salutaires. Ils nous appartient donc d’être sensible à son écoute afin d’entendre ses paroles, et d’être docile à mettre en pratique son action. 

Chacun de nous, lors de notre baptême avons reçu L’Esprit Saint sous la forme de l’huile sainte, le « Saint Chrême ». Signe de notre liturgie qui consiste à recevoir le Saint -Esprit par l’onction de la promesse qui marque tous chrétiens (Eph 1,13), et comme il le fut notamment sur le roi David (Samuel 1,16) « J’ai choisi David mon serviteur et je l’ai sacré avec mon huile sainte. »
Et c’est ainsi, nous affirme St Paul (Rm 8,26) que l’Esprit Saint intercède pour nous devant la face de Dieu.
Marqué ainsi par ce signe, de notre appartenance à Dieu notre Père, L’esprit -Saint, que le Christ appela aussi sous le nom de ‘’Paraclet , agit en nous et nous fait découvrir par l’approfondissement de notre foi, ce qui encore ne nous avait pas été révélé.
Voici quelques références, à revoir sur vos bibles : Le vent, le souffle : Gn 1,2 ; 2,7 ; 3,8 ; Rois 19-11,12 ; Is 30-27,33 ; Sg 15-7,13 ; Cor 15-35,53 ;
La source, l’eau : 1Rois 18 -41,46 ; Is 44-1,5 ; Jer 2,13 ; Ez 47-1,12 ; Joël 4,18 ; Jn 4-7,42 ; 7-37,39 ; 19,14 ; Apo 22-1,21 ; La colombe : Gn 8-6,22 ;
Cant /cant 8,6 ; Lc 12,49 ; 24-13,35 ; Le Feu : Ex 3,2 ; 13,21b ; L’huile, le St Chrême : 1 Sam 10-1,7 ; Ps 45-8,133 ; Zac 4-1,14 ; Mc 6,13 ; Jc 5,14  

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